Nouveau départ

Nouveau départ

Aaaah, qu’est ce que j’ai rêvé de pouvoir écrire à nouveau sur ce blog qui prenait un peu la poussière ! Ca y est, je suis enfin de retour dans mon pays de cœur après 2 longues années d’attente, et après un peu plus de deux semaines sur place, j’ai déjà pu retrouver un peu mes marques, et qu’est ce que ça fait du bien ! Beaucoup de choses ont changé dans ma vie depuis mon départ de Kyoto en 2020, et mes attentes concernant le Japon également. Dans ce premier article sur mon aventure 2.0, je vais essayer de vous présenter un peu les grandes lignes de mon voyage : Objectifs, contexte, historique, vous saurez tout (ou presque) sur le pourquoi de ma quatrième venue ici !

Historique

Pour ceux qui me suivent sur les réseaux ou bien dans la « vraie vie », vous le savez déjà : j’ai toujours aimé le Japon, et depuis mon premier voyage en 2017 ici, je n’ai pas cessé de vouloir y retourner. J’y ai travaillé en 2017, je l’ai visité en 2019, j’y ai étudié en 2020, et aujourd’hui en 2022 j’y suis de retour pour continuer, en partie, ce que je n’ai pas pu finir lorsque la COVID m’a forcé à rentrer en 2020, c’est à dire étudier le japonais de manière à pouvoir me débrouiller convenablement au quotidien.

Vous pouvez retrouver l’article concernant mes objectifs ci-dessous

Mes objectifs pour 2020

Vivre au Japon, c’est un peu un nouveau départ pour moi, même si ce n’est que pour 1 an. Et pour moi, qui dit nouveau départ dit nouveaux objectifs à atteindre, car non je ne vais pas vivre 1 an de vacances au Soleil à siroter du Saké tous les soirs! Ces objectifs, c’est un…

Il y a cependant beaucoup de différences entre mon voyage aujourd’hui, et celui que j’ai pu vivre il y a 2 ans. Je vais donc tout d’abord vous présenter le contexte très particulier dans lequel j’ai eu la chance de pouvoir émigrer au Japon, car franchement, c’était loin d’être une partie de plaisir…

Contexte

C’est toujours bien d’avoir un peu de contexte quand on raconte une histoire n’est-ce pas ? Laissez-moi donc vous narrer l’histoire d’un pays qui affirmait aimer les étrangers, mais qui faisait tout pour que ces derniers ne rentrent pas chez lui …

(C’est un peu long, n’hésitez pas à passer à la section suivante si la petite histoire ne vous intéresse pas !)

Nous sommes en plein milieu de l’année 2020, la pandémie mondiale fait craindre tous les pays d’une crise économique majeure. A ce moment, pas de vaccins, pas assez de connaissance du virus, et tout le monde craint d’attraper le maudit coronavirus. Les pays les moins touchés, dont le Japon, ferment rapidement leurs frontières afin d’éviter de ramener de nouveaux cas dans leurs terres, et sont rapidement suivis par globalement tous les pays du monde.

Quelques mois plus tard, plusieurs vaccins sortent des laboratoires et se montrent plutôt efficaces pour contrer les formes graves du virus. On a découvert entre temps que le virus mutait en divers variants, dont les berceaux se trouveraient en Inde, Brésil, Chine … Ces variants n’ont cessé de bousculer encore et encore les décisions de fermer les frontières des pays, mais le Japon reste, quant à lui, ferme sur sa décision d’isoler le pays.

En 2021, les vaccins ont permis de limiter la casse partout dans le monde contre le variant Delta, qui est le variant dominant de cette année là. Partout autour du globe, les pays rouvrent leurs frontières, à quelques exceptions près, dont notre bien aimé Japon. « La vaccination n’est pas suffisamment avancée au sein du pays pour permettre de protéger les japonais contre le virus ». C’est vrai qu’il est difficile de contenir la pandémie sur son sol, mais pour une île comme le Japon, une fois la circulation du virus sous « contrôle » grâce au vaccins, il suffit d’empêcher l’entrée de nouvelles souches depuis l’extérieur.

Néanmoins, mettant en avant sa grande ouverture au monde, il autorise ses citoyens japonais à partir à l’étranger, pour du tourisme, des études ou du travail, et à revenir quand ils le souhaitent. Cependant, toujours impossible pour les étrangers de rentrer au Japon … Bizarre … Les japonais sont-ils immunisés contre le virus ? Est-ce qu’un passeport garantit qu’on ne sera pas touché par la covid ? Tant de questions insolentes que les étudiants et familles séparées se posent en voyant les actualités sur internet. Certains attendent depuis plus d’un an déjà, ont quitté leur travail et ont investi toutes leurs économies dans leur projet.

Coup de théâtre ! Début Novembre 2021, le Japon rouvre officiellement ses frontières aux étudiants internationaux ! C’est l’euphorie, les plus de 100 000 étudiants qui attendaient ce jour avec impatience expriment leur joie sur les réseaux, mais une fois la célébration terminée, il a fallu s’atteler aux lourdes démarches administratives pour accéder à l’archipel. Ces démarches prennent du temps, beaucoup de temps, et à la surprise générale, un nouvel invité fait son entrée sur le ring : le variant Omicron.

Plus contagieux, résistant aux vaccins, il n’en fallait pas plus au Japon pour fermer à nouveau les frontières, après seulement 3 semaines d’ouverture. Un goût amer restait dans la bouche des ex-futurs étudiants et des familles, car tout le monde le savait : le pays n’allait pas rouvrir avant un moment.

Scrutant tous les jours les actualités, l’espoir, déjà bien affaibli, semblait mourir à petit feu, au fur et à mesure que le pays se terrait dans le silence médiatique. Quelques petites allocutions sans impact concret, histoire de donner à manger aux quasiment 150 000 étrangers attendant leur moment de gloire. C’était retour à la case déprime. Le pays n’a eu de cesse de donner des moments de faux-espoirs de Décembre 2021 à Février 2022. Trois longs mois à attendre, mais qui finalement ont abouti sur une vraie bonne nouvelle : La (vraie) réouverture des frontières début Mars 2022.

Cette fois c’est la bonne ! Pas de nouveau variant à l’horizon, la vaccination a bien avancé, la démarche à suivre est relativement claire, quoique fastidieuse. Le pays a, à ce jour, toujours ses frontières ouvertes aux étudiants, hommes et femmes d’affaires, et conjoints de japonais(e)s. Cependant, le tourisme est toujours prohibé jusqu’à nouvel ordre, même s’il est probable qu’il reprenne d’ici l’été 2022.

C’est donc dans ce contexte que je suis arrivé au Japon ce Jeudi 7 Avril 2022, épuisé psychologiquement de cet ascenseur émotionnel, mais heureux de pouvoir enfin tourner cette page d’un chapitre beaucoup trop long à mon goût …

Objectifs

Parlons maintenant de mes objectifs personnels. L’objectif principal de ma venue ici peut se résumer en quelques mots : préparer ma nouvelle vie au Japon. En effet, j’ai l’intention de rester ici pour un petit moment, c’est-à-dire au moins quelques années, si ce n’est pour toute la vie en fonction de comment je m’adapte à la vie japonaise et comment je m’y intègre.

En décomposant les éléments de mon but final, on obtient cela :

  • Atteindre un niveau de japonais conversationnel : Pour ce faire, j’ai intégré la TCJ Japanese Language School de Tokyo (Website ici) pour au moins 1 année, ce qui devrait me permettre d’atteindre, je l’espère, le niveau JLPT N2 tant prisé par les recruteurs
  • Trouver une source de revenus stable après mes études de japonais : Forcément, je ne vais pas rester au chômage toute ma vie…
  • Développer un réseau personnel et professionnel

Pour faire simple, je veux savoir parler, écrire, travailler et me sociabiliser au Japon. La base de toute vie en société quand on y réfléchit.

Une fois que je serai bien installé ici, il faudra passer la vitesse supérieure afin d’atteindre mon but ultime : ouvrir un bar au Japon. Si vous me suivez déjà sur les réseaux, vous avez peut-être déjà regardé ma vidéo sur le sujet. Je la remets ici, juste au cas où (n’hésitez pas à vous abonner au passage, ça me ferait très plaisir !)

Obtenir la résidence permanente, trouver des financements, monter mon entreprise… Il y a du boulot, mais je vais tout faire pour y arriver !

J’ai aussi d’autres objectifs secondaires, comme par exemple mieux manger ou faire du sport, et également des « challenges » que j’aimerais réaliser, mais je vous en parlerai en temps voulu !

Enfin, dernier but et pas des moindres, j’aimerais être plus proactif sur les réseaux sociaux afin de vous faire partager un maximum mon quotidien au Japon. Cela va passer par des vidéos YouTube, des articles sur ce blog, et des lives sur Twitch et Instagram. Pour l’instant ce n’est pas ma priorité, car je me focalise sur mon emménagement et sur la recherche d’un équilibre dans mon quotidien. En attendant, si vous voulez ne rien rater, vous pouvez vous abonner sur les différentes plateformes :

Comment ça se passe depuis mon arrivée ?

Nous sommes arrivés il y a un peu plus de 2 semaines maintenant, et les habitudes commencent à s’installer même si personnellement je n’ai pas encore vraiment retrouvé tous mes repères.

J’ai beaucoup souffert du jetlag les 8-9 premiers jours, me couchant à 19h et me réveillant à 5 heures du matin, avec la sensation de littéralement subir le décalage horaire à coups de marteau dans le crâne. Heureusement, maintenant ça va mieux !

Le mois d’Avril est la meilleure période pour profiter du Japon, car les températures y sont les plus agréables, et les cerisiers en fleurs sont magnifiques. Bien que j’ai eu droit aux cerisiers en fleur, la météo est beaucoup plus capricieuse que prévu, oscillant entre soleil cuisant à plus de 25°C, et jours de pluie à 10°C d’un jour à l’autre. J’espère que la météo va s’améliorer avant la saison des pluies début Juin, où il sera difficile de sortir jusqu’à la fin de l’été.

J’ai également opté pour une chambre en Share house : une grande colocation de 19 personnes, ce qui bouscule énormément mes habitudes, d’autant plus que je partage ma chambre avec un japonais. Pour le moment, la cohabitation se passe très bien avec tout le monde, bien que parfois j’ai le sentiment de manquer un peu d’intimité. Avoir à parler anglais et japonais en permanence est un exercice vraiment compliqué pour moi, mais ça fait partie du programme « intensif » d’apprentissage de la langue et je sens qu’il porte déjà un peu ses fruits !

Lors de notre premier évènement de coloc, nous avons fait des Takoyaki : sortes de choux avec du poulpe et plein d’autres aliments !

Les cours quant à eux sont un peu particuliers, car beaucoup d’élèves n’ont pas encore eu la possibilité de venir au Japon. De ce fait, les cours se déroulent en présentiel, mais les professeurs ont un ordinateur avec les différents élèves en ligne, qui leur permet malgré tout de participer au cours. A vrai dire, c’est vraiment pas terrible, car les problèmes techniques font perdre beaucoup de temps, et rendent le cours très ennuyeux par manque de rythme.

En parlant des cours, j’ai un peu du mal à trouver ma place pour le moment, car j’ai la sensation d’avoir un niveau un peu plus élevé que le niveau de la classe. Les cours en eux-mêmes sont intéressants lorsque j’y apprends de nouvelles choses, mais je me sens un peu frustré parfois de devoir « attendre » après les autres (ce qui est normal) sur des notions que je connais déjà.

Après discussion avec ma professeure principale, il paraît que le niveau au-dessus est beaucoup plus difficile, et elle comme moi ne pensons pas que j’aie le niveau pour cela. Je me retrouve donc entre deux niveaux, et je n’aurai pas le choix que de continuer comme ça pour la suite jusqu’à ce que le cours me rattrape.

Conclusion

Pour conclure, je dirai que le déménagement au Japon s’est déroulé sans encombres jusqu’ici, et que la vie à la japonaise me correspond définitivement, tant je me sens bien ici. J’ai beaucoup d’espoir quant au déroulement de cette année, et je suis persuadé que j’emprunte le bon chemin pour atteindre mes objectifs, et c’est un sentiment rare mais très agréable !

Merci d’avoir pris le temps de lire cet article, et rendez-vous au prochain article, ou bien sur les réseaux, pour suivre le déroulement de l’aventure !

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Ça fait 1 an… Je deviens quoi ?

Ça fait 1 an… Je deviens quoi ?

Eh oui, le 29 Décembre 2020 marque le premier anniversaire de mon départ au Japon, aventure supposée durer jusqu’à cet anniversaire précisément, mais écourtée en Avril 2020 par le coronavirus. Cette année, très particulière pour tous, encore plus pour moi, restera sûrement gravée dans ma mémoire pour de nombreuses raisons. Parfois bonnes, surtout mauvaises, mais toujours constructives, elles attisent encore plus mon appétit pour ce défi dont j’ai été privé de réussite. Mais alors… qu’est ce que j’ai fait depuis mon retour en France ?

Fin du Printemps et début de l’été

La belle vie

Dès mon retour en France fin Avril 2020, j’ai enfin pu retrouver ma famille et mon confort de vie à la française : La maison des parents et leur jardin, la cuisine française, l’espace dans les lieux publics et magasins, mais aussi le confort de comprendre et se faire comprendre par tout le monde… Je suis rentré à la fin du premier confinement, faisant la surprise à mes parents qui n’étaient pas au courant avant de me voir débarquer devant leur porte !

Je me rappelle que cette période était plutôt chouette de mon point de vue : je n’avais pas vécu le confinement et il faisait beau. Je me remettais tranquillement des émotions liées au voyage retour et au décalage horaire. De plus, la merveilleuse avancée sociale qu’est l’indemnisation chômage m’a permis de ne pas trop pâtir financièrement de mon inactivité professionnelle durant les 5 mois au Japon, mais aussi jusqu’à mon retour dans la vie active (j’y reviendrai plus tard). J’ai pu revoir mes amis, ma famille, retrouver quelques habitudes qui me manquaient, comme jouer au basket ou boire des bières au MacEwan’s (les vrais savent).

Jusqu’à la mi-juillet, je ne m’inquiétais pas vraiment de ce qui se passait réellement dans ma vie à ce moment là. J’étais juste content d’être parvenu à rentrer malgré les conditions sanitaires, mais plus le temps passait, et plus le goût d’inachevé grandissait dans mon esprit…

Coucher de Soleil à Merlimont

Recherche d’emploi

C’est logique, mais maintenant que je suis rentré en France et remis de mes émotions, il faut revenir à la dure réalité et trouver un emploi, un qui correspond plus à mes études que celui de Room Cleaner… Et avec les conditions économiques et sanitaires désastreuses, ça n’allait pas être simple.

De base, je m’étais fixé arbitrairement un délai à partir duquel je souhaitais commencer mes recherches sérieuses d’emploi : fin Juillet, soit 3 mois après mon retour. Ce choix était basé sur le fait qu’il me paraissait presque inutile de chercher en pleine période de congés estivaux ; je n’aurais pas eu d’offres et encore moins de réponses.

J’ai donc tout d’abord commencé à chercher un poste qualifié proche de Lille, puis devant le peu d’offres intéressantes j’ai agrandi à tous les Hauts-de-France, puis après je me suis dit « Pourquoi pas essayer Paris », puis d’autres grandes villes… Bref, j’ai fini par chercher dans toute la France et même à l’étranger. Rien à faire, les entreprises aiment les jeunes, mais les aiment surtout avec au moins 5 ans d’expérience et sans grandes prétentions salariales.

Pour être franc, j’ai beaucoup, beaucoup, beauuuucoup ragé sur les conditions de recrutement des entreprises. Pas parce que je ne les comprends pas, il est normal de vouloir recruter une personne un minimum compétente pour un poste à responsabilités, mais surtout parce qu’il me paraît quasi impossible de bâtir cette première expérience sans se brader, ou à l’inverse sans réussir à entuber son employeur sur ses propres compétences. Bref, je ne vais pas m’étaler sur le sujet car je pourrais en parler des heures !

Sur une centaine d’offres auxquelles j’ai postulé, j’ai eu 1 réponse pour un entretien dans une entreprise pharmaceutique près de Béziers. Outre le fait que l’usine se situait dans un trou paumé, à 3 heures de route aller simple, le poste était assez obscur, et l’entretien m’a confirmé que ce n’était pas fait pour moi. De toute façon, ils ne m’ont jamais rappelé, une bonne chose pour tout le monde.

Mais c’est quand je commençais à désespérer que la chance me sourit. L’entreprise dans laquelle j’avais effectué mon contrat de professionnalisation voyait un de leurs séniors partir à la retraite début Septembre. C’était maintenant ou jamais. Ils me connaissaient, je les connaissais, le secteur d’activité est assez particulier (textile de filtration industrielle) donc difficile de trouver des candidats, bref je partais clairement avec quelques longueurs d’avance et ça n’a pas manqué. Après 2 coups de fil et un entretien, en moins de 3 jours de procédures, j’avais enfin trouvé un CDI, début le 7 Septembre 2020 !

Été et Automne

Avant l’effort, le réconfort !

Bon, c’est pas vraiment ça le dicton, mais sous cette forme ça résume assez bien la fin de l’été avant de commencer le travail. Pour le contexte à cette période, le virus reculait et tout le monde se relâchait.

J’étais un peu concentré sur celle-là :c

Tout d’abord, début Juillet j’ai pu revoir la majeure partie de mes amis au cours d’une soirée mémorable. Tout le monde a pu se retrouver après l’orage causé par le premier confinement, et même si ce n’était pas raisonnable, le mal était fait, et il a procuré bien plus de bien que de mauvais à tout le monde.

Avec moi, l’été rime avec le sport, et notamment le basketball. Avec le brochacho Hadrien, le chemin vers la NBA semble de plus en plus à portée de main. À côté, j’ai repris les entrainements de Volleyball loisir deux fois par semaine.

Paradoxalement, cette année a été celle ou j’ai le plus voyagé jusqu’à maintenant. Avec notre groupe d’amis nous sommes partis en Pologne début Août pendant une semaine, en profitant pour boire visiter Poznań et Kościan et simplement profiter de la légère ‘trève’ du virus durant l’été. C’était un super moment, et surtout la première fois que je partais à l’étranger avec un groupe d’amis.

Me and the boys

Plus tard en Août, je suis parti avec mon brochacho Arnaud dans un voyage au but complètement différent de l’aventure polonaise. Nous nous sommes posés sur l’île espagnole de Majorque pendant une semaine, pour se ressourcer au Soleil et les pieds dans l’eau. Au programme, bronzette, mojitos et piscine, et qu’est ce que ça a fait du bien !

Fin de journée sur l’île de Majorque

Sans transition, dès la semaine suivante, j’ai entamé ma nouvelle fonction, la tête pleine de souvenirs et la peau teintée par le Soleil des îles Baléares.

Automne et Hiver

Nouveau départ, nouveaux défis

N’étant pas du genre à me contenter de ce que j’ai à l’instant présent, j’ai décidé de m’investir dans la musique et de reprendre les cours de solfège, ainsi que de débuter le piano en école. Pas de chance, a peine ai-je eu le temps de faire 1 cours de chaque que le second confinement coupa court à mes attentes. Idem pour les entrainements de Volleyball (encore… ça fait beaucoup là non ?).

En gros, il ne me reste plus qu’à trouver de quoi m’occuper chez moi et seul. Ça tombe bien, j’ai appris à étudier le japonais cette année, et je n’ai toujours pas perdu goût à la langue. En accord avec ma courbe de progression, mon objectif est de passer le JLPT N3 courant 2021, j’ai donc environ 8 mois pour potasser les listes de vocabulaires et caractères à apprendre par cœur, et je suis bien motivé à atteindre cet objectif !

Entre temps, j’envisage également d’apprendre quelques nouveaux trucs, pas forcément utiles, mais pour ma culture personnelle. J’ai envie entre autres d’apprendre les alphabets Coréen, Arabe et Cyrillique, j’ai aussi appris les bases du code HTML et CSS (créer des pages internet, pour les moins connaisseurs).

En dehors de tout ça, au vu du rythme de vie que nous impose le virus, peu de choses croustillantes se sont produites dans ma vie entre la fin de l’été et l’arrivée de l’hiver. En gros, c’était métro-boulot-dodo jusqu’aux fêtes de fin d’année. Le retour des beaux jours se fait grandement attendre, et avec lui une possible solution contre le coronavirus serait la bienvenue, le temps est long…

Conclusion

Cette année, riche en émotions et en rebondissements, n’aura pas été de tout repos pour moi. A de nombreuses reprises, j’ai dû revoir mes plans, me remettre en question et avancer coûte que coûte vers mon objectif final, qui n’a quant à lui pas changé. Cette année m’aura tout de même offert de beaux souvenirs, et enseigné patience et art de l’improvisation… Mais ce sont les seules choses à peu près positives à en tirer…

Rétrospective 2023

Et une année de plus qui se termine. Les fêtes de fin d’année, les sourires, mais aussi les gens qui vous manquent. C’est aussi ça la vie d’expatrié à l’autre bout du globe ! Pendant que la plupart célèbre en famille et entre amis, je vais en profiter pour vous faire un point sur mon…

C’EST FAIT !!!

Cela fait des mois, si ce n’est des années, que j’attendais de pouvoir écrire cet article. Vous me pardonnerez une nouvelle fois la longue période sans nouvelles, mais cette fois-ci, j’ai de bonnes excuses ! C’est quoi ce titre d’article Flo??? « C’est fait !!! », eh oui, je suis enfin en mesure de vous partager le…

Les news du Printemps 2023

Quasiment 4 mois sans nouvelles, je sais, je vous ai manqué n’est-ce-pas ? Ecrire ici me manquait aussi, et n’ayant pas beaucoup donné de nouvelles à beaucoup d’entre vous, je me suis dit qu’il était temps de vous tenir informés de ma situation et de ce qui s’est passé depuis le début de l’année pour…

Fin de l’aventure.

Fin de l’aventure.

Vous avez bien lu le titre. Je suis au regret de vous annoncer que mon aventure au Japon touche prématurément à sa fin. A l’heure où vous lisez ces lignes, je suis déjà rentré en France, et j’en profite donc pour vous expliquer les raisons, pas forcément évidentes, mais reliées entre elles par un facteur commun (coucou Covid-19), qui m’ont poussé à abandonner mon année de césure.

Coronavirus

La situation au Japon

Sans grande surprise, le Coronavirus est la cause majeure, mais pas unique, de mon départ anticipé. Je ne vous l’apprends pas, le Covid-19, fléau sanitaire de 2020, secoue tous les pays du monde entier sans exception depuis plus de 3 mois. Je me dois de vous expliquer l’historique de la situation du virus au Japon.

De retour en fin Janvier/début Février, au Japon comme partout ailleurs dans le monde, on craignait l’arrivée du virus tout droit venu de Chine dans le pays, mais à ce moment, très peu de cas étaient recensés ailleurs que dans cet épicentre. La vie continuait tranquillement son cours, un œil rivé sur cette belle année 2020 devant accueillir les JO de Tokyo, l’autre scrutant les cas de coronavirus en Chine.

Petit à petit, le virus faisait de plus entendre parler de lui partout dans le monde, et en dehors du drame du navire de croisière Diamond Princess amarré à Yokohama (proche de Tokyo), le Japon ne souffrait étonnement pas plus que ça de l’épidémie. Après tout, les japonais sont un peuple propre, naturellement distant socialement des uns des autres disait-on. De mon côté, à ce moment, je terminais tranquillement mon trimestre de cours de Japonais à l’école, qui elle n’avait pas été concernée par la fermeture des établissements scolaires décrétée par le gouvernement Japonais. Cependant, on prenait notre température à l’entrée dans l’école tous les jours, et nous donnait du gel hydroalcoolique. Bref, les précautions étaient de mise, et c’était rassurant. En parallèle, la crise éclatait en France et en Europe.

Nous voilà à la moitié du mois de Mars, la pandémie a poussé de nombreux pays européens à confiner leurs populations pour éviter la propagation du virus. Le Japon, toujours miraculeusement rescapé de ce drame, voyait arriver les grandes vacances scolaires et la saison des cerisiers en fleurs, avec ses traditionnels pique-niques sous les cerisiers et autres Nomikai (飲み会), ces « réunions pour boire » typiquement japonaises. Malgré les avertissements et conseils du gouvernement d’éviter de sortir au maximum, relativement peu de gens restaient chez eux, la plupart continuant de se rendre au travail en utilisant bien souvent les transports bondés, ou bien simplement sortant pour profiter des températures en hausse et des paysages colorés de rose.

La période de Hanami (花見), et ses milliers de japonais pique-niquant sous les cerisiers en fleurs.

Malgré tout ça, le nombre de cas restait relativement bas jusqu’à un certain évènement qui marqua un étrange tournant dans l’évolution du virus ici : le report des Jeux Olympiques de Tokyo, annoncés le 24 Mars 2020. Depuis cette date, le nombre de cas au Japon ne cesse d’augmenter, principalement à Tokyo, mais également sur l’île d’Hokkaido et dans la région d’Osaka/Kyoto. Le 7 Avril 2020, un état d’urgence est décrété dans les 7 régions du Japon les plus touchées, se traduisant par « un confinement non imposé, mais très fortement recommandé ».

C’est à partir de ce moment que j’ai réellement commencé à m’inquiéter pour le pays et pour l’avenir de mon année.

De mon point de vue, le gouvernement japonais s’y prend très mal, enchaînant les non-sens et les annonces ridicules. Pour en citer quelques-uns :

  • L’étrange bond du nombre de cas depuis l’annonce du report des JO, laissant penser que le Japon a potentiellement cherché à dissimuler le nombre de cas pour éviter que les JO n’en soient impactés.
  • Tokyo était soumise à un confinement… uniquement le soir et le weekend, car c’est bien connu que le virus ne se promène que la nuit et en fin de semaine.
  • Le gouvernement propose de l’aide aux japonais qui n’ont plus la possibilité de travailler… en offrant 2 masques par famille et des coupons pour acheter du bœuf. (Ici le chômage partiel n’existe pas. Pas de travail = pas d’argent). Cependant, le pays a entre-temps annoncé qu’une somme de 100 000 yens (environ 850€) allait être décernée à chaque habitant du Japon.
Nombre de nouveaux cas quotidiens de Coronavirus au Japon.
Notez le réel début de la croissance de la courbe à partir du 24 Mars, date de report des JO.

Ce 17 Avril 2020, l’état d’urgence est étendu dans tout le pays, toujours avec un confinement « non imposé, mais très fortement conseillé ». Ici encore, j’ai personnellement l’impression que le pays cherche plus à éviter de perdre trop d’argent en mettant le pays à l’arrêt, plutôt que d’essayer de limiter au maximum la propagation du virus.

Mais en quoi ai-je été impacté par le virus ?

Jusqu’à début Mars, mon quotidien n’était pas tant affecté que ça par le virus. J’ai réellement commencé à ressentir l’impact du virus au travail, car évoluant dans le milieu de l’hôtellerie, le nombre de réservation a drastiquement chuté, et par conséquent je ne pouvais plus travailler qu’un ou deux jours par semaine. Dans ces conditions, il était difficile de gagner assez d’argent pour tenir jusqu’à l’été.

Ensuite, le voyage avec mes bros de cet été. Le Japon étant frappé par la vague du virus bien plus tard que les autres pays du monde, j’ai la certitude que ce voyage n’aurait pas été possible, de par la fermeture des frontières, mais aussi des lieux publics. Même si il avait été possible pour eux de venir sur place, il n’y aurait rien eu à faire, d’autant plus que le gouvernement préconise une auto-quarantaine de 2 semaines à l’arrivée…

Enfin, l’école. Le trimestre suivant devait se faire en visioconférence pour éviter tout rassemblement à l’école. Pour moi, il est impossible de suivre un cours de langue étrangère depuis chez soi, car le gros avantage de l’école de langue est la possibilité d’échanger en permanence avec les autres élèves et les professeurs. En retirant cet avantage, pour moi, il n’y a plus aucun intérêt, travailler le japonais seul chez moi reviendrait quasiment au même.

Cherchant également à limiter la propagation du virus, je me suis confiné chez moi, ne sortant que pour faire les courses une à deux fois par semaine, et pour être honnête, c’est chiant à mourir !

J’entends déjà les gens me dire « Oui mais Flo, en France c’est pareil tu n’auras rien à faire de plus ». à ces gens j’aimerais leur rappeler que je vivais dans un 9 m², avec quasiment aucun élément confort, et qu’étant rentré chez mes parents, je ne paye plus de loyer ni de charges, j’ai beaucoup plus d’espace pour vivre avec un jardin, et surtout je suis auprès de ma famille (et de mes chats lol). Ajoutez à ça le remboursement partiel de mon trimestre scolaire annulé, ainsi que la facilité de vivre dans mon pays d’origine et vous aurez tous les éléments vous montrant qu’il y a un réel intérêt à revenir en France.

Comment ne pas avoir envie de le caresser à nouveau ? 😀

L’école de langue

J’aimerai également pour parler de mon ressenti sur l’école de langue et sur le cursus qu’on peut y suivre. Tout d’abord, je tiens à dire que l’école dans laquelle j’ai étudié 3 mois est une très bonne école, avec une bonne ambiance, des professeurs très appliqués et toujours à l’écoute, prêts à vous aider en cas de besoin. Pour celles et ceux intéressés, vous pourrez accéder au site de l’école en cliquant ici :

A la base, j’étais venu étudier 6 mois, au milieu d’élèves sensés effectuer le cursus complet qui, lui, dure 2 ans. Au bout de ces 2 ans, en partant du niveau grand débutant, il était garanti d’obtenir un niveau JLPT N2, et la faculté de pouvoir se débrouiller sans problème dans la vie de tous les jours au Japon, de trouver un travail stable parmi les japonais, ou bien même d’entrer dans une université ou un lycée professionnel sur place.

Même si j’ai énormément progressé en 3 mois de cours, je ne peux m’empêcher d’être frustré à l’idée de ne pas faire le cursus complet de 2 ans, car l’objectif final est de pouvoir parler couramment le japonais. J’aurais donc au mieux effectué 1/4 du cursus. De plus, je me suis rendu compte que je perdais rapidement en qualité de langage quand je n’avais pas cours (weekends/vacances scolaires).

Je me suis donc posé la question de l’utilité de ne faire que 6 mois, sachant que je n’aurais certainement pas trouvé de poste qui corresponde à mes exigences d’ici la fin de l’année (voir mon article précédent : Checkpoint) . Pour résumer, dans mon esprit, je savais que j’allais rentrer en France à la fin de mon année de PVT, et n’ayant fait que 6 mois d’école, j’aurais très vite perdu mon niveau une fois rentré. Néanmoins, j’aurais quand même continué les cours jusqu’à Juin si le Coronavirus n’avait pas rendu les choses plus compliquées.

Mais tout n’est pas noir dans cette histoire. Je suis enfin parvenu à briser la barrière qui m’empêchait de m’exprimer à l’oral en japonais, et j’ai acquis une méthode d’apprentissage bien plus rigoureuse, qui me permettra d’apprendre bien plus facilement quand j’étudierai en autodidacte. Car non, je n’ai pas abandonné l’idée d’apprendre la langue, bien au contraire !

Conclusion

Bien que cette aventure ait été écourtée, je pense sincèrement que rentrer en France est le meilleur choix possible face aux évènements auxquels nous faisons face. Je n’ai simplement pas eu de chance. Mais il faut savoir avancer et être capable de prendre des décisions, même si celles-ci impliquent de faire une croix sur un aussi gros projet qu’une année à l’étranger.

J’aurais très bien pu rester au Japon et continuer mon année, mais l’idée de rester enfermé chez moi, sans rien pouvoir faire, et ‘perdre’ de l’argent tous les mois sans pouvoir travailler… M’ont vite poussé à revoir mes plans pour cette année.

Quoi qu’il en soit, j’espère que le récit de mes aventures vous a plu, et vous a donné l’envie vous aussi d’entreprendre des projets qui vous tiennent à cœur. Si j’ai pu vous transmettre cette envie à travers mes articles, alors ma mission est réussie !

De mon côté, je vais chercher un travail qui corresponde à mes études et à mes exigences en France, pour commencer ma toute nouvelle carrière professionnelle, tout en continuant d’étudier le japonais à côté.

Ceci est le dernier article de ce blog. Merci de m’avoir suivi, et merci de vos commentaires et de vos retours attentionnés, et à bientôt autour d’un bon verre en France ! ❤

Checkpoint

Checkpoint

Bonjour la compagnie !

Je sais, ça fait 2 mois que je n’ai pas écrit sur ce blog. Je sais, je n’ai pas publié de vidéos de moi en train de jouer de superbes morceaux à la guitare. Ne vous en faîtes pas, je suis de retour (pas pour vous jouer un mauvais tour, mais plutôt) pour vous tenir informé de ce premier trimestre riche en évènements, et vous expliquer où j’en suis dans mes différents objectifs pour cette année, car il y a du changement ! Accrochez-vous, il y a de la lecture !

École, travail, vie de tous les jours

Tout d’abord une petite update concernant ma routine depuis le mois de février, date du dernier article en date !

  • École : Après ce premier trimestre de cours, j’ai finalement validé sans trop de problème les examens finaux, me permettant de passer au niveau supérieur ! La taux de réussite de la classe n’est pas si élevé que ça, environ 40% des élèves n’ont pas validé et doivent redoubler leur trimestre. Maintenant, place aux vacances !
Lors du dernier cours, notre professeur nous a donné à chacun une petite lettre personnalisée avec des conseils pour s’améliorer en japonais, et pour nous souhaiter bonne continuation !
  • Travail : J’ai donc commencé un petit job de room cleaner dans une chaîne d’hôtels type Airbnb début Février, me permettant de gagner un peu d’argent supplémentaire à côté des cours. Le travail n’est pas compliqué en lui-même, mais à cause des évènements liés au Coronavirus, les réservations ont été annulées pour 90% d’entre elles, conduisant à des périodes de creux, ou bien à des journées de travail ridicules à nettoyer des chambres déjà parfaitement propres… Le travail ne me correspond plus, d’autant que les managers mettent la pression pour des choses ridicules, ce qui me pousse à arrêter. Je dois encore y réfléchir !

  • Quotidien : Depuis plus de 2 semaines maintenant le Japon est en période de grandes vacances scolaires. Sensées durer 1 mois, elles représentent pour les japonais la période de tourisme la plus importante de l’année avec l’arrivée du printemps et des cerisiers en fleur. Les températures se sont nettement réchauffées, me permettant de vivre sans dépendre du chauffage, enfin !
Cerisiers en fleur, dans le quartier principal (Kawaramachi) de Kyoto

Point sur mes objectifs de 2020

Avant d’aller plus loin dans la lecture, je vous invite à lire l’article décrivant mes objectifs pour 2020 ci-dessous, si ce n’est pas déjà fait !

Je vais d’abord faire le point sur mes objectifs personnels car c’est ceux qui ont le plus été sollicités ces 3 derniers mois !

Acheter une guitare et apprendre un morceau toutes les deux semaines, que j’enregistrerai en vidéo et que je publierai sur ce blog via YouTube

Vous avez été nombreux à me le demander, mais je n’ai toujours pas publié de vidéo de guitare… Il y a plusieurs raisons à cela. La première, la plus importante, est que malgré tous mes efforts (car oui j’ai quand même essayé) je ne parviens pas à m’enregistrer avec un son correct, et pour moi il est impensable de publier un morceau de guitare aussi joli soit-il, si le son n’est pas agréable à entendre. Et pour parvenir à s’enregistrer avec un bon son, il faut du matériel… qui coûte cher, et qui est encombrant, bref peu adapté à ma situation. Il sera donc compliqué pour moi de publier du contenu relatif à la guitare cette année, pardonnez-moi !

La seconde raison, plus soumise à controverse, est que je n’ai pas eu le temps (ou le talent) de maîtriser à la perfection les différents morceaux que j’ai travaillé. Même si c’est facile de dire qu’on manque de temps, apprendre un morceau n’est pas si chronophage, mais le maîtriser demande énormément de temps et de patience, d’autant que les morceaux que j’ai choisi ne sont pas les plus simples.

A l’heure actuelle j’ai appris 3 morceaux, que vous pourrez trouver sur les vidéos YouTube ci-dessous !

Visiter des villes que je n’ai pas encore pu voir

Pour ce point, il est encore tôt pour dire si j’ai accompli mon objectif ! En dehors de Kyoto que j’avais déjà pu visiter l’an dernier, et qui est mon lieu de résidence pour ces 6 premiers mois, j’ai pu visiter Nara et son parc rempli de biches, ainsi que la ville de Uji, gros coup de cœur, grâce à son temple bouddhiste reconnu dans tout le pays. J’ai eu la chance de visiter Uji pendant la période des cerisiers en fleurs, m’offrant un superbe spectacle que les photos suivantes n’arriveront jamais à retranscrire complètement !

Cependant, avec le Coronavirus, je préfère éviter toute sortie non nécessaire, et par conséquent je suis en standby pour le moment. J’avoue qu’il est un peu dommage de rester enfermé par cette période de vacances… J’espère que cette crise sera passée d’ici l’été, car j’aimerai voyager hors de cette région de Kyoto, notamment visiter des villes comme Hakone, Beppu, Miyajima, Kobe, contours du lac Biwa, Sapporo et bien d’autres…

Voir mes bros cet été en Juillet pendant 2 semaines

Pour le moment, ce voyage est toujours d’actualité, bien que très bouleversé par les évènements liés au Covid-19. Pour être honnête, j’ai peu d’espoir quant au fait qu’il sera maintenu, au vu de la progression récente du virus au Japon.

Me faire des amis japonais

On rentre dans le vif du sujet avec un objectif qui me tenait à cœur avant de partir au Japon ! Se faire des vrais amis japonais est réputé pour être un véritable challenge, car les relations sociales ici ne sont pas du tout les mêmes que partout ailleurs dans le monde. Les raisons sont multiples : barrière de la langue, peur du choc culturel, normes sociales, mode de vie centré sur le travail (et donc peu de temps pour sortir)… Font que se faire de vrais amis nippons relève presque de la chance plus qu’autre chose.

Dans mon cas, je n’ai toujours pas réussi à me faire d’amis japonais car je n’ai tout simplement pas l’occasion d’en rencontrer dans le cadre des cours. J’ai bien sûr déjà échangé avec des natifs lors de soirées, mais de là à établir une relation amicale solide, j’en suis encore loin… Cependant, j’ai rencontré une japonaise avec qui je m’entends très bien, et qui me permet de pratiquer le japonais de manière quotidienne, ayant une influence notable sur mon niveau à l’oral !

Apprendre à cuisiner, parce que c’est utile je crois…

Sans conteste le point où j’y ai le plus consacré mon temps, plus par obligation que par choix : la cuisine !

Avant de partir au Japon, mes compétences culinaires se résumaient à faire cuire des cordons bleus et des pâtes, en agrémentant le tout de gruyère râpé pour donner l’illusion de maîtriser la réalisation du plat ! Sauf que, sans grande surprise, la plupart des plats tout préparé qu’on peut trouver en France n’existent pas au Japon !

Autre difficulté supplémentaire : l’absence de four à micro-onde dans mon appartement (et la durée de mon séjour dans cet appartement ne me motive pas à investir). Pour pimenter le tout, une seule plaque de cuisson m’oblige à maîtriser les temps de cuisson des différents éléments pour optimiser la préparation !

C’est dans ces conditions que j’ai appris à cuisiner des plats simples, mais un peu plus élaborés que ce que je pouvais faire en France. Mon plat de prédilection est sans conteste le Gyudon, viande de bœuf en lamelles marinées dans la sauce Soja et servie avec des oignons verts, du riz et un ou plusieurs œufs (poché, cru, en omelette…).

Gyudon préparé par mes soins 😀

Faire plus de sport (course, muscu…)

Lol.

Maintenant parlons de mes objectifs professionnels et de leur évolution depuis Janvier !

Comme dit dans mon dernier article, j’ai validé le JLPT N4 in extremis, et par conséquent je compte bûcher sur le niveau supérieur, à savoir le N3, d’ici la fin de l’année. J’ai la possibilité de le passer au Japon début Juillet, mais après réflexion, la situation actuelle ne me garantit pas que les épreuves seront maintenues, et de plus je n’ai aucun véritable intérêt à valider le N3 autre que pour mon intérêt personnel. Je préfère donc passer mon tour et garder le défi pour Décembre, où je pourrai sans doute le passer en France.

J’avais également comme ambition d’observer la sphère du travail au Japon plus en détail à travers mon job à mi-temps, mais aussi en écoutant les témoignages de potentiels contacts japonais. Aujourd’hui, j’ai pu tirer quelques conclusions assez claires sur le mode de management du travail ici :

  • Il est difficile voir impossible d’obtenir un poste à responsabilité juste en maîtrisant l’anglais. En outre, le niveau JLPT N2 est un must pour pouvoir espérer trouver une bonne situation en tant qu’étranger.
  • Les managers japonais aiment (trop ?) tout contrôler. En conséquence, la prise d’initiative n’est pas une chose bien vue, au contraire.
  • Le travail à mi-temps est très accessible

Rien qu’au vu de la première conclusion, mon ambition de trouver un poste ingénieur à responsabilités d’ici la fin de l’année tombe à l’eau. Mais ce n’est peut-être pas une mauvaise chose au final, car au plus j’observe le monde de l’entreprise au Japon, au moins j’ai envie de l’intégrer en tant qu’employé. Par contre, monter un business à plus ou moins long-terme n’est pas illusoire…

Donc concrètement, où j’en suis ?

Très bonne question. Pour être franc, la réalité de la vie au Japon a vite rattrapé le rêve, bâti sur une image erronée du pays, et savamment orchestrée par le gouvernement japonais pour attirer les étrangers avides d’un nouveau départ, comme moi.

Cependant, cette réalité arbore des facettes très sombres quant à l’avenir du pays : crise démographique (vieillissement de la population, faible natalité), crise économique, complexité des relations sociales au sein même de sa population… Et en plus de tout ceci, la crise du Coronavirus apparaît comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En bref, à mon avis, le pays est engagé dans un tournant le menant à une terrible régression économique, et je doute qu’établir ma vie là-bas soit une décision sage à l’heure actuelle. L’avenir nous dira si je me trompe ou si j’ai vu juste…

Pour l’instant, j’attends la confirmation que les cours du prochain trimestre sont maintenus, mais étant donnée que l’état d’urgence national a été déclaré ce Lundi 6 Avril, j’ai de gros doutes à ce sujet…

Vous l’aurez compris, cette année ne se déroule pas vraiment comme prévu pour moi (comme pour beaucoup de monde je pense…), mais elle reste quand même source d’apprentissage et de développement personnel. J’ai beaucoup évolué depuis ces 3 derniers mois, et j’ai acquis une certaine lucidité sur mon plan de carrière et de vie. On peut donc dire que jusqu’à aujourd’hui, ce début d’année est une réussite pour moi !

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Ma vie d’étudiant au Japon

Ma vie d’étudiant au Japon

Voilà bientôt 1 mois que j’ai intégré une école de Japonais à Kyoto, et 1 mois et demi que je suis arrivé au Japon, et comme ça faisait longtemps que je ne vous avais pas tenu au courant de mes aventures (sorry :P), je vais vous parler de l’évolution de mon quotidien depuis le mois de Janvier jusqu’à aujourd’hui début Février !

L’école de Japonais

Tout d’abord je vais vous présenter en détail les cours de Japonais que je suis tous les jours, du rythme, ainsi que de l’évolution de mon niveau après exactement 3 semaines de cours.

J’assiste actuellement aux cours de Japonais à raison de 4 heures par jour; de 14h à 18h avec 4 pauses de 5 minutes chacune, et du Lundi au Vendredi. Les cours se font exclusivement en Japonais par des professeurs natifs, et qui sont très appliqués dans leur travail (ça change un peu de la France…).

Les enseignants sont plein d’énergie, n’hésitent pas à plaisanter avec les élèves pour reposer un peu les cerveaux fumants, et surtout sont très strictes avec les règles et la qualité des devoirs. Lors d’un des gros examens que j’ai pu passer, j’ai perdu 11 points sur 80 (note sur 100) à cause de mon écriture. Forcément, ayant appris en France et utilisé une écriture partiellement « incorrecte » pendant 3 ans, j’ai pris des réflexes qui me sont difficiles à corriger aujourd’hui, et que les autres élèves n’ont pas, ou très peu. Cela s’explique par le fait que j’ai intégré une classe qui avait déjà effectué 3 mois dans l’école et ayant, de fait, appris les bases « correctement ».

Le rythme d’apprentissage est relativement soutenu, avec 1h30 de devoirs tous les jours en moyenne, des interrogations tous les jours, et de nouvelles structures tous les 2-3 jours le temps d’assimiler correctement les précédentes. Pour l’instant, ayant beaucoup étudié auparavant pour passer le JLPT N4, j’ai déjà vu les majorité des choses qu’on a vues en cours. Pour autant, les revoir avec des professeurs japonais, pouvant répondre à mes questions et mettant un point d’honneur sur l’entraînement à l’oral et à l’écrit, m’apporte un réel plus et me permet de combler les lacunes que j’ai pu accumuler en bachotant pour le JLPT.

Au passage, j’ai finalement obtenu mon JLPT N4 avec 92 points sur 180, sachant que la limite d’obtention était de 90 points… Disons que j’ai eu chaud, mais que tout finit bien pour moi. Maintenant, l’objectif est de passer le JLPT N3 en Juillet, et ça ne s’annonce pas comme une partie de plaisir !

Depuis que j’ai commencé les cours, je sens un réel progrès à l’oral de ma part, notamment au niveau du blocage que j’avais auparavant pour parler en japonais, que je n’ai quasiment plus désormais. Mon Japonais est toujours assez brouillon, et j’ai beaucoup de mal à élaborer des phrases correctes sans hésiter, mais j’arrive tout de même à me faire comprendre dans la majorité des cas simples. J’ai cependant toujours beaucoup de mal à comprendre quand un japonais (hors de l’école) me parle naturellement, notamment à cause de mon manque de vocabulaire. Je pense que le temps et le travail personnel vont m’aider à pallier au ce problème, tout de même très frustrant…

J’ai réussi à me faire quelques amis français sur place, qui vont à la même école que moi, mais qui ont tous cours le matin quand moi je suis d’après-midi. C’est un peu dommage car étant le seul français de ma classe, je me sens assez isolé et j’ai du mal à me faire de vrais amis étrangers au sein du groupe, sachant qu’ils sont tous au minimum 2 par langue parlée. Forcément, les gens de même pays et langue restent ensemble et se voient en dehors de l’école (comme je peux le faire pour mes amis français) et n’ont pas vraiment d’intérêt à sympathiser avec les autres étrangers.

Cependant, ça ne m’empêche pas de sortir les weekends pour décompresser avec les autres français autour d’une « bonne » bière japonaise (ça vaut pas la Triple K quand même…). J’ai déjà pu découvrir plusieurs bars et restaurants sympathiques qui pourront potentiellement se transformer en QG par la suite!

Le bar « L’escamoteur », sur le thème de la magie. Franchement sympa bien que très cher.

Le logement

Parlons maintenant de mon logement, ainsi que de la vie au Japon en général. Pour le moment je n’ai aucune mauvaise surprise dans mon appartement en lui-même. Le voisinage est calme, le bâtiment est propre et tous les services (machine à laver, poubelles…) sont de plutôt bonne qualité. J’ai cependant noté quelques problèmes qui sont très gênants au quotidien :

  • L’isolation thermique est absolument horrible. Habitant dans l’appartement juste au-dessus de l’entrée de la résidence, je suis capable de dire si la porte est restée ouverte rien que par la température du sol. J’ai beau laisser tourner le chauffage toute une nuit, si je l’éteins, la température intérieure chute en moins de 5 minutes. Voilà la situation actuelle, et j’espère que le montant des charges d’électricité ne vont pas me revenir trop chères…
  • La connexion internet. Vous me connaissez, je suis quelqu’un qui a besoin d’une bonne connexion internet au quotidien, et bien devinez quoi? La connexion de la résidence est terrible. Pour faire simple, j’ai internet correctement le matin en semaine, mais à partir de 20h (soit quand j’ai terminé de manger/faire mes devoirs après les cours), impossible d’ouvrir une page internet. Le weekend, c’est un peu la même chose mais à partir de 13 heures. Le bon côté c’est qu’au moins je suis obligé de trouver des passe-temps hors-ligne…
  • Je n’ai qu’une seule plaque de cuisson, et pas de four ni micro-ondes. Sachant que j’ai pour objectif d’apprendre à cuisiner, c’est un peu embêtant de devoir alterner les différentes choses à cuire, et ça me fait perdre un temps fou. Je peux toujours investir dans du mobilier, mais sachant que je reste seulement 5 mois de plus, l’investissement n’est pas forcément rentable…

Concernant la vie de tous les jours, elle se passe bien dans l’ensemble, même si l’hiver n’est pas la meilleure période pour sortir de chez soi (la météo est identique à la France). Le gros point fort est la qualité des services de transports et des commerces. Je peux me rendre dans le quartier principal de Kyoto en 25 min en métro et 40 min en vélo, et la présence des Konbinis (commerces de proximité ouverts 24/7), et des 100yens shops (magasins où tout est à 0,8 €) facilite vraiment la vie. Je fais cependant mes courses dans des plus grands magasins, qui coûtent bien moins cher pour les denrées alimentaires et produits du quotidien.

J’ai cependant un gros problème avec les portions des produits, que je trouve ridiculement petites, et le suremballage plastique absolument partout. Je me retrouve à faire les courses tous les 3 jours, avec des petits achats dans les Konbinis entre temps si j’ai besoin de quelque chose en particulier que j’aurai oublié lors des courses. Pour les poubelles, je remplis un sac de 45L de déchets plastiques d’emballage uniquement, c’est-à-dire sans les bouteilles, en 1 semaine et tout seul.

Le travail

Après deux semaines de recherche de travail sur internet, j’ai finalement trouvé un petit boulot dans une chaîne d’hôtels de Kyoto, en tant qu’agent d’entretien. En bref, le travail se résume à nettoyer les chambres, les différents équipements de l’hôtel, et aider à l’aménagement des nouveaux hôtels de la chaine. Pour l’instant je n’ai pas encore commencé, car il s’agit d’une période creuse et qu’il n’y a pas assez de travail, mais le contrat est signé, et je devrai pouvoir subvenir à mes besoins financiers sans problème par la suite. Pour info, il s’agit d’un contrat d’environ 25 heures semaine.

Mon CV japonais. Autant vous dire que j’ai bien galéré…

Pour conclure, je dirai que le début de mon voyage se passe bien dans l’ensemble, même si je m’attendais à avoir plus d’interactions avec d’autres personnes. Avoir trouvé un travail me garantit la pérennité financière de mon aventure, tout en me permettant certainement de parler à de nouvelles personnes. Les cours sont très intéressants bien qu’assez intenses au niveau du rythme. Une bonne chose au final, car je vais vite progresser à l’oral et à l’écrit !

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Nouveau départ

Aaaah, qu’est ce que j’ai rêvé de pouvoir écrire à nouveau sur ce blog qui prenait un peu la poussière ! Ca y est, je suis enfin de retour dans mon pays de cœur après 2 longues années d’attente, et après un peu plus de deux semaines sur place, j’ai déjà pu retrouver un peu…

Ça fait 1 an… Je deviens quoi ?

Eh oui, le 29 Décembre 2020 marque le premier anniversaire de mon départ au Japon, aventure supposée durer jusqu’à cet anniversaire précisément, mais écourtée en Avril 2020 par le coronavirus. Cette année, très particulière pour tous, encore plus pour moi, restera sûrement gravée dans ma mémoire pour de nombreuses raisons. Parfois bonnes, surtout mauvaises, mais…

Mes 2 premières semaines à Kyoto

Mes 2 premières semaines à Kyoto

Voilà maintenant bientôt deux semaines que je vis dans l’ancienne capitale du Japon, et même si deux semaines paraissent peu, j’ai l’impression qu’un mois s’est écoulé tant il s’est passé de choses. Depuis mon arrivée au Japon à l’emménagement dans mon appartement, en passant par l’auberge de jeunesse et la rentrée des classes, je vais vous raconter comment j’ai vécu ces premiers jours.

Tout d’abord, avant d’accéder à mon appartement, j’ai habité en auberge de jeunesse, située à 10min à pied de la gare de Kyoto, partageant une chambre avec d’autres touristes pour la plupart étrangers, venus passer le nouvel an au Japon. En dehors des deux nuits blanches causées par un indien qui ronflait un peu trop fort, la guesthouse était très propre, avec une atmosphère très calme et des hôtes accueillants. Souffrant du jetlag et de la fatigue du voyage (et aussi des nuits blanches), j’ai tout de même pris le temps de visiter le centre ville et ses nombreux bâtiments commerciaux pour y retenir les bonnes adresses.

C’est beau Kyoto quand il fait beau :p

Pendant cette semaine, j’ai beaucoup marché, et vivant en décalé à cause du jetlag (couché 16h réveillé 1h), je trouvais le temps long sur la fin, ne sachant quoi faire… Jusqu’au Lundi 6 Janvier, date d’emménagement dans mon appartement étudiant.

Ça y est, le grand jour est arrivé, je vais enfin découvrir mon appartement (dont je n’avais jamais vu aucune photo) et rencontrer les premiers interlocuteurs de l’école de langue, car c’est l’école qui met des logements à disposition des étudiants, ce qui est plutôt pratique à vrai dire.

Habiter au Japon présente quelques particularités qui peuvent être déroutantes pour nous occidentaux. Tout d’abord, en entrant dans le bâtiment de la résidence, il faut enlever ses chaussures et les échanger pour des pantoufles dans un casier à l’entrée. Cette coutume s’applique également dans les auberges de jeunesse et même dans les cabines d’essayage de magasins! Ensuite, se déplacer en vélo est bien plus répandu qu’en France, mais ce qui est déroutant est que les cyclistes sont considérés comme piétons, et roulent donc sur le trottoir, sans réel code de la route. A mon avis c’est mieux ainsi, au vu de la dangerosité de la situation en France. Enfin, au niveau des courses et de la nourriture, tout est vendu en plus petites portions, ce qui oblige bien souvent à faire des courses tous les 3-4 jours.

Les premiers jours ont été consacrés à effectuer toutes les démarches administratives de la vie au Japon (Déclaration auprès de la mairie, ouverture du compte en banque) et acheter les ustensiles de cuisine et couverts dans des magasins low cost aux alentours. Pour les petits accessoires du quotidien, les 100 yens shops (boutiques où tous les produits sont à ~1€) se sont avérés indispensables. Une fois disposé à cuisiner et enfin éviter les restaurants et paniers repas (bentos), j’ai enfin pu prendre le temps d’acheter une guitare, et un vélo qui me sera utile pour me rendre au futur travail que j’aurai trouvé.

Voici ma meilleure amie de ces prochains mois! 😀

Le Vendredi 10 Janvier à eu lieu la cérémonie de rentrée des classes, où j’ai pu découvrir l’ensemble des professeurs de l’école, mes camarades de classe et où j’ai pu recevoir mes livres d’apprentissage du japonais (et accessoirement mes premiers devoirs aussi T_T). Après la lecture du règlement intérieur de l’école ainsi que des consignes à suivre pour les ressortissants étrangers au Japon, nous avons eu droit à un buffet d’accueil à partager avec les professeurs, et à une cérémonie traditionnelle du thé. Autrement dit un accueil en grandes pompes!

Après cette cérémonie, un opérateur téléphonique est venu nous démarcher pour souscrire à un abonnement permettant d’obtenir une carte SIM et un numéro de téléphone japonais. N’ayant pas d’autre choix pour communiquer, j’ai souscrit à l’abonnement qui coûte tout de même bien plus cher qu’en France (environ 40€ par mois pour 9Go de data et 10min d’appels + numéro japonais).

Les premiers cours commencent le Mardi 14 Janvier, et autant vous dire que je suis pressé d’y assister. En attendant, j’ai quelques devoirs à effectuer pour ce jour, et le moins que je puisse dire, c’est qu’ils ne plaisantent pas avec ça!

A lire également

Fin de l’aventure.

Vous avez bien lu le titre. Je suis au regret de vous annoncer que mon aventure au Japon touche prématurément à sa fin. A l’heure où vous lisez ces lignes, je suis déjà rentré en France, et j’en profite donc pour vous expliquer les raisons, pas forcément évidentes, mais reliées entre elles par un facteur…

Checkpoint

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Mes objectifs pour 2020

Mes objectifs pour 2020

Vivre au Japon, c’est un peu un nouveau départ pour moi, même si ce n’est que pour 1 an. Et pour moi, qui dit nouveau départ dit nouveaux objectifs à atteindre, car non je ne vais pas vivre 1 an de vacances au Soleil à siroter du Saké tous les soirs! Ces objectifs, c’est un peu mes résolutions pour la nouvelle année 2020, et comme j’ai commencé la rédaction de ce blog pour vous partager mon quotidien, j’ai pensé juste de vous exposer quels sont mes enjeux de l’année, et comment je compte m’y prendre pour les réaliser.

Objectifs personnels

Tout d’abord je vais vous parler de mes objectifs personnels, ceux qui me tiennent à cœur mais qui ne m’apporteront rien d’autre que de la satisfaction personnelle et des souvenirs inoubliables. En voici la liste non exhaustive:

  • Tenir ce blog à jour (eh oui c’est du travail l’air de rien :p)
  • Acheter une guitare et apprendre un morceau toutes les deux semaines, que j’enregistrerai en vidéo et que je publierai sur ce blog via Youtube sur ma chaîne: https://www.youtube.com/channel/UCChs2WQA0KfSF32wYOKXAGQ/
  • Visiter des villes que je n’ai pas encore pu voir (Sapporo, Hakone, Okinawa…)
  • Voir mes bros cet été en Juillet pendant 2 semaines
  • Me faire des amis japonais
  • Monter une nouvelle fois en haut du Mont Fuji
  • Apprendre à cuisiner, parce que c’est utile je crois…
  • Faire plus de sport (course, muscu…)

Objectifs professionnels

Là on rentre dans le gros du sujet, mes motivations d’un point de vue professionnel. Les objectifs dont je vais vous parler sont ceux qui justifient réellement pourquoi j’ai voulu passer mon année 2020 ici et pas ailleurs:

  • Améliorer mon niveau de japonais : valider le JLPT N3 d’ici la fin de l’année.

Et oui ça paraît peut-être logique, mais l’objectif principal de mon année japonaise est d’améliorer mon niveau de japonais, surtout à l’oral qui me fait actuellement défaut. Pour ce faire, je vais intégrer une école de japonais de Janvier à Juin (Kyoto Minsai Japanese Language School) et selon ma progression je planifierai de passer le JLPT N3 au moment voulu. Pour info, le JLPT (Japanese Language Proeficiency Test) est un test de compréhension orale et écrite, et qui est divisé en 5 niveaux, le N5 étant le plus simple (et accessoirement le moins utile) et le N1 étant le plus compliqué (demandant du vocabulaire très spécifique, niveau natif). A l’heure ou je vous écrit cet article, je m’estime tout juste au niveau N4 dont j’attends mes résultats de test courant Janvier.

Le nombre d’heures de travail estimées pour passer du niveau N4 à N3 (Other students). Cliquez sur l’image pour en savoir plus sur le JLPT
  • Observer la société japonaise et le monde professionnel : Comprendre le management d’équipe au Japon, et obtenir des contacts

Bon ok ça paraît peut-être un peu ambitieux, mais comme je souhaite un jour vivre sur place, il me faut comprendre comment fonctionne la sphère professionnelle au Japon, et comment en appliquer les règles. Ayant un Bac +5 en poche je pense pouvoir prétendre à des postes de gestion d’équipes au moins en France, donc autant essayer au Japon même si c’est très compliqué en tant qu’étranger. Je ne pense pas pouvoir gérer des équipes au Japon avant d’avoir un niveau JLPT N2 (le plus demandé, qui nécessite un travail d’apprentissage énorme, voir lien ci-dessus), mais si j’ai l’opportunité, pourquoi ne pas essayer de trouver un job à la fin de mon année? Après tout, qui ne tente rien n’a rien… :p

  • Trouver des petits boulots : Financer mon année à l’étranger

La vie au Japon, ça coûte cher, surtout si on va à l’école! J’ai beau être parti avec un budget normalement suffisant pour l’année, je compte bien arrondir mes fins de mois et profiter encore plus grâce à l’argent que j’aurai gagné avec des petits boulots (アルバイト : Arubaito, en japonais). Je compte trouver des petits jobs à mi-temps pendant mes 6 mois d’école, et j’ai prévu de travailler à plein temps de Août à Octobre dans le restaurant ROCK de Kiyosato, celui où je suis allé la première fois que je suis venu au Japon. Normalement, cela devrait me garantir un niveau de vie suffisant tout au long de l’année, tout en me faisant travailler mon japonais. Quant à la fin de l’année, je n’ai pas encore décidé de ce que je ferai, cela dépendra de mes finances à ce moment. Si j’ai assez d’argent pour vivre sans avoir à travailler, je pense consacrer Novembre et Décembre à visiter le Nord du Japon (région de Hokkaido). Sinon, ce sera la case recherche d’emploi avant de rentrer en France…

Carte des régions du Japon

Vous en savez maintenant un peu plus sur mes objectifs de 2020, et vous les avoir présentés me pousse maintenant à tout faire pour les réaliser, car sinon je me sentirai tourné au ridicule… Il y a certains points qui sont plus compliqués et qui risquent de nécessiter plus qu’un an avant de pouvoir se réaliser, notamment au niveau de la recherche de poste en gestion d’équipe. Dans tous les cas, je dois préparer mon retour en France avec des recherches d’emplois ingénieur en France, pour ne pas perdre de temps une fois de retour. Mais bon, il est un peu tôt pour parler du retour…non? :p

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Mon nouvel an au Japon

Étant arrivé le 30 Décembre au Japon, j’ai eu la chance de pouvoir assister au passage à la nouvelle décennie. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’occidentaux, le nouvel an japonais n’est pas à confondre avec le nouvel an chinois, qui n’ont absolument rien à voir. Au Japon comme en France, on célèbre le nouvel…

Pourquoi le Japon?

On me demande souvent d’où vient mon intérêt pour le Japon. La réponse m’apparaît maintenant comme une évidence, mais il faut comprendre le cheminement qui m’a poussé à entreprendre ce genre d’aventure au pays des mangas, et surtout quels ont été les moments marquants de ma vie qui ont focalisé mon attention sur ce pays.…

Mon nouvel an au Japon

Mon nouvel an 2020 au Japon

Étant arrivé le 30 Décembre au Japon, j’ai eu la chance de pouvoir assister au passage à la nouvelle décennie. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’occidentaux, le nouvel an japonais n’est pas à confondre avec le nouvel an chinois, qui n’ont absolument rien à voir. Au Japon comme en France, on célèbre le nouvel an le soir du 31 Décembre, avec beaucoup d’amis et d’alcool, dans les rues et les temples. Étant à Kyoto, ville réputée pour ses nombreux lieux de cultes et pour ses traditions, je ne pouvais pas passer à côté de l’occasion!

C’est en fin d’après-midi, dans la guesthouse dans laquelle je séjourne en attendant mon appartement définitif, que j’ai rencontré un américain d’origine chinoise, venu en vacances pour la première fois au Japon. Après avoir brièvement sympathisé, celui-ci me propose de l’accompagner pour passer nouvel an au fameux temple Fushimi Inari Taisha, très connu pour son chemin sous les torii (portes rouges orangées). L’idée me parût excellente, et c’est ainsi que Shan et moi-même nous sommes mis en route, après avoir mangé dans un délicieux restaurant, vers la colline aux milliers de portes divines aux couleurs vermillon.

Les torii le long du chemin sur la colline de Fushimi Inari Taisha

Arrivés sur place aux environs de 23h, l’endroit était comme prévu bondé de japonais et d’étrangers venus assister à l’évènement. A peine sortis de la gare, nous nous sommes retrouvés dans la foule, attendant patiemment que l’entrée principale ne soit ouverte aux visiteurs. Le long du chemin faisant face à l’imposante torii principale, des stands de restauration et de vente de goodies aux couleurs du temple ajoutaient un réel plus au charme déjà présent de l’endroit. Un mélange d’odeurs alléchantes, de musiques traditionelles couplées aux appels des tenants de stands, rendaient l’instant magique, tandis que l’heure fatidique approchait…

Photo (pas très propre) à la sortie de la gare, avec au loin le torii de l’entrée principale

Dernières secondes de l’année 2019, les téléphones sont dégainés pour capturer l’instant, et l’écran géant à l’entrée affichait le décompte des dix dernières secondes. Tous en chœur, nous avons décompté, avant de rentrer sagement dans l’enceinte principale du temple.

Décompte avant la nouvelle année 2020!

Après cet instant inoubliable à déambuler dans l’enceinte du temple dont l’odeur ambiante de nourriture avait laissé place à celle de l’encens, nous sommes repartis en train vers notre guesthouse, des étoiles plein les yeux…

Pourquoi le Japon?

Pourquoi le Japon?

On me demande souvent d’où vient mon intérêt pour le Japon. La réponse m’apparaît maintenant comme une évidence, mais il faut comprendre le cheminement qui m’a poussé à entreprendre ce genre d’aventure au pays des mangas, et surtout quels ont été les moments marquants de ma vie qui ont focalisé mon attention sur ce pays.

D’aussi loin que je me souvienne, le tout premier contact avec le Japon (en dehors des animés et mangas) remonte à quelques années, à la fin de mes années lycée, avec la rencontre d’un jeune homme lors d’une partie de basketball près de chez moi. Il nous racontait à mon ami et moi-même qu’il étudiait le japonais, et qu’il était allé au Japon plusieurs fois alors qu’il avait à peine la vingtaine. Comme ça, on croirait une histoire banale, mais sur le moment, j’ai été admiratif du fait qu’un type, pas très différent de moi, soit sorti des sentiers battus de l’école pour apprendre par lui-même une nouvelle langue et une nouvelle culture.

Puis, au fur et à mesure des années, j’ai beaucoup entendu parler du Japon pour sa culture (mangas, cuisine) et le mode de vie des japonais en société. Je suis d’ailleurs toujours admiratif de leurs coutumes, et notamment de leur culture du respect et du dépassement de soi : Dans l’esprit d’un japonais, il faut toujours chercher à donner le meilleur de soi-même, et pas simplement se contenter du minimum.

Pendant les premières années à l’université, je me suis principalement concentré sur les études, alors que j’avais intégré la classe préparatoire pour intégrer mon école d’ingénieur. A ce moment, je me laissais porter par les évènements, sans savoir vraiment où j’allais. Une fois intégré le cursus ingénieur, j’ai reçu un mail de l’université proposant des cours de japonais gratuits, et à tous les niveaux, le soir entre 18h30 et 20h30. Pour la première fois, j’avais la possibilité et l’envie de sortir du moule afin d’acquérir de nouvelles compétences par moi-même, et non pas par le système d’éducation conventionnel.

C’est alors que j’ai assisté à mon premier vrai cours de japonais, animé par un professeur aussi passionné que passionnant. On pouvait ressentir son amour pour la culture japonaise, et son envie de nous transmettre les meilleurs enseignements en la matière. C’est en sortant de ce premier cours que j’ai compris que j’avais fait le bon choix de ne pas écouter la flemmardise, celle qui me rappelait que j’assisterai à 10 heures de cours tous les mardis.

Après plusieurs cours de japonais, le professeur nous a annoncé qu’il proposait des stages rémunérés au Japon, dans des restaurants et/ou auberges de jeunesse. L’occasion parfaite de découvrir le pays de l’intérieur et de pratiquer la langue avec des natifs. Encore une fois, j’ai mis de côté ma crainte et mon appréhension, et je me suis proposé pour faire partie de cette aventure.

C’est donc en été 2017, au restaurant ROCK dans la ville de Kiyosato, que j’ai passé mes 2 premiers mois au Japon accompagné de 3 amis de classe de japonais. Malgré mes difficultés à m’exprimer en japonais, j’ai rencontré des personnes formidables et passé des moments inoubliables avec elles. C’était sans conteste la meilleure expérience de ma vie. Et le retour en France était plutôt compliqué à vrai dire…

En bref, c’est un mélange de curiosité, de courage et de détermination qui m’ont poussé à réaliser cette expérience, et j’ai été récompensé en conséquence.

Depuis cette expérience, j’ai fait la promesse auprès des amis japonais et aussi à moi-même qu’un jour je reviendrai sur place, en sachant m’exprimer convenablement en japonais. Eux l’ont peut-être oubliée tant elle paraissait anecdotique sur le moment, mais c’est ce qui me pousse depuis cet instant à continuer d’apprendre la langue, même en dehors des cours.

En été 2019 j’ai également eu la possibilité de retourner au Japon, cette fois-ci en tant que touriste avec mon bro Hadrien. Une aventure de 15 jours incroyables, nous ayant conduit (entre autres) tout en haut du mont Fuji à plus de 3700m d’altitude, à l’issue d’une ascension nocturne mémorable.

Vidéo récap de notre voyage en été 2019

Vous savez désormais, à travers mon expérience personnelle pourquoi j’aime tant ce pays. Peut-être que j’aurai l’occasion de vivre le même type de péripéties dans d’autres pays à l’avenir, car le monde est vaste et on ne sait pas ce que le futur nous réserve. Mais quoi qu’il en soit, le Japon recèle encore de nombreux trésors que je souhaiterai découvrir, et je compte bien mettre à profit cette année sur place pour les trouver!

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