Rétrospective 2024

Rétrospective 2024

Clap de fin pour cette année 2024, ma troisième au Japon, et comme le veut la tradition (que j’ai inventée au passage), je me devais de faire un point sur cette année qui s’est écoulée bien trop vite à mon goût.

Sans rentrer dans les détails, que je garde pour la suite de cet article, je dirais que cette année a été très animée jusqu’à la fin du Printemps, en tout cas du point de vue de l’évolution de ma situation. A partir de là, une sorte de routine s’est un peu installée, même si j’ai pu vivre des expériences un peu extraordinaires, qui n’ont pas manqué de me laisser des souvenirs impérissables !

Il s’est passé quoi en 2024 ?

Si je devais résumer, je dirais beaucoup de choses, et pas grand chose à la fois ! Contrairement aux années précédentes où j’étais en mode « course contre la montre »(école de langue, visa, travail, carrière), cette année aura été sous le signe de la consolidation de tout ce que j’ai entrepris depuis 2022.

Connaître sa valeur

En début d’année, j’étais toujours employé dans cette société japonaise qui m’avait pris sous son aile en fin d’année 2023, bien que je n’avais pas d’expérience professionnelle, et dans laquelle je ne me sentais pas vraiment mis en valeur.

J’étais certes reconnaissant de l’opportunité qu’elle m’avait offert, mais le maigre salaire qu’elle proposait, ainsi que les tâches peu intéressantes qui m’étaient confiées, m’ont rapidement convaincu que je pouvais certainement trouver mieux ailleurs. Et j’avais raison !

Fin Février 2024, je démissionne de mon poste alors qu’on me propose d’y être prolongé, afin de me concentrer sur la recherche d’emploi et sur l’amélioration de mes compétences. Mais avant de me mettre la tête dans le guidon, il me tenait à coeur de profiter de cette « chance » pour rendre visite à mon fief que j’avais quitté 2 ans auparavant : la France !

C’est joli Lyon !

Après 2 petites semaines, je rentrais donc au Japon, de retour au charbon, le loyer n’allait pas se payer tout seul !

Après plusieurs semaines de recherches, je trouve une nouvelle entreprise qui me paye bien mieux, avec un environnement beaucoup plus « white » comme les japonais le disent, en comparaison aux entreprises « black », décrivant des sociétés toxiques pour ses employés (heures supplémentaires non rémunérées, pas de vacances, pas de barrière entre vie pro et perso, etc…). J’avais enfin trouvé un endroit où je me sentais assez bien pour ne pas envisager de changer à nouveau de job après 3 mois. Et d’ailleurs, à l’heure actuelle, j’y suis toujours employé !

Dès mon retour au Japon, les cerisiers n’ont pas tarder à fleurir !

Déménagement

Cette année 2024, j’ai également quitté ma seconde sharehouse pour m’installer avec ma copine dans une nouvelle colocation plus proche du centre de Tokyo. La maison étant à 35 minutes en transports de mon travail, et à 10 minutes à pied de son office, la localisation semblait bien plus intéressante, et le loyer par personne moins élevé que ma précédente chambre.

Le parc près de chez moi est plutot sympa !

J’avoue avoir eu du mal à changer de logement, car ce n’est pas forcément quelque chose que je souhaitais au début. En effet, tous mes amis proches se trouvaient dans cette coloc, et j’adorais l’appartement en lui-même.

Cependant, j’étais loin de tout, y compris de ma copine, sans parler du fait que Omori, la ville où se trouvait cette coloc, n’était pas des plus intéressantes au quotidien (beaucoup de monde, pas beaucoup d’activités…).

Un matin, pour se rendre au travail (:

Le nouveau logement quant à lui est effectivement mieux situé, sur ce point là il n’y a rien à en redire. Par contre, au niveau ambiance et aspect « sharehouse », je pense qu’on peut faire mieux. Les autres locataires sont propres et respectueux, mais les interactions sont tout simplement inexistantes.

A l’heure où j’écris des lignes, cela fait maintenant environ 4 mois que nous habitons ici, mais nous envisageons déjà de changer pour trouver un appartement au cours de l’année 2025 !

Voyages & expériences

En 2024, j’avais annoncé vouloir voyager un peu plus au sein du Japon, mais je n’ai pas pu visiter les destinations qui étaient sur ma liste originale, à savoir le sud du Japon avec Kyushu, ou encore les îles d’Okinawa. Avec mon changement de travail et ma situation financière un peu difficile au début d’année, ce n’était pas vraiment la priorité.

J’ai tout de même pu visiter de nouvelles contrées, comme la préfecture de Niigata tout au Nord de Tokyo, ou bien la préfecture de Shizuoka, où j’ai passé le nouvel an avec la famille de ma copine. C’était mon premier お正月 (oshougatsu) « traditionnel », et c’était vraiment très intéressant à vivre, après en avoir entendu parler à l’école de langue.

La première visite du temple de l’année, avec les stands de nourriture !

Outre le fait que la préfecture de Shizuoka soit à 4 heures en voiture de Tokyo, voir de nouveaux paysages, goûter de nouveaux plats, rencontrer de nouvelles personnes, aura été un sacré bol d’air frais, et une échappatoire au quotidien parfois oppressant de la capitale !

Une famille japonaise au complet, et un intrus français, visitant une usine de biscuits japonais

J’ai également pu visiter pour la première fois la Corée du Sud, dans le cadre d’un voyage avec mon ancienne colocation. Deux de mes colocs, un russe et une coréenne, se sont mariés et nous ont tous invités à participer à la cérémonie, non loin de la capitale Séoul.

J’ai vraiment pris une claque. Je m’attendais à avoir le même ressenti que le Japon, mais au final c’était une tout autre culture que j’ai découvert là-bas. Nourriture, musique, interactions sociales et divertissement, j’ai vraiment adoré la liberté et la flexibilité des coréens, sans parler de leur anglais bien plus habile que leurs voisins nippons.

Toujours dans le thème du mariage, j’ai également assisté à l’union du frère de ma copine, cette fois-ci dans les règles de l’art japonais. Cadre très luxueux et chic, formalités et discours profonds, je peux désormais cocher cette case sur ma liste d’expériences typiquement japonaises à mon actif !

Et c’est tout ?

Et bien à vrai dire… Je pense avoir fait le tour des évènements principaux de cette année ! J’ai quand même pu vivre beaucoup de nouvelles choses, qui sont à mon sens assez difficiles à expérimenter si on ne vit pas à long terme ici, et cette année n’a fait que confirmer mon amour pour ce pays et ses habitants, qui n’ont de cesse de m’émerveiller au quotidien.

Je pense que 2025, dans la continuité de 2024, sera riche en voyages et expériences, surtout au sein du Japon. J’ai déjà planifié une visite dans les préfectures de Sendai et Fukushima pour cette fin de mois de Janvier 2025, période où la neige est présente dans la région !

Conclusion

2024 aura donc été une sorte de période de transition entre le mode survie et le rythme de croisière. Avoir réussi à améliorer ma situation professionnelle et financière m’aura permis de profiter un peu plus de ce que le Japon, et son voisin la Corée, ont à offrir.

2025 s’annonce de la même couleur que cette fin d’année 2024, même si j’ai mes propres objectifs personnels, que je réserve pour un prochain article !

Merci de m’avoir lu, n’hésitez pas à me contacter directement si vous êtes curieux ou si vous voulez en sqvoir plus sur le Japon, je me ferai un plaisir de vous répondre !

Je vous souhaite le meilleur pour l’année 2025, prenez soin de vous et vos proches !

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Le pied à terre, le genou aussi

6 mois, la moitié d’une année sans vous donner de nouvelles, j’espère que vous ne m’en voudrez pas, après tout « Pas de nouvelles, bonne nouvelle » n’est-ce-pas ?

A vrai dire, c’est plutôt le cas, mais en relisant mon article du mois de Mars, je me suis rendu compte que j’avais quelques news à vous partager quant à ma vie au Japon, car ce dernier article est sorti à un moment un peu technique de ma vie, et heureusement ma situation a évolué dans le bon sens depuis !

Trève de bavardages, parlons tout d’abord du plus gros changement : le travail !

Promotion

Dans mon article du mois de Mars 2024, je vous disais avoir démissionné de mon ancien poste d’ingénieur IT, car les valeurs de l’entreprise, tout comme le salaire et le contenu du job ne me satisfaisaient pas.

S’en est suivie, après une brève parenthèse en France, d’une recherche intense d’emploi afin de trouver mon nouveau gagne-pain, et d’étoffer un peu mon pauvre CV déjà bien ammoché par des décisions de carrière un peu trop frivoles.

Avec seulement 5 mois d’expérience, c’était un peu comme repartir à 0, avec le lourd fardeau de ma démission qui n’a pas manqué d’interroger mes potentiels futurs collègues lors de chaque entretien. En effet, n’importe qui se poserait naturellement la question « Pourquoi a-t-il démissionné après seulement 5 mois ? », et je pense que c’est une question légitime.

Parc en bord de mer, où j’ai couru 10km pour le défi !

Malheureusement, il n’y a pas vraiment de bonne réponse à cette question, et encore moins au Japon où la culture du travail et l’esprit de groupe sont les piliers de la société nippone. Je n’aime pas les généralités, mais au Japon, travailler dans une entreprise signifie plus que simplement gagner de l’argent. On parle ici de donner de son temps et son énergie pour faire prospérer le groupe. Et c’est aussi pour cela que les japonais travaillent autant : quitter le travail avant ses collègues est interprété comme « ne pas s’impliquer autant que les autres, les abandonner ».

