
Checkpoint : Début de l’Automne 2022
Et oui, ça y est, j’y suis, le cap symbolique des 6 mois est officiellement franchi pour mon aventure au Japon, et pour être honnête, je n’ai rien vu passer. L’été se termine, et les journées aux températures infernales se tarissent enfin pour laisser place à des conditions plus saines pour se promener.
Ces 3 derniers mois depuis l’article précédent ont été relativement animés, avec des périodes de voyages, des périodes plus studieuses, et surtout une motivation en dents de scie au fil des semaines qu’il me faut surmonter au quotidien pour avancer dans mes projets.
Sans plus attendre, commençons par…
Les voyages
Région du Kansai
L’été, que ce soit en France ou au Japon, rime avec vacances et voyages, et cette année n’y a pas fait pas exception. Dans le courant du mois d’Août, avec le bro Hadrien, nous sommes retournés dans la région du Kansai, là où se trouvent notamment les villes de Kyoto et Osaka. Bien que ce soient des villes que nous ayons déjà visitées par le passé, il nous restait plusieurs lieux à explorer avant de pouvoir ‘boucler’ cette partie du Japon.

Durant un périple de 5 jours, en plein été cuisant avec des températures allant jusqu’à 38°C pour 80% d’humidité, nous sommes donc partis en bus de nuit (moins cher que le train) nous menant directement à Osaka, là où nous avons créché les 4 nuits suivantes.
Chaque jour était réservé à l’exploration d’une ville aux alentours, à commencer par Osaka, puis Kobe, Nara, Kyoto, et une dernière journée de retour à Osaka.
– Osaka –
Après 10 heures de bus insoutenables, nous avons pu entamer la visite d’Osaka avec la célèbre avenue Dotonbori, le long du cours d’eau qui traverse la ville. Etant arrivé un dimanche matin vers 6 heures du matin, voir les gens sortir de boîte de nuit est un spectacle tantôt amusant, tantôt inquiétant au vu de l’état d’ébriété de certaines personnes. Dans la même journée, nous avons grimpé au sommet du Umeda Sky Building, qui nous a offert un superbe panorama de la métropole.

Dans la même journée, nous avons terminé notre exploration de la ville en visitant l’aquarium d’Osaka, l’aquarium Kaiyukan, qui est considéré comme un des plus grands au monde.

– Kobe –
Le jour suivant était réservé à la ville de Kobe, grande première pour cette ville réputée pour sa viande de bœuf de très haute qualité. Cependant, dans notre cas, le tourisme gastronomique n’était pas l’objectif de cette visite, et notre portefeuille nous remercie de ne pas avoir goûté à ce mets reconnu partout dans le monde.
La première visite de la journée s’est portée sur le Jardin d’Herbes de Nunobiki, surplombant la ville, et accessible via un téléphérique. Nous avons opté pour la partie randonnée lors de la descente, avec de jolies cascades d’eau sur le chemin.

Après être redescendus, nous nous sommes dirigés vers le port, connu pour sa tour rouge, qui était malheureusement en travaux à cette période.

– Nara –
Avant-dernière ville de la liste, Nara, connue pour son parc immense où il est possible de toucher et nourrir des daims en liberté totale dans la ville. C’était vraiment une expérience amusante, bien que cette journée était tellement chaude qu’il était difficile de marcher trop longtemps au Soleil.

Nara abrite également un énorme temple bouddhiste, le Daibutsu-den, qui s’avère être la plus grande construction en bois du monde, avec une gigantesque statue de Bouddha à l’intérieur.

– Kyoto –
Dernière ville à visiter, et pas des moindres, la magnifique ville de Kyoto. J’y ai vécu plusieurs mois en 2020 lors de mon année sabbatique, mais sabotée par l’arrivée du Covid. Revenir dans cette ville, après tout ce qui s’est passé depuis, ne m’a évidemment pas laissé indifférent.
Après avoir retrouvé quelques lieux qui m’étaient familiers, nous avons exploré un des temples les plus connus du Japon : Kiyomizu-dera, dont la corniche surplombe la ville de Kyoto au loin.

Non loin du temple, nous sommes passés par le quartier de Gion, zone qui a conservé son apparence du Japon traditionnel de l’ère d’Edo. Traverser les rues peuplées de japonais en kimonos nous a plongé dans une époque bien différente de celle que nous connaissons.

Enfin, après avoir visité toutes ces villes, il a fallu rentrer (en bus, encore…) à Tokyo, et retourner dans un quotidien parfois un peu monotone … Quoi que !
Enoshima et Kamakura
Fin Septembre, je suis allé visiter la ville de Kamakura, et l’île de Enoshima située non loin. Ces deux endroits sont connus des japonais pour être des lieux où passer une journée ou deux en été, car proches de la mer.
Malheureusement, le jour où j’y suis allé, un typhon était de passage, et je n’ai donc pas retrouvé ce goût de l’été qu’on m’avait promis ! Heureusement, l’aquarium de Enoshima m’a permis de faire passer le temps, bien qu’il ne valait pas celui d’Osaka !

Zushi
Bon je ne vais pas mentir, Zushi n’est pas vraiment un lieu à visiter, mais plutôt un lieu où se détendre. Il s’agit d’une plage réputée pour être très animée en été, avec des restaurants et bars en bord de mer, de la musique et des attractions aquatiques ! J’y suis allé 2 fois avec d’autres membres de ma Share house, et à chaque fois, j’ai vraiment adoré, et ai pu me ressourcer !

J’ai réalisé une petite compilation des vidéos de ce que j’ai pu vivre ici depuis quelques mois, vous pouvez la visionner ci-dessous !
Les Etudes
Depuis l’été, je n’ai pas seulement voyagé et fait des soirées alcoolisées, non non, j’ai également beaucoup travaillé sur mon niveau de japonais !
Toujours en ayant l’objectif de passer le JLPT N2 d’ici Décembre, je me donne à fond afin d’atteindre le niveau nécessaire d’ici là. Pour rappel, le JLPT est un examen attestant de mon niveau de japonais, et le niveau N2 est beaucoup demandé par les entreprises japonaises lors du recrutement.
En arrivant en Avril, j’avais tout juste le niveau N4 (N5 étant le niveau le plus bas), et j’ai à présent un niveau N3, que j’ai pu confirmer lors d’un examen blanc à l’école. Cependant, le niveau attendu augmente exponentiellement entre chaque palier, et le niveau N2 ne sera donc pas une partie de plaisir.

J’ai beaucoup de pression par rapport à cet examen, pour plusieurs raisons.
- La première, c’est qu’apprendre une langue demande du temps (le japonais en particulier), et faire du bourrage de crâne quotidien ne me semble pas être une solution viable à long terme. Apprendre un nouveau mot, pour en oublier 3 du jour précédent, c’est un peu contre-productif à mon goût, et ça me pèse sur le moral quand je ne suis toujours pas en mesure de m’exprimer correctement en japonais.
- Ensuite, l’examen n’a lieu que 2 fois par an ; en Juillet, et en Décembre, avec les résultats publiés souvent 2 à 3 mois plus tard. Si je rate l’examen de Décembre, je n’aurai donc pas le N2 avant la fin de mon Visa étudiant en Juillet 2023. Et si je n’ai pas le N2, j’aurai beaucoup plus de mal à trouver du travail, et donc à trouver un visa me permettant de rester sur place. Ce ne serait pas la fin du monde, mais ça me compliquerait beaucoup la tâche.
- Enfin, j’aimerais me focaliser sur autre chose qu’apprendre une langue, tourner la page en quelque sorte. En effet, j’ai passé les 6 derniers mois à ne penser qu’à ça, et plus j’avance, plus je « pète les plombs » quand il s’agit de parler japonais. Je me suis même imposé une semaine de vacances car je n’arrivais plus à étudier efficacement, ce qui me faisait perdre patience, et donc j’étudiais encore moins efficacement… Bref, vous voyez bien le cercle vicieux ici.
En ce qui concerne l’école, j’ai été très déçu de ce dernier trimestre. Nos classes ont été changées au début de l’été, passant de 15 à presque 25 élèves, beaucoup trop pour étudier et pratiquer une langue dans de bonnes conditions. En plus de ce problème, les écarts de niveau monstrueux entre les meilleurs et pires élèves, rendaient le cours ennuyant pour les meilleurs, et incompréhensible pour les plus en difficulté. La pédagogie, elle-aussi, ne m’a pas convaincu, avec des ressources pédagogiques peu intéressantes, des cours monotones dont la structure ne changeait jamais au fil des jours… Bref, j’ai eu du mal à m’investir ce trimestre, bien que j’ai réussi l’examen final sans souci.

Les classes vont changer d’ici la semaine prochaine, avec je l’espère moins d’élèves par classe, et un niveau plus homogène.
Le travail
Parlons maintenant du travail, et il s’en est passé des choses !
Tout d’abord, en arrivant ici, j’avais l’intention de me focaliser sur le japonais au moins jusqu’à l’été, et donc ne pas chercher de job étudiant d’ici là. A la fin de l’été donc, je me suis mis à chercher du travail dans la restauration notamment, car je souhaitais gagner en expérience dans ce domaine qui colle avec mon projet d’ouverture de bar.
Après quelques entretiens, j’ai décroché un contrat en tant que serveur dans un restaurant mexicain non loin de là ou j’habite. Jusque là, tout va bien, sauf qu’à 1 jour du début de mon nouveau job, j’ai décidé de tout arrêter.
Pourquoi ? me direz-vous. Eh bien après mûre réflexion, j’en ai conclu que ce n’était pas rentable sur bien des aspects.
- Tout d’abord, financièrement parlant, je ne suis pas dans le rouge, loin de là. Les économies que j’ai réalisées pendant les 2 ans de Covid me permettent toujours de vivre correctement ici sans travailler, d’autant plus que j’ai tendance à faire attention à mes dépenses.
- Mon contrat était basé sur 28 heures par semaine, sans compter d’éventuelles heures sup, et notamment le soir après l’école et les weekends. Ajoutées à cela les 15 heures de cours hebdomadaires, et les nombreuses heures de révision en vue du JLPT N2, je ne m’y retrouvais tout simplement pas. Je ne suis pas une machine, et mes journées font 24 heures. Sans parler de la gestion de mon énergie, il n’y a pas de sens à venir au Japon et ne pas pouvoir en profiter par manque de temps, d’autant plus si je n’ai pas de problèmes financièrement parlant comme évoqué dans le point ci-dessus.
- Enfin, et ça fait suite au point précédent, ma priorité est de trouver un travail stable au Japon, afin d’obtenir un visa de Travail et bien gagner ma vie. Pour cela, j’ai besoin du JLPT N2, et par conséquent, je ne peux pas me permettre de risquer d’échouer à l’examen pour un peu d’argent. En plus de tout ça, j’aurais certes pu gagner un peu d’argent à court-terme, mais qui sera dérisoire à côté d’un vrai salaire une fois que j’aurai décroché un emploi stable. Le manque à gagner est juste trop important. Enfin… cela est valable tant que je réussis le N2 en Décembre… ^^‘
La conclusion de tout cela, c’est que chercher un travail étudiant alors que je n’en ai pas le besoin immédiat n’a pas de sens. J’en chercherai peut-être un autre après avoir passé le N2, mais j’ai d’autres projets en tête qui risquent d’occuper une bonne partie de mon temps libre…
Conclusion
Merci d’avoir lu cet article, je suis toujours ravi d’entendre vos retours positifs sur mon blog, et bien que le rythme de parution des articles soit assez lent, j’essaye de vous partager un maximum mon expérience ici, que ce soit le bon ou le mauvais !
Je vais tout donner jusqu’au mois de Décembre pour réussir ce fichu JLPT N2, et pouvoir enfin tourner la page / profiter sans me sentir coupable de ne pas réviser sur mon temps libre. Je vous tiendrai bien évidemment au courant de tout ça !
Rendez-vous au prochain article !


















Très fière de toi mon chéri, continu comme ça, je t’aime très fort 💞
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