Je ne vais pas mentir, c’est une mentalité que je trouve dangereuse et toxique car elle fait peser une charge mentale horrible à toute personne au sein du système, sans parler des problèmes sociaux, voire même de santé que cela peut provoquer.

Tout cela pour dire que quitter le navire après seulement 5 mois, c’est un très mauvais signe pour les recruteurs, qui me voient de fait comme une personne non digne de confiance, pouvant aller voir ailleurs à tout moment… Et comme ils ont raison !

Mentalité d’occidental oblige, ou bien simplement pas l’envie de devenir un esclave moderne, je suis assez inflexible sur la question de la place du travail dans le quotidien. Bien que je sois prêt à faire quelques compromis, j’aimerais garder un minimum de liberté pour entretenir ma vie sociale, ainsi que ma santé physique et mentale, ce qui est déjà une épreuve en tant qu’expatrié (j’y reviens plus tard).

Retrouvailles avec des amis de mon ancienne coloc à Omotesando !

J’enchaine donc les interviews avec les recruteurs, sans grand succès, jusqu’à ce qu’une entreprise que j’ai contactée sur Indeed me propose un entretien en présentiel, chose assez rare pour être soulignée.

L’entreprise est jeune, composée d’une dizaine de personnes entre 20 et 30 ans. Pas d’obligation vestimentaire au travail, une rémunération très correcte pour mon niveau d’expérience, les bureaux situés à 30 secondes à pied d’une bouche de métro… l’entretien se passe à merveille, et je sens que je leur plait également. Si bien que durant ce même entretien, on me propose de rencontrer le Shachou, le PDG de la boîte, directement.

S’en suit une proposition d’embauche, me demandant dans la foulée si je suis disponible dès le lendemain pour commencer à travailler. Un peu sous le choc, mais avec le sourire aux lèvres, j’acceptais donc mon nouveau poste de frontend engineer, poste que je convoite depuis le début de ma reconversion professionnelle !

Je suis toujours au sein de cette entreprise, et bien que je n’aie pas la possibilité de travailler en distanciel, j’aime beaucoup plus l’entreprise, ses valeurs, ses objectifs et ses membres avec qui je m’entends très bien.

Distance, chaleur, surpopulation

Bon, ça c’est pour la partie très positive des news. Maintenant nuançons un peu les propos avec les quelques points négatifs de mon quotidien, ainsi que les autres changements.

Comme j’en parlais quelques lignes au-dessus, je dois me rendre au travail tous les jours, chose qui, j’en ai conscience, est évidente pour la grande majorité de la population active, mais qui change de mon ancien quotidien en full-remote (travail à distance tous les jours).

J’ai désormais 45 minutes de trajet le matin, 45 minutes le soir, me faisant rentrer chez moi aux alentours de 19h30 tous les soirs. Vie tokyoïte oblige, les transports en commun sont rois, et devoir prendre le train en heures de pointes matinales et vespérales (ça veut dire « le soir », j’ai cherché mdr), c’est une vraie épreuve physique et psychologique

(Je sais que j’ai le discours d’une princesse, mais dans le milieu de l’IT, avoir à venir au bureau tous les jours est assez peu courant car tout ou presque peut se faire a distance. Je ne veux pas avoir l’air d’un pourri gâté et offusquer qui que ce soit avec mes propos, je sais pertinemment la chance que c’est de ne pas avoir à se déplacer tous les jours pour se rendre au travail, pitié ne m’en voulez pas !)

Bienvenue a Tokyo un lundi à 8h30 du matin

De plus, l’été et ses journées au ressenti de 45 degrès Celsius faisant son apparition de plus en plus tôt dans l’année, je commençais à fatiguer, semaine après semaine. De par la localisation très excentrée de mon logement , même sortir le weekend impliquait des préparations minutieuses, de longs trajets en train, et bien que j’adorais l’appartement, ma chambre et les autres colocs, j’ai pris la décision de déménager pour me rapprocher du centre de la mégalopole.

J’ai trouvé une chambre dans une nouvelle colocation à Nishi-Shinjuku, très proche de l’hypercentre, mais néanmoins dans un quartier très calme et bien desservi par le métro. Le loyer est moins cher que mon ancienne chambre à Omori, et un immense parc ainsi que de nombreux restaurants se trouvent aux alentours. Le temps de trajet entre ma chambre et mon travail est passé à 30 minutes, ce qui est une grosse amélioration bien que pas encore parfait.

Voici l’endroit d’où je vous écris ces lignes !

Cependant, en comparaison avec l’ancienne colocation, il est difficile de qualifier cette maison de « sharehouse », tant l’esprit de partage et de sociabilisation est absent. Les résidents de cette nouvelle coloc se disent à peine bonjour, aucun évènement de groupe, ni même de repas n’est partagé. Au final je me retrouve avec les inconvénients de la vie en coloc (zones communes, règles, non-propreté) sans les avantages, et je n’envisage donc pas de rester à très long terme ici.

Solitude

C’est un sujet que j’aimerais aborder même si ce n’est pas le plus joyeux, mais depuis quelques mois maintenant, je ressens de plus en plus la solitude qui s’installe dans mon quotidien et mon esprit. Je pense que c’est un trait commun à beaucoup d’expatriés.

Bien qu’il s’agisse d’une décision personnelle, et que ses conséquences soient de mon ressort, j’aimerais tout de même vous partager mon ressenti en essayant de mettre des mots et des exemples pour illuster mes propos. Libre à vous de passer cette catharsis si vous le souhaitez !

Tout d’abord, j’aimerais commencer par expliquer ma décision de quitter la France il y a maintenant 2,5 ans. Pour celles et ceux qui me connaissent, vous devez savoir que je ne me suis jamais vraiment senti à ma place en France. Je suis français, suis né et ai vécu en France jusqu’à mes 26 ans, et pourtant je n’ai jamais eu la sensation de rentrer dans le moule.

Pont à Asakusa

Mentalité, culture, j’ai toujours ressenti et pensé être différent, et cela a provoqué un mal-être m’ayant poussé à m’essayer à une nouvelle vie, en l’occurence au Japon, qui me semblait mieux correspondre à mes valeurs et mes centres d’intérêt.

Dès mon arrivée en 2022, j’ai goûté à l’euphorie du nouveau départ, et ce dans les meilleures conditions possible : fin du Covid, retour à l’école, sharehouse incroyable, et tout ça avec mon meilleur ami qui m’a suivi dans cette nouvelle aventure.

Si vous avez lu mes articles (merci au passage !), vous avez dû suivre mes péripéties pour intégrer la société japonaise étape par étape, en commençant par l’apprentissage du japonais, puis la recherche d’emploi. J’ai fait de mon mieux pour essayer de rentrer dans ce nouveau moule, mais il y a cependant une difficulté de taille : je ne suis pas japonais de naissance.

Il est quasiment impossible de s’approprier une culture en arrivant dans un nouveau pays comme cela, et je pense que ça s’applique dans n’importe quel pays du monde. De fait, j’essaye de rentrer dans un moule qui ne semble pas vouloir de moi, peu importe mes efforts. J’aime mon quotidien au Japon, bien plus que lorsque j’étais en France, mais j’ai encore une fois cette sensation de ne pas appartenir complètement à ce nouvel environnement.

Après, c’est quelque chose dont j’avais conscience avant mon départ, surtout vu la réputation du Japon par rapport à l’intégration des étrangers, mais le vivre et surtout le réaliser sont une autre histoire !

(PS : Ce n’est pas moi sur la photo !)

Il ne tient qu’à moi de trouver les réponses à mes questions. Avec le temps j’apprendrai à accepter mes tourments et à aller de l’avant, je n’en doute pas !

Pourquoi je vous parle de tout ça ? Outre le fait que j’ai certainement besoin d’exprimer ce que je ressens à l’instant T, je me suis dit qu’il est aussi important de relater les difficultés qu’on peut rencontrer en tant qu’expatrié. Tout n’est pas tout rose et il ne faut pas se fier uniquement à ce qu’on peut voir sur les réseaux sociaux où tout semble toujours parfait !

Je réalise que ma famille et mes amis me manquent cruellement, et même si je ne donne pas beaucoup de nouvelles, sachez que je pense souvent à vous ! ❤

Conclusion

Pas mal de changement ces derniers mois, globalement positifs, et bien que j’ai beaucoup de choses en tête, je reste persuadé que les mois à venir seront plein de positif ! Comme d’habitude merci d’avoir lu cet article, et je vous dis à la prochaine !

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Pour être honnête avec vous, peu de choses se sont passées, mais elles sont néanmoins importantes et méritent que j’en parle dans cet article !

Vie professionnelle

On commence par le gros morceau, le travail. Dans mon article précédent Rétrospective 2023, j’évoquais mes doutes concernant les conditions de travail au sein de mon entreprise. Qualité du travail, pertinence des tâches demandées, rémunération, j’avais beaucoup d’interrogations concernant ce poste.

Il y a quand même eu du changement après les premiers mois de « formation ». Je vais d’ailleurs parler de celle-ci afin d’étoffer mon cahier de doléances.

Formation

Lors de mon entrée dans l’entreprise, en tant que novice dans le domaine, on nous a promis une formation sur 3 mois, censée nous inculquer les rudiments de la programmation informatique de manière générale, mais également plus ciblée avec notamment l’apprentissage du langage Java (un des langages les plus courants et versatiles dans le milieu du développement).

Cette formation devait se dérouler en 2 temps : la partie bachotage, avec des créneaux alloués sur le temps de travail pour étudier, puis la partie pratique OJT (On-Job-Training) où l’on devait utiliser ce qu’on avait appris en conditions réelles avec un tuteur. Le tout étant une formation financée par le gouvernement, l’entreprise touchait bien évidemment des subventions. Au terme de la formation, on nous demandait de passer un examen officiel afin d’obtenir une certification reconnue.

Un joli pont du palais impérial de Tokyo

Sur le papier, ça à l’air sympa. Dans les faits, on nous a simplement fourni 2 gros livres de bachotage pour l’examen, et souhaité bonne chance. Bien sur, aucun créneau d’étude n’était alloué, et il nous fallait étudier par nous même quand on le pouvait, sur notre temps libre. Egalement, pas de tuteur, ni même de projet pour nous faire la main.

Concernant la certification, les frais d’inscription s’élèvent à environ 300€ par participation au test. Le premier passage était financé par l’entreprise, mais en cas d’échec, il faudrait payer soi-même les prochains essais…

Pour résumer, l’entreprise touchait de l’argent, sans prodiguer ladite formation, nous poussant à étudier sur notre temps libre, et en prime nous demandant de remplir un carnet de route afin de le transmettre aux organismes de subvention comme preuve.

Bref, maintenant que j’ai craché mon venin, revenons à nos moutons et à pourquoi j’ai eu la sensation que les conditions de travail ont changé après la formtion.

Accélération

Après cette formation donc, j’ai eu un entretien avec mon manager direct pour discuter de ma position au sein du projet dans lequel j’évoluais, mais de manière plus générale pour prendre la température sur ma situation dans l’entreprise.

C’était une occasion en or pour moi de m’exprimer, car pour une fois j’avais l’occasion de rencontrer mon manager face-à-face dans les locaux de l’entreprise de Tokyo. Etant à 100% en distanciel, je le rencontrais pour la première fois, en vrai, après 3 mois…

Jusque là, le projet était sous-traité à l’étranger, et la plupart des « développeurs » de notre équipe étaient des personnes qui n’avaient jamais écrit une ligne de code de leur vie. Leur simple intérêt pour le domaine de l’IT, couplé à la « formation » devant leur permettre d’évoluer, leur a permis d’intégrer l’entreprise.

De ce fait, j’étais le seul qui pouvait utiliser ses connaissances pour écrire du code et résoudre les tâches, au lieu de bêtement les traduire en anglais avant de les transmettre au sous-traitant.

Je fais donc part de mon envie de traiter plus de tâches concrètes au manager, et ce dernier, très compréhensif, me promet qu’il y aura du changement dans la façon de procéder au sein du projet. Pour une fois, ce n’était pas un mensonge.

Les semaines qui suivèrent s’en sont trouvées bien plus intéressantes, car je pouvais enfin m’exprimer et effectuer des tâches pertinentes à mon poste. De plus, le projet en question étant du développement web, c’était exactement ce qui me correspondait.

Le lever du Soleil de nouvel an, tradition ici, la plage de Enoshima en a fait les frais !

Personnellement, j’apprends beaucoup et je pense plutôt bien me débrouiller… voir même trop bien. Après quelques semaines, je sens le gap se creuser avec le reste de mon équipe, qui lui n’a pas encore les compétences requises pour le développement web. Eux se focalisant sur l’apprentissage de Java, il s’avère que ce dernier n’était pas utilisé dans notre projet, nullifiant son utilité à l’instant présent.

Excès de vitesse

En intégrant progressivement la charge de travail auparavant sous-traitée, je me suis retrouvé naturellement à montrer la voie à mes coéquipiers, y compris à mes senpai (Collègues ayant intégré l’entreprise avant moi).

J’étais sur tous les fronts : écriture de code, répartition des tâches de la journée pour l’équipe, soutien technique, j’étais devenu, en l’espace de quelques mois, la personne à qui on s’adresse quand quelque chose ne va pas dans le projet.

J’ai même dû m’occuper de gérer 2 employés étrangers qui ne pouvaient pas parler Japonais, et leur donner des tâches alors même que ces derniers avaient plusieurs années d’expérience dans le milieu.

Ce rythme effréné a continué de s’accentuer, jusqu’au point où j’ai dû faire des journées de 10 à 12 heures pour essayer de combler le retard qu’avait pris le projet. Ce retard était notamment dû à la mauvaise qualité du code produit par le sous-traitant, couplé à de mauvaises bases du projet (Documents illisibles, cahier des charges peu clair, mauvaise utilisation des outils, problèmes de communication…).

Bref, tout cela en étant toujours en période d’essai, payé 1000€ net par mois pour 40h/semaine dans la capitale d’un pays développé… Bizarre.

Pour information, cela correspond à environ 2.4 millions de yens brut par an, bien loin de la majorité de développeurs touchant de 6 à 9 millions de yens. (cf Statistiques développeurs Tokyo 2023)

Décision

Réalisant de plus en plus l’absurdité de ma situation, j’ai commencé (ou plutôt continué) à chercher du travail en parallèle, jusqu’au point où j’ai pris une décision radicale : démissionner de mon poste.

C’était une idée qui me trottait dans la tête depuis trop longtemps. Il fallait que je fasse quelque chose, mais difficile de chercher activement du travail quand ses propres heures de travail se chevauchent avec celles des potentiels recruteurs.

C’est après un entretien individuel avec le PDG de l’entreprise que j’ai pris ma décision. D’un côté lui était très satisfait de mon développement dans l’entreprise, et me proposait logiquement un CDI. De l’autre côté, je lui partageais mes sources d’insatisfaction quand à la rémunération, auxquelles il m’a simplement répondu qu’il n’y aurait pas d’augmentation significative : 5% contre les 50% que je demandais.

50%, ça paraît beaucoup, mais en réalité cela m’apporterait un salaire à peine correct par rapport à ce que les développeurs de ma branche obtiennent à Tokyo en 2024.

Je lui ai donc annoncé ma démission, et ai officiellement effectué mon dernier jour le 29 Février 2024.

La skytree tower, toujours aussi majestueuse

Sans regret

Je sais que j’ai beaucoup parlé en mal de mon entreprise, mais en réalité, j’ai vécu une expérience très formatrice durant ces 5 mois, et j’ai gardé de très bons contacts avec mes anciens collègues, chose qui me tient particulièrement à coeur.

Maintenant, j’ai donc officiellement 3 mois (un peu plus de 2 au moment où cet article est publié) pour retrouver du travail avant que mon visa de travail soit remis en question. En effet, bien que je ne perde pas mon visa en cas de perte d’emploi, il est nécessaire de retrouver un poste dans les 3 mois. Logique, car posséder un visa de travail sans travail ne fait pas vraiment sens.

Me retrouvant donc avec une montagne de temps libre, j’ai décidé qu’il était temps, après 2 ans, de venir faire un coucou à mon pays natal, la France !

Voyage en France

Maintenant, parlons de quelquechose de plus léger, parlons de ce retour en France qui me tenait tant à coeur. C’était mon objectif numéro 1 de cette année, et sans ma démission, je pense qu’il aurait été difficile à réaliser. Profitant donc de l’occasion, je saute dans le premier avion et me voila parti pour 32 heures de trajet (oui, j’ai pris le billet le moins cher :p).

Je vais pas mentir, c’était long, mais quel plaisir de retrouver ses proches après autant de temps hors de son nid!

C’est une sensation indescriptible, et j’irai même jusqu’à dire que j’étais littéralement sous le choc pendant les 3 premiers jours. Alors que 2 ans se sont écoulés, remplis de nombreuses aventures, et plus généralement d’une nouvelle vie de l’autre côté du globe, revenir en France m’a donné l’impression de sortir d’un très long rêve et de retrouver le Florian d’avant son départ.

Le matin, en me réveillant dans mon ancienne chambre, celle où j’ai passé la majeure partie de ma vie, je passais 5 bonnes minutes à regarder autour de moi pour vérifier si je ne rêvais pas.

Pour celles et ceux qui ont déjà vu le film Inception, j’avais la même sensation que la scène vers la fin du film où le personnage se réveille dans l’avion, et où le spectateur ne sait pas si ce qu’il voit est réel ou non.

Mes premières interactions en Français se sont révélées… disons particulières. Le premier matin, je suis allé à la boulangerie acheter du pain. Je n’ai jamais été aussi stressé de parler à la boulangère de toute ma vie. Les codes sociaux et la langue sont tellement différents entre la France et le Japon que j’en avais presque oublié une partie après autant de temps hors du pays.

Heureusement, on n’oublie pas ses origines, et le Français revient très rapidement (l’accent du Nord avec…). Pendant cette dizaine de jours, j’enchaînais les visites et repas, et ça m’a fait du bien de retrouver toutes ces personnes.

Pour certaines, beaucoup de choses ont changé : enfants, mariage, maison… Pour d’autres, je les retrouvais intactes, et dans un cas comme dans l’autre, j’ai pu partager du temps comme si je n’étais jamais parti et que ces 2 ans n’étaient juste qu’une ellipse narrative au milieu de notre histoire commune.

Duel au sommet

Bien que la météo ait été un peu capricieuse, j’ai quand même pu visiter un peu la France, et notamment découvrir la ville de Lyon qui m’a séduit de par sa culture et son architecture !

J’ai pu également retrouver Lille, ville où j’ai passé 5 ans de ma vie pour les études, et il faut dire : qu’est ce qu’elle est jolie cette ville !

Après cette dizaine de jours hors du temps (littéralement, le décalage horaire a fait des dégâts), il a fallu retourner dans son fief. J’étais content de rentrer et revoir tout le monde, mais j’étais aussi impatient de rentrer et retrouver mes marques au Japon. Pour moi, être satisfait autant au départ comme à l’arrivée, est le signe d’un voyage réussi, et j’espère un jour pouvoir retourner en France pour déguster de bons mets avec les copains !

Et maintenant ?

Maintenant que cette parenthèse est terminée, il faut retourner au charbon et s’atteler à trouver un nouveau poste. Le loyer ne se paye pas tout seul, et l’horloge tourne pour le visa.

J’ai déjà commencé et ai réalisé quelques entretiens, mais le marché étant très compétitif à l’heure actuelle, il va me falloir un peu de temps et beaucoup de détermination pour décrocher la perle.

En attendant, je profite de ces derniers jours d’hiver pour peaufiner mon japonais, m’instruire sur différents sujets d’actualité comme les cryptomonnaies, ou simplement passer du temps avec mes amis, enchainant les 花見(hanami), qui consistent à explorer les parcs en quête de cerisiers en fleurs et à s’installer à l’ombre de ces derniers.

Conclusion

Ce début d’année aura été marqué par deux évènements majeurs pour moi : mon voyage en France, et ma démission. Cette dernière n’étant pas à prendre à la légère, je dois faire de mon mieux pour retrouver un emploi au plus vite pour garder mon titre de séjour ici. J’ai cependant de bons espoirs, d’autant plus que la période est propice aux recrutements.

Je vous tiendrai bien évidemment au courant de tout cela, mais d’ici là, je vous souhaite une bonne continuation et plein de bonnes choses !

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Rétrospective 2023

Rétrospective 2023

Et une année de plus qui se termine. Les fêtes de fin d’année, les sourires, mais aussi les gens qui vous manquent. C’est aussi ça la vie d’expatrié à l’autre bout du globe ! Pendant que la plupart célèbre en famille et entre amis, je vais en profiter pour vous faire un point sur mon année 2023, qui n’aura pas été de tout repos ! Accrochez-vous, car j’ai beaucoup de choses à vous partager !

Il s’est passé quoi en 2023 ?

Fin 2022, je m’étais fixé de nombreux objectifs pour l’année 2023, notamment dans le but de m’installer définitivement au Japon. Plutôt qu’avec une approche thématique, je vais vous faire une présentation au fil des périodes clés de cette année, car celle-ci, bien que mouvementée, a été plutôt linéaire dans son ensemble.

Phase 1 : Janvier – Avril. Continuation.

Dans la continuité de l’année 2022, j’ai poursuivi mes études de langue dans le but de passer le JLPT N2, cette certification qui atteste d’un niveau suffisant en japonais pour communiquer dans un cadre professionnel en japonais.

Rappelons qu’avec mon échec cuisant de Décembre 2022, la prochaine session d’examen se tiendrait seulement 7 mois plus tard, en Juillet 2023, et je comptais bien mettre les bouchées doubles pour l’obtenir.

La motivation toujours présente, j’ai donc continué a me surpasser pour atteindre mon but. Cependant, bien que le N2 soit un bel objectif en soi, je gardais en tête que ce n’était juste qu’une certification qui devait me permettre de trouver du travail plus facilement. J’ai donc commencé à graduellement changer mon attention de cible à partir du mois d’Avril, pour me concentrer sur la recherche d’emploi, et les études de programmation.

C’est à partir de ce mois d’Avril que les choses sérieuses ont commencé pour moi !

Phase 2 : Avril – Juillet. Pas de répit.

Avril a été la plaque tournante de cette année d’un point de vue mental. Tout d’abord car j’ai quitté les cours de japonais de l’après-midi, pour intégrer ceux du matin, et ça aura été un plutôt gros changement de rythme, autant d’un point de vue de la routine que de niveau des cours.

En effet, le matin étant réservé aux niveaux N2 et plus, je me suis retrouvé propulsé dans une classe de gens très doués, travailleurs, et la qualité de l’enseignement s’en est retrouvé bien meilleure. J’ai tout de suite senti les résultats après seulement quelques semaines, et a ma grande surprise, j’enchainais les examens blancs de N2 aisément, ce qui m’a donné de la confiance pour le vrai examen du mois de Juillet qui s’est avéré positif !

J’ai enfin décroché mon JLPT N2 en Juillet 2023 !

A partir de fin Avril je le disais, j’ai commencé ma recherche d’emploi dans le domaine du développement web, et c’était sans aucun doute la période la plus éprouvante que j’ai vécue à ce jour depuis mon arrivée.

Sans parler de la difficulté de base que représente la recherche d’emploi, avoir a le faire dans une langue étrangère est un exercice très demandant physiquement et moralement. Ajoutez à ça mon inexpérience professionnelle, et vous obtenez des refus à la pelle, des spams de recruteurs prêts à vous refourguer n’importe quel job qui traîne pour remplir leur quota, des journées entières à retravailler vos CVs, lettres de motivation et portfolio pour qu’on vous dise qu’ils ne sont pas adaptés aux besoins du marchés…

En plus de tout cela, j’avais la pression montante de la deadline du visa en fin Septembre, soit quelques mois avant de devoir renoncer à tout ce que j’avais accompli jusque là. L’angoisse montait littéralement chaque jour, à chaque refus, à chaque entretien, car je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur.

Bref, j’ai vraiment passé un sale quart d’heure, ce qui est un peu dommage car cette période de l’année est ma préférée au Japon. Heureusement, j’ai pu profiter de mes bros venus me rendre visite, et j’ai pu ainsi reprendre mon souffle en plein marathon.

Ils sont pas beaux ces 3 bg ?

J’ai également commencé à réaliser à cette période qu’après 1 an sur place, je commençais vraiment à me sentir à l’aise sur beaucoup de choses du quotidien, et notamment des choses qui pouvaient me donner des cheveux blancs un an auparavant lorsque je ne pouvais pas encore communiquer. Faire ses courses, prendre les transports, conduire une voiture, se déplacer à vélo, effectuer des démarches administratives… Toutes ces choses du quotidien qui, l’air de rien, sont très différentes de lorsque je les réalisais en France.

Revenons à nos moutons, et laissez-moi vous parler de ma proposition d’embauche, suivie des 3 mois décisifs qu’ont été Juillet, Août et Septembre.

Phase 3: Juillet – Septembre. Transition.

L’euphorie…

Vers la mi-Juillet, après presque 3 mois de recherche d’emploi, je suis finalement parvenu a décrocher une proposition d’embauche dans une entreprise acceptant des profils de tous les niveaux. Pour la première fois, j’allais intégrer une entreprise japonaise, et mener la vie de salary man que je visais depuis le début de cette aventure.

Cerise sur le gâteau, le visa est fourni avec le package. J’ai retrouvé le sourire en l’espace d’un coup de fil !

Mais, évidemment, ce n’était que le début. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est toujours le début, peu importe ce que j’accomplis, et c’est un peu fatiguant de se le répéter, mais malheuresement c’est la réalité quand on décide de recommencer presque l’intégralité de sa vie dans un nouveau pays.

Une deuxième ascension du mont Fuji afin de marquer le coup, et j’enchaîne avec la partie un peu moins marrante de cette phase 3…

La vue depuis le sommet du mont Fuji, au lever du Soleil

… avant le début des galères

Après l’annonce, suivie quelques jours après du moment de la signature du contrat, quelques mauvaises surprises apparaissent déjà. Le salaire n’est pas franchement bon, les tâches qu’on va me fournir ne sont pas définies, une période d’essai sous forme de CDD accompagnée d’une condition pour l’obtention du CDI : passer une certification en programmation (Java SE 11 Silver pour les curieux). Beaucoup de zones d’ombres, mais à ce stade je n’allais pas me permettre de faire le difficile. Je signe donc, et entame les procédures pour le changement de visa.

Au moment de la signature de mon contrat, il me restait 2 mois avant de terminer les cours (fin Septembre) et donc avant l’expiration de mon visa étudiant. En recherchant sur le web, j’apprends que la procédure de changement de visa prend en moyenne 1 mois, ce qui me laisse largement le temps de boucler mes derniers mois de cours, avant de transitionner vers mon nouveau poste d’ingénieur IT censé débuter en Octobre.

Les nombreux documents assidûment préparés, je me rends donc au bureau de l’immigration, lieu maudit par tous les êtres humains ayant expérimenté ses files d’attentes interminables et ses formulaires incompréhensibles. Cette première visite se passe plutôt sans encombre, malgré une petite confusion de ma part quand à l’ordre dans lequel je devais accéder aux guichets. En effet, au moment de tendre les nombreux documents à la personne au guichet, celle-ci me rétorque que je dois me rendre à une autre comptoir pour récupérer un document, avant de revenir à celui-ci. Heureusement, je suis chanceux et le jour de ma visite était plutôt calme, me permettant d’enchainer les guichets presque sans attente.

Cependant, un élément clé de cette histoire s’est joué lors de cette première visite : parmi les documents que j’ai fourni se trouvait mon diplôme d’enseignement supérieur, nécéssaire à la demande de visa de travail. A ma grande surprise, la personne au guichet, après avoir consulté les nombreux éléments de mon dossier, me rend la moitié de ces derniers, y compris le diplôme. Sur le moment, je me dis que c’est tout à fait normal, sauf que cela s’avèrera source de problème pour la suite. Evidemment, je n’en savais rien sur le coup !

C’était donc parti pour 1 long mois d’attente avant d’obtenir des nouvelles de ma demande. Je continue donc d’aller en cours, mais en vérité, à ce moment là, mon esprit n’est plus à l’apprentissage du japonais. J’avais atteint mes 2 objectifs, passer le JLPT N2 et décrocher un travail. A ce moment, j’étais entre deux phases clés de ma vie, et j’avais du mal à trouver du sens à aller en cours.

Le soir du feu d’artifices estival de Jingu-Mae, à 30 secondes de chez moi

Les semaines d’un été suffoquant passent donc, et après un peu plus d’un mois, je reçois enfin une lettre de la part de l’immigration. Le soulagement, à seulement 1 mois avant la fin de mon visa étudiant… Sauf que tout ne se passe pas comme je l’imaginais. Cette lettre renfermait des instructions pour faire parvenir des documents supplémentaires pour ma demande de visa. Autrement dit, c’est seulement après ces longues semaines qu’ils se sont rendus compte qu’il manquait … mon certificat de diplôme en France ! Et oui, celui qui m’a été rendu lors de ma première visite !

A ce moment, je ne vais pas vous mentir, je commence à paniquer. Mon entreprise me presse de faire les démarches administratives car je suis censé commencer mon contrat dans moins d’un mois. De mon côté je commence à penser que je n’ai pas les documents nécessaires, et encore plus quand, après avoir renvoyé document demandé par la poste, je reçus à nouveau le même type de lettre la semaine suivante.

Cette fois, je décide d’y aller en personne plutôt que de poster le document. Sauf que ce jour la, c’était l’apocalypse à l’immigration. J’ai passé 3 heures à attendre mon tour juste pour donner mon document au comptoir. Le trajet prenant 1 heure aller-simple, c’était donc une après-midi complète de gâchée pour faire le postier. Sauf que j’ai bien fait, car 2 semaines plus tard, tout juste une semaine avant la date butoire du visa, je reçois la lettre salvatrice, mon visa était prêt, et je devais aller le chercher. Ni une, ni deux, je saute dans le train et après quelques heures d’attente, je ressors avec le saint Graal en poche !

Au même moment, je terminais ma dernière semaine de cours, qui s’est clôturée par un restaurant avec toute la classe et les professeurs. Une année et demie d’apprentissage, des centaines d’heures investies, des rencontres, et enfin des émotions car j’allais enfin commencer la vraie aventure ici, celle où je peux enfin me concentrer sur des choses concrètes et qui ont du sens pour ma carrière.

Dernier jour de classe et remise des diplômes !

Phase 4: Octobre – Décembre. Adaptation.

Premiers pas dans la cour des grands

2 Octobre 2023, mon premier jour officiel en tant qu’ingénieur IT dans une entreprise japonaise, au Japon. Pour écrire cette phrase, cela m’a demandé 1 an et demi d’efforts, de sacrifices et d’économies parties en fumée. Mais c’est sans regrets !

La semaine auparavant, j’ai profité d’avoir du temps libre pour visiter l’île artificielle d’Odaiba, qui était bien sympathique avec sa plage et ses paysages à l’américaine !

Odaiba et sa réplique de la statue de la liberté

Le jour J, j’enfile donc mon meilleur costume de salary man, et me rends à l’endroit qui m’a été indiqué. Un open space situé dans les hauteurs d’un gratte-ciel, en plein coeur des quartiers business de Tokyo. Je me sens tout petit et un peu décontenancé face à ce nouveau monde dans lequel je viens de faire irruption. Je rencontre donc 2 collègues, ainsi qu’une nouvelle employée, comme moi. Nous recevons nos ordinateurs, puis on nous explique la politique de l’entreprise et son fonctionnement. Le tout étant en japonais, j’avoue avoir compris à peine le quart de ce qui nous a été transmis, mais ce n’est pas grave.

En dehors de cette introduction, nous n’avons rien fait de plus de la journée, et à 18 heures il était temps de rentrer. J’apprenais que dès le lendemain j’allais travailler en distanciel, car l’office de Tokyo était en déménagement.

Dès le lendemain donc, depuis ma petite chambre dans laquelle j’étais resté ces 18 derniers mois, je commençais donc ma formation pour intégrer l’équipe de développement interne de l’entreprise. J’apprends beaucoup sur la façon de travailler, mais également sur le réel fonctionnement de la société.

Il s’agit d’une entreprise du numérique (IT) de type SES (System Engineering Service), un système très répandu au Japon. Le concept est assez simple : l’entreprise recrute et forme des ingénieurs de tous les niveaux, même des personnes n’ayant jamais écrit de lignes de codes de leur vie, du moment qu’elles sont prêtes à apprendre. L’entreprise va donc former les nouvelles recrues en les faisant participer à des projets de développement en interne, en leur demandant d’étudier sur leur temps libre.

Après quelques mois, lorsque l’employé a monté en compétences, vient le moment le plus important de ce système, à savoir l’outsourcing. En effet, le point clé de ces entreprises SES, est qu’elles « prêtent » leurs ingénieurs à des entreprises qui ont des projets temporaires, mais qui ne cherchent pas à embaucher, ou former du personnel. A la place, ces entreprises clientes vont « louer » des ingénieurs prêts à l’emploi auprès des entreprises SES.

Jusqu’à un peu plus tôt cette année, je n’avais aucune idée de l’existence de ce système, mais il est omniprésent ici. J’ai un peu l’impression que ce système s’apparente au système du consulting en France, même si ici il est plutôt orienté IT.

Changement de décor

Passant mes journées de travail dans ma petite chambre partagée, sans lumière du Soleil, j’ai commencé à me dire qu’il était peut-être temps de déménager et trouver un endroit un peu plus confortable, d’autant plus que je commençais à enfin percevoir des revenus.

Après de longues recherches infructueuses, j’ai eu un énorme coup de chance. Un ami a moi venait juste d’acheter un grand appartement dans le but de le transformer en colocation, et il cherchait désormais des résidents pour remplir les chambres.

Un peu dubitatif aux premiers abords, j’ai tout de même décidé d’aller lui rendre visite, et là, c’est le coup de coeur. Un appartement spacieux, refait à neuf, dans un quartier résidentiel proche de la gare, et à ma grande fortune, une chambre orientée sud avec grande bévitrée était encore libre. Ni une ni deux, je fais savoir à mon ami que je comptais emménager, et après signature du contrat et un petit mois de préavis, me voila installé dans ma nouvelle chambre privée, après 18 mois de cohabitation permanente.

Sympa le salon !

Routine … ?

Après une période interminable de changements et démarches administratives, a commmencé une période un peu plus… monotone dirons-nous. Bien que le premier mois et demi de travail ait été assez difficile en termes d’adaptation et d’apprentissage, je suis désormais plus à l’aise avec les tâches qu’on me demande, et je pense même plutôt bien me débrouiller, sans doute grâce à mon année d’apprentissage autodidacte du développement web.

Jusqu’à maintenant, mes journées de travail commencent à 9:30 pour se finir à 18:30. J’avoue que ça change de mon ancien poste en France ou je terminais à 16:30, me laissant le reste de la journée pour profiter. 18h30, c’est un peu difficile, car avec les tâches du quotidien il ne reste vraiment que peu de temps libre. Je ne suis cependant pas à plaindre, la plupart des gens ont soit des heures supplémentaires obligatoires, soit en moyenne 1 heure de transport, soit les deux.

Heureusement, je parviens tout de même à profiter du temps libre pour sortir de la ville avec mes anciens colocs, partageant par exemple un weekend au camping à Okutama, dans une ambiance de camp de vacances. C’était vraiment chouette !

Repas au gîte !

Cela fait maintenant 3 mois que j’ai commencé ce nouveau travail, et j’ai un avis mitigé sur celui-ci. Le contenu du poste n’est pas franchement intéressant (le développement du projet est sous-traité, et nous ne faisons presque uniquement que du contrôle qualité), le salaire est à des années lumières de ce à quoi je devrais pouvoir prétendre, même ici au Japon, et ce système de SES est un peu vicieux car je risque d’être assigné à un projet que je ne veux pas réaliser.

Par exemple, on m’a indiqué que j’allais potentiellement être assigné à du helpdesk, qui est en gros de l’assistance informatique aux autres employés de la société, par exemple lorsqu’un pc est cassé, lorsqu’une imprimante ne fonctionne plus… La seule raison pour laquelle ils voudraient m’assigner à cette tâche est… parceque je sais parler anglais. Inutile de vous dire que j’ai gentiment refusé l’offre !

Avec toutes ces petites choses mises bout-à-bout, j’ai continué à chercher du travail en parallèle, afin de voir si je ne pouvais pas trouver mieux. C’est aussi un bon moyen pour moi de savoir ce que je vaux, de pratiquer mon japonais business, de voir l’état du marché (spoiler : il est catastrophique), et éventuellement de dégoter un meilleur poste, maintenant que le problème de deadline du visa n’est plus au goût du jour.

Après 2 mois à chercher, je n’ai toujours pas trouvé de meilleure solution, malgré la dizaine d’entretiens que j’ai pu effectuer. Être débutant en 2023 est un vrai calvaire, et je commence à me dire que rester dans mon entreprise pour cumuler l’expérience n’est peut-être pas une si mauvaise idée. Je vous tiendrai au courant évidemment !

Conclusion

Cette année 2023 aura été intense, comme prévu, et n’aura pas manqué de rebondissements. Je suis parvenu à atteindre mes objectifs fixés lors de mon arrivée ici, et c’est une grande fierté pour moi d’avoir relevé tous ces défis. L’aventure n’est bien évidemment pas finie, mais je pense que 2024 sera un peu moins riche en émotions, car je pense me concentrer sur mon évolution professionnelle, notamment avec la recherche d’un meilleur poste.

Je vous remercie chaleureusement pour votre soutien permanent, vos messages et vos réactions à mes posts/stories. Ca fait vraiment chaud au coeur de savoir que malgré la distance, je peux compter sur vous dans mes moments de doute, comme dans mes moments de joie !

Je vous souhaite une bonne fin d’année 2023, et tout le meilleur pour l’année 2024 !!!

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Oulalalala … Comme le temps passe vite, déjà 3 mois qui se sont écoulés ici, et le début de l’enfer l’été se fait sentir à grands coups de canicules et de taux d’humidité délirants ! Dans cet article je vais vous parler ce qui s’est passé dans ma vie à Tokyo après plusieurs semaines d’adaptation,…

Nouveau départ

Aaaah, qu’est ce que j’ai rêvé de pouvoir écrire à nouveau sur ce blog qui prenait un peu la poussière ! Ca y est, je suis enfin de retour dans mon pays de cœur après 2 longues années d’attente, et après un peu plus de deux semaines sur place, j’ai déjà pu retrouver un peu…

Ça fait 1 an… Je deviens quoi ?

Eh oui, le 29 Décembre 2020 marque le premier anniversaire de mon départ au Japon, aventure supposée durer jusqu’à cet anniversaire précisément, mais écourtée en Avril 2020 par le coronavirus. Cette année, très particulière pour tous, encore plus pour moi, restera sûrement gravée dans ma mémoire pour de nombreuses raisons. Parfois bonnes, surtout mauvaises, mais…

C’EST FAIT !!!

Cela fait des mois, si ce n’est des années, que j’attendais de pouvoir écrire cet article. Vous me pardonnerez une nouvelle fois la longue période sans nouvelles, mais cette fois-ci, j’ai de bonnes excuses !

C’est quoi ce titre d’article Flo???

« C’est fait !!! », eh oui, je suis enfin en mesure de vous partager le fruit de mes efforts après cette année et demie à travailler dur pour atteindre mes objectifs. Je vous parle de tout cela sans plus tarder !

Japonais

Dès mon arrivée au Japon, j’ai tout de suite mis l’accent sur l’apprentissage de la langue, car elle est pour moi la priorité absolue pour pouvoir évoluer dans n’importe quel pays. J’avais pour objectif d’atteindre un niveau JLPT N2 dès que possible, car il sert de base solide pour la recherche d’emploi, mais aussi au-delà de la qualification en elle-même, il s’agit d’un niveau de japonais correct pour pouvoir comprendre ce qui se passe autour de soi.

Je vous avais anoncé avoir échoué une première fois lors de la session de Décembre 2022, à 3 points près (sur 180), et que j’avais l’intention de repasser le test avec plus de préparation en Juillet 2023.

Eh bien je suis fier de vous annoncer que j’ai enfin obtenu mon JLPT N2, après quasiment 1 an et 3 mois d’école de japonais !

Cela n’aura pas été facile, mais j’y suis parvenu tant bien que mal ! Cette fois-ci, le lieu d’examen était beaucoup plus adapté que lors de la première session (une salle de classe, c’est quand même mieux qu’un hall de 2000 personnes). De plus, avec 6 mois d’école dans les pattes, qui plus est avec un niveau qui avait augmenté suite à mon passage en classe du matin, j’ai pu décrocher un score de 103 sur 180, suffisant pour décrocher le certificat !

Cependant, je dois avouer que je m’attendais à mieux, car les examens blancs qu’on pouvait réaliser en classe tournaient autour des 125-130 points, mais peu m’importe, car la note n’a pas d’importance ici.

Egalement, après le premier échec en Décembre l’an dernier, j’ai commencé à déplacer mon attention et mon énergie dans l’apprentissage de la programmation, puis dans la recherche d’emploi en parallèle, laissant peu de place à l’apprentissage intensif de la langue comme j’ai pu le faire en 2022, sans pour autant abandonner complètement la langue (car je continuais les cours sérieusement tout de même).

Avec du recul, c’était le bon choix à faire, car les bonnes nouvelles n’arrivent pas seules…

Travail

Sans conteste le plus gros chantier de cette année 2023 pour moi, la recherche d’emploi dans l’IT (informatique) aura été, comme prévue, plutôt difficile sur bien des aspects, mais très formatrice.

Tout d’abord car je n’ai pas d’expérience professionnelle dans ce domaine. Combien de fois ai-je été abordé par des recruteurs assoiffés de remplir leurs quotas, me proposant des postes avec 3-5 ans d’expérience requise, avant que ces derniers ne se rendent compte de l’incompatibilité de mon profil.

Grâce à cela, j’ai cependant appris énormément sur la façon dont se déroulent les entretiens en japonais, les codes et formules de politesses (un peu trop nombreuses à mon goût). La rédaction de mails à caractère professionnel a également fait partie des nouvelles cordes ajoutées à mon arc.

Après de nombreux refus, la deadline de la fin de visa approchant à grand pas, et les économies fondant comme neige au Soleil, c’est le stress qui a commencé à s’emparer de mon quotidien. Je ne vais pas mentir, c’était vraiment une période horrible. J’avais cette boule au ventre tous les jours, avec une pléthore de questions existentielles qui tournaient en boucle dans mon esprit. « Est-ce que ça en vaut la peine ? Est-ce que j’en suis capable ? Pourquoi suis-je allé aussi loin ? Dans quel but ? », c’était une vraie remise en question permanente…

Avec cette pression permanente, difficile de garder la motivation, que ce soit pour étudier (le japonais ou la programmation), pour travailler sur mes projets personnels, pour voyager, voire même pour profiter des moments avec les amis à l’extérieur. Difficile de profiter d’un weekend à l’éxtérieur quand on n’a toujours pas trouvé le moyen de rester à long-terme au Japon.

Cependant, je n’ai pas abandonné, et après environ 2,5 mois de recherche intensive, j’ai enfin reçu le coup de fil salvateur. « Félicitations, vous avez été sélectionné pour intégrer notre entreprise ». Et là, le soulagement. Un poids énorme tombe de mes épaules. Après quasiment un an et demi à travailler dur, je suis enfin parvenu à trouver le moyen d’ouvrir le parachute qui me permettra de me poser en sécurité au pays que je convoite depuis si longtemps…

Plus précisément, je vais intégrer une entreprise de développement de logiciels de systèmes embarqués, pour faire simple, je vais développer les interfaces de nos téléphones, voitures, et autres objets du quotidien qui possèdent un écran de contrôle.

« Mais Flo, tu avais pas dit que tu voulais devenir développeur Web ? »

Bien vu. En effet, j’ai du renoncer temporairement à cet objectif. Ne trouvant pas d’opportunité dans ce milieu, j’ai préféré jouer la sécurité et m’assurer un visa de travail. Cependant, je compte bien continuer à chercher dans ce domaine. En plus, être polyvalent et savoir maitrîser plusieurs langages de progrmmation est un vrai plus dans le milieu de l’IT, ce nouveau poste va donc tout de même m’apporter quelque chose d’un point de vue professionnel.

Je vais donc commencer mon nouveau job très prochainement; début d’Octobre. J’ai hâte de commencer, mais je suis assez stressé, car mon niveau de japonais semble assez limite pour pouvoir intégrer complètement une entreprise japonaise. J’ai déjà eu un premier contact avec mon supérieur, et on ne peut pas dire que j’ai vraiment aimé. On m’a fait comprendre que j’allais devoir « rattraper » mon niveau de japonais, mais également étudier des langages de programmation que je n’imaginais pas étudier dans le cadre de ce poste. Même la formation de 3 mois que je dois suivre à mon arrivée est différente de ce qu’il m’a annoncé.

Bref, ce n’est pas encore parfait, mais c’est un bon début. Personne n’a dit que ce serait simple, et je le comprends chaque jour de plus en plus. Je reste cependant persuadé que ce sera une expérience enrichissante sur plein d’aspects, peu importe le déroulé du poste.

Ecole

Après 1 an et demi d’école, j’ai enfin terminé mon parcours et ai assisté à mon dernier cours ce 22 Septembre. Un grand chapitre qui se termine, et qui se fête avec mes camarades de classes, ainsi que mes professeurs, autour de bonnes bières bien fraîches.

Mon avis vis-à-vis de l’école aura été assez particulier tout au long de cette année et demie. Je n’avais pas vraiment aimé la première année en cours de l’après-midi, car le niveau était trop hétérogène, mais aussi car j’avais la sensation que l’école ne prenait pas vraiment au sérieux les cours pour débutants/intermédiaires. Les cours du matin étaient quant à eux beaucoup plus sérieux, avec un niveau bien plus homogène, et des élèves très motivés, ce qui m’a donné le coup de boost manquant pour atteindre le niveau N2.

Je dois avouer avoir décroché vers les 2 derniers mois, après avoir obtenu mon job. Clairement, je n’avais plus la tête à aller en cours, mais la présence étant obligatoire, je n’avais pas le choix que d’y assister. C’est la que j’ai réalisé de nouveau qu’apprendre le japonais est vraiment difficile, et demande un investissement en temps et en énergie colossal, car j’ai rapidement senti mon niveau se dégrader, et l’écart se creuser par rapport aux autres élèves plus assidûs.

Je pense écrire un article, ou peut-être tourner une vidéo, parlant de l’apprentissage du japonais, sur les choses à prendre en compte lorsqu’on choisis son école de langue, les conseils que j’ai à donner pour progresser, etc etc… Vous serez bien évidemment informés si ça se réalise :p

Voyages

Parlons maintenant un peu de choses un peu plus légères, en commençant par les voyages et activités que j’ai pu réaliser depuis ces 6 derniers mois. Dans un article précédent, j’avais affirmé mon intention de voyager plus cette année. Malheureusement, avec la recherche d’emploi, cela a été plutôt compliqué, et bien que j’ai pu voyager tout de même, je n’ai pas pu me rendre aux endroits que j’avais listé dans cet article, comme Kyushu ou bien Okinawa.

MAIS, malgré tout, j’ai pu réaliser quelque chose qui me tenait à coeur, et que j’avais dû annuler l’an dernier par problème d’organisation : l’ascension du mont Fuji.

Mont Fuji

Avec Hadrien et 2 autres amis, nous avons donc défié (à nouveau) le trail de plus difficile du mont Fuji, à savoir le Gotemba Trail. Tout comme la première fois, nous l’avons fait de nuit pour pouvoir assister au lever du Soleil une fois arrivé en haut. Cependant, cette-fois, la météo a été moins clémente en début d’ascension, nous obligeant à retarder le début de l’ascension, et cela entrainant un léger retard une fois arrivé au sommet. En effet, j’ai pu arriver au sommet de justesse au moment du lever du Soleil, mais j’ai dû abandonner mes compagnons ayant plus de difficultés que moi en route.

Cette ascension aura été vraiment épuisante, plus que la dernière fois, mais atteindre le sommet apporte toujours la même satisfaction. Cette nouvelle ascension avait beaucoup de sens pour moi, car elle symbolise le dépassement de soi, et c’était pour moi une façon de tourner la page sur tous les évènements qui se sont passé dans ma vie. J’ai gravi le mont Fuji, de la même manière que j’ai gravi les obstacles de la vie qui se sont dressés devant moi ces dernières années.

Après cette ascension, j’ai pu reprendre mon aventure au Japon, le coeur léger et les yeux rivés sur l’horizon qui se dressait devant moi…

Prefecture de Yamanashi

Autre voyage qui me tenait à coeur, j’ai eu la chance de pouvoir retourner dans la préfecture de Yamanashi, en compagnie de Pauline, amie que j’ai rencontrée dans le restaurant (Rock) dans lequel j’ai pu travailler la première fois que je suis venu au Japon. Avec elle, nous avons passé la journée avec Muto, notre ancien manager dans ce même restaurant. Au cours de cette journée, nous sommes bien évidemment retournés au Rock, mais aussi avons rendu visite à un autre des manager de l’époque, Mikami, qui a désormais son propre restaurant. Une journée riche en nostalgie, qui m’a rappelé ce premier voyage au Japon, moment décisif dans ma vie…

Camping à Okutama

Durant les premiers mois du printemps, avec mes colocs, nous avons passé un weekend sous le thème de la nature et de la détente, dans un camping à Okutama. Partis à 8, et logeant dans une petite maison en bois, c’était vraiment un moment très agréable, faisant oublier les buildings et le béton de la mégalopole de Tokyo.

La plage de Zushi

Qui dit été, dit journée à la plage, et cette année, Zushi a encore été notre lieu de prédilection pour ce genre d’évènement ! C’est toujours un moment unique de partir en bande de 15 le matin, passer la journée à la plage à se reposer, ou bien à se dépenser, avant de tous repartir une fois le Soleil couché.

Conclusion

Cette année 2023 avait commencé avec beaucoup d’objectifs en tête, et bien que cela n’a pas été de tout repos, je suis fier d’être parvenu à surmonter les défis qui se dressaient devant moi, et je compte bien continuer sur ma lancée pour continuer d’évoluer dans ce pays, qui est officiellement ma nouvelle maison !

Mission 2023 : Accomplie !

Revoir mes anciens articles

Fin de l’aventure.

Vous avez bien lu le titre. Je suis au regret de vous annoncer que mon aventure au Japon touche prématurément à sa fin. A l’heure où vous lisez ces lignes, je suis déjà rentré en France, et j’en profite donc pour vous expliquer les raisons, pas forcément évidentes, mais reliées entre elles par un facteur…

Checkpoint

Bonjour la compagnie ! Je sais, ça fait 2 mois que je n’ai pas écrit sur ce blog. Je sais, je n’ai pas publié de vidéos de moi en train de jouer de superbes morceaux à la guitare. Ne vous en faîtes pas, je suis de retour (pas pour vous jouer un mauvais tour, mais…

Ma vie d’étudiant au Japon

Voilà bientôt 1 mois que j’ai intégré une école de Japonais à Kyoto, et 1 mois et demi que je suis arrivé au Japon, et comme ça faisait longtemps que je ne vous avais pas tenu au courant de mes aventures (sorry :P), je vais vous parler de l’évolution de mon quotidien depuis le mois…

Les news du Printemps 2023

Les news du Printemps 2023

Quasiment 4 mois sans nouvelles, je sais, je vous ai manqué n’est-ce-pas ? Ecrire ici me manquait aussi, et n’ayant pas beaucoup donné de nouvelles à beaucoup d’entre vous, je me suis dit qu’il était temps de vous tenir informés de ma situation et de ce qui s’est passé depuis le début de l’année pour moi !

Au passage, j’ai fêté mon premier anniversaire japonais au début de ce mois d’Avril. Eh oui, déjà un an, ça passe trop vite !

Comment ça va ?

Bien et vous ? 😛

Plus sérieusement, je me porte bien, a vrai dire pas beaucoup de nouvelles choses se sont produites dans ma vie depuis le début d’année. C’est d’ailleurs pour cela que je n’ai pas donné beaucoup de nouvelles, car je n’en avais pas suffisament pour rédiger un article (mais bon on sait vous et moi que c’est une excuse, j’avais juste la flemme ^^’).

Dans mon article précédent je parlais d’objectifs pas très originaux pour cette année. J’ai réussi à améliorer mon régime alimentaire et ai appris à aimer les légumes, à ma grande surprise !

Toasts Avocat Tomate Mozarella, c’était très bon 😛

Pour le sport, j’ai essayé plusieurs semaines, mais n’ai jamais réussi à tenir le rythme, principalement par manque de temps et manque d’espace chez moi (encore des excuses…), mais je n’abandonne pas l’idée de me forger un summer body avant l’été !

Enfin, je pense être parvenu à améliorer l’utilisation de mon temps, notamment en supprimant quelques application inutiles de mon téléphone. Adieu Snapchat, Twitter et Facebook !

Les jours froids et secs de l’hiver ont gentiment laissé place à des températures plus agréables, voire même un peu trop pour la saison, avec 27 degrès à la mi-Avril, ce qui j’avoue fait un peu peur pour l’été à venir. L’été dernier et ses jours caniculaires m’ont laissé une cicatrice qui n’a pas encore bien guéri tant ils étaient irrespirables !

Bon, tout ça à vrai dire ça vous intéresse peu j’imagine. Ce que vous voulez savoir, c’est si j’ai réussi à décrocher un visa de travail, ou encore mon JLPT N2, n’est-ce-pas ?

L’école, le travail, tout ça ?

Bon je vais couper court à vos attentes : je n’ai décroché ni le visa de travail, ni le JLPT N2.

JLPT

Pour le JLPT, c’est sans grande surprise. J’ai raté mon examen, et même au delà de ça, je n’étais tout simplement pas prêt. J’ai énormément progressé en cours de route, mais c’était tout simplement trop tôt. Pour les détails, j’ai obtenu 87 points sur 180. Il me manquait donc 3 petits points pour l’obtenir, mais à vrai dire, l’obtenir avec un score minimum n’est clairement pas une option viable pour mettre en avant ses compétences en japonais.

En effet, le test étant un QCM, il est possible de l’obtenir tout juste avec un peu de chance, tandis qu’obtenir 120~130 points est bien plus parlant et montre qu’on maîtrise un peu plus son sujet. En bref, je n’ai pas de regret, et j’ai les yeux rivés sur la session de Juillet 2023 à laquelle je me suis déjà inscrit !

L’école

Parlons un peu de l’école maintenant, car il y a du neuf ! L’année scolaire s’étant terminée fin Mars, et ayant pris la décision de renouveler dans mon école pendant 6 mois, j’ai donc eu un peu plus de 2 semaines de vacances pour récupérer de cette fin d’année scolaire qui a été assez épuisante pour moi, avant de reprendre les cours à la mi-Avril.

Grande nouveauté, je suis passé en classe du matin, et mon dieu qu’est-ce-que c’est cool ! Le matin est reservé aux élèves avec un niveau N2 ou plus, autrement dit des élèves qui ont beaucoup travaillé et qui sont capables de s’exprimer en japonais un minimum, pratique pour communiquer avec eux, car n’oublions pas que l’anglais n’est pas universel et que tout le monde ne sait pas le parler.

Outre les élèves et l’ambiance générale de la classe bien plus adaptée à l’apprentissage (fini les cancres qui dorment en classe ou qui ne font aucun effort), j’ai également 2 professeurs pour la semaine, au lieu de 5 auparavant. Drôles, pédagogues, exigeants, ils ont tout ce que mes professeurs de l’après-midi n’avaient pas, et ça change tout.

Enfin, se lever tôt le matin, et profiter du reste de sa journée, c’est clairement un luxe que la classe de l’après-midi ne m’a jamais offert, même si j’avoue j’ai encore du mal à me lever tôt le matin…

Cela fait à peine une semaine, et je sens déjà les progrès et la motivation qui reviennent : un régal !

Le travail

Toujours le sujet qui fâche de mon côté.

Comme je l’indiquais dans mon article précédent, j’ai entamé une reconversion professionnelle dans le développement Web il y a maintenant 4 mois, à partir de quasi-zéro. J’ai énormément progressé et appris entre temps, et je pense avoir certaines compétences minimales pour commencer un poste, mais j’ai toujours des zones d’ombre qu’il me faut combler avant de commencer.

Je n’ai pas chômé pendant tout ce temps. J’ai mis à jour mes différents médias professionnels tels que LinkedIn, écrit un nouveau CV orienté Web Development, et j’ai même codé mon propre site portfolio pour mettre en avant mes projets et me créer des opportunités professionnelles. Vous pouvez le visiter en cliquant ici.

Mon « calendrier » n’a pas changé : j’envisage de postuler sérieusement à des offres d’emploi d’ici fin Avril, soit dans moins de 2 semaines. Cela me laissera le temps de couvrir en grande partie les notions de base qui me manquent. Et bien que je soit enrollé dans mon école pour 6 mois, il est possible de changer de situation en cours de route. Autrement dit, le plus tôt je trouve un travail, le plus tôt je quitte l’école et commence ma nouvelle vie professionnelle.

A vrai dire, j’ai déjà essuyé quelques refus à des offres auxquelles j’avais postulé sans grande conviction, et j’avoue avoir quelques appréhensions quant à la recherche d’emploi. M’enfin, ce n’est facile pour personne, et surtout pour quelqu’un cherchant un premier emploi quand toutes les offres te demandent minimum 3 ans d’expérience… Mais je n’abandonnerai pas !

Les vacances

Comme je le disais plus haut, j’ai eu 2 semaines de vacances bien méritées à cheval entre Mars et Avril, et c’est sans aucun doute LA période pour faire du tourisme au Japon, puisque les cerisiers sont en fleurs un peu partout dans le pays !

Le parc de Ueno en fleurs !

Pendant ces deux semaines, mes brochachos Arnaud, Victor et Julien sont venus me rendre visite et j’ai donc passé la majorité de mes vacances avec eux, nous baladant de quartier en quartier dans Tokyo, à la recherche du « Melon de Melon » (Melon Pan qui a la même couleur qu’un vrai melon), ou encore du lait-fraise disponible dans seulement quelques distributeurs de la capitale.

Le fameux Melon de Melon !

On a notamment passé 2 jours à Hakone, petite ville dans les montagnes à 2 heures de Tokyo, et proche du Mont Fuji et de ses lacs. On en a profité pour visiter un temple local (sous la pluie) avec un Tori au bord de l’eau, expérimenter les onsen ; ces bains publics chauds utilisant les eaux thermales de la zone volcanique aux alentours, ou encore admirer le mont Fuji tout en haut de la vallée de Owakudani, réputée pour ses oeufs cuits dans les eaux volcaniques.

Faut avouer qu’il a de la gueule ce mont Fuji !

Les prochains évènement à venir seront surement moins intenses que ces 2 semaines. Cependant, cette année j’ai bien l’intention d’escalader le Mont Fuji à nouveau, lorsque celui-ci sera de nouveau ouvert aux grimpeurs au début du mois de Juillet ! Rendez-vous donc dans 3 mois pour vivre ça avec moi !

Conclusion

Pas de grosse nouvelle en ce début d’année, si ce n’est le JLPT raté et le changement de classe qui va sans aucun doute m’apporter beaucoup en termes d’apprentissage du japonais. Cette période creuse est une période de transition dans ma vie, pas toujours simple à vivre, mais elle est nécessaire si je veux atteindre mes objectifs à venir !

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Vie personnelle

Pour cette nouvelle année, et comme tous les ans, j’ai pris quelques résolutions qui ne sont pas toutes super originales, mais que j’aimerais réussir à suivre un peu plus qu’une semaine après les avoir prises, si vous voyez ce que je veux dire…

Faire plus de sport, manger mieux, mieux utiliser mon temps… Je vous avais dit que c’était pas super original, non ? Cependant, j’ai d’autres objectifs personnel un peu plus poussés, dont je parle en détail pour certains dans la suite de cet article. Trouver un travail, voyager plus, améliorer mon japonais et mon anglais, et surtout parvenir à trouver un moyen me permettant d’obtenir un visa de résidence longue au Japon.

Pour résumer, j’aimerais simplement développer un rythme de vie sain et stable, ici, au Japon, ce qui est loin d’être le cas actuellement…

Mais trêve de blabla, passons au sujet intéressant de cet article !

Les voyages

En 2022, je suis retourné au Japon j’ai pu à nouveau visiter certains endroits qui m’étaient familiers, comme Tokyo et Kyoto. Mais pour 2023, ce sera différent car je compte bien partir à la découverte de nouveaux endroits sur mon île de coeur !

Hokkaido

Tout d’abord, l’année commence fort puisque dès la première semaine de janvier, je suis allé visiter le Nord du Japon sur l’île d’Hokkaido, où l’hiver fait descendre les températures jusqu’à -20 degrés à certains endroits, et où la neige recouvre chaque recoin de l’île durant de longs mois avant le retour du printemps.

J’ai pu y découvrir de nouvelles villes, de nouveaux paysages, et m’essayer à des activités qu’il n’est possible de réaliser uniquement dans une zone aussi enneigée, comme le ski (et oui, première fois pour moi!), la randonnée dans la neige avec des raquettes, ou même simplement conduire des centaines de kilomètres sur des routes de montagne enneigées et/ou dans le blizzard. 

C’est joli non ? 😀

Hokkaido semble avoir beaucoup a offrir aux touristes avides de nature et de grands espaces, et le contraste avec ma vie Tokyoïte a été frappant dès lors que j’ai foulé les rues glacées de Sapporo, la « capitale » de l’île septentrionale du Japon.

J’ai réalisé une vidéo Youtube retraçant tous les lieux et activités de cette semaine en dehors du temps, n’hésitez pas à y jeter un coup d’œil ! 😁

Kyushu

A l’exact opposé d’Hokkaido, l’île de Kyushu est la plus au Sud des 4 îles principales du Japon. Censée abriter un climat légèrement plus tropical, j’espère pouvoir m’y rendre cette année si les conditions me le permettent. J’espère visiter entre autres les villes de Fukuoka, Kumamoto, Kagoshima ou encore la ville fumante Beppu dont les rues sont dissimulées dans un brouillard émanant des sols volcaniques de la région.

Beppu et ses rues fumantes !

Okinawa

Okinawa pour le Japon est un peu comme la Corse pour la France. Il s’agit d’une île volcanique située au large du Sud du Japon, connue pour être LA destination pour se prélasser au Soleil et sur des plages paradisiaques. Non sans rappeler la célèbre île d’Hawaii, j’aimerais vraiment avoir la chance d’y poser les pieds pour un voyage sous le thème du repos et de la détente.

L’île paradisiaque d’Okinawa

Avec ces 3 destinations, j’ai déjà beaucoup à faire et bien que j’aimerais beaucoup visiter tous ces endroits cette année, les contraintes financières et mes disponibilités cette année vont certainement me mettre des bâtons dans les pattes. 

Cela m’amène donc au point principal de cet article, à savoir :

Vie professionnelle

Cette partie est un peu longue, j’y parle beaucoup de moi, et seule la dernière partie traite du Japon. Si seulement cette partie vous intéresse, vous pouvez vous y rendre directement au paragraphe ‘Travailler dans l’informatique au Japon‘.

Bon, ça fait maintenant 1 an que ma carrière professionnelle est à l’arrêt, et y compris les revenus qui vont avec. J’ai bien progressé en Japonais et après la fin de mes cours de japonais en Mars cette année, il va falloir trouver un travail pour subvenir à mes besoins, mais aussi pour obtenir un Visa me permettant de rester au Japon après la fin de mon Visa étudiant.

Historique

Comme j’en parlais dans mon précédent article Rétrospective 2022, j’ai pris la décision de me reconvertir professionnellement. Bon dit comme ça, on dirait que j’ai bossé 30 ans avant de changer de voie, donc je veux un peu édulcorer en disant simplement que mon orientation scolaire et professionnelle a réalisé un faux départ, et que je cherche à me repositionner sur la ligne de départ pour repartir en course.

Pourquoi je veux changer de voie ? Simplement car j’ai la chance d’avoir le choix, suite à cette année sabbatique qui m’a ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Mon cursus universitaire, bien qu’ayant été fructueux et couronné d’un diplôme d’ingénieur en sciences des Matériaux, ne m’apparaît pas (plus) comme étant une option qui me correspond a moyen et long termes.

A vrai dire, j’ai toujours été intéressé par l’informatique, étant un « Gamer », un « geek », bref appelez ça comme vous le voulez, j’ai depuis longtemps été au contact des ordinateurs, jeux vidéos et Internet. 

Au début de mes années post-bac, j’ai eu quelques cours de programmation, en language C et Python, pour les connaisseurs, et bien que j’adorais manipuler les lignes de codes, je me sentais toujours inférieur à d’autres élèves bien plus doués et passionnés que moi. (snif)

Ayant cette fichue image de moi ne faisant pas le poids, je me suis vite ravisé, pensant ne pas être à la hauteur de ces « génies naturels » de l’informatique. C’est donc par dépit que je me suis orienté vers une spécialisation qui n’avait rien pour moi, si ce n’est qu’elle était facile à intégrer et que certains de mes amis s’y dirigeaient de même.

Depuis, quelques années ont passé, et je n’ai toujours pas trouvé la motivation pour travailler dans le domaine de l’ingénierie des matériaux. Cependant, au cours de mes expériences professionnelles et personnelles, j’ai été plus ou moins en contact avec l’informatique sous différentes formes, et ce fussent les rares fois où j’ai pris du plaisir à « travailler » et étudier.

Plus que du travail, c’était comme un jeu, un puzzle que je voulais absolument compléter, et à chaque nouvelle étape d’un projet, voir l’avancement sous mes yeux et mon programme fonctionner m’apportait la satisfaction nécessaire pour vouloir continuer et en apprendre toujours plus.

C’est donc suite à cette réalisation que j’ai décidé de changer de voie, même si cela ne se fait pas en un clin d’œil. Déjà parceque je n’ai que des connaissances basiques de cet immensément large domaine qu’est l’informatique, mais surtout qu’il faut savoir vers quelle branche m’orienter. C’est là que j’ai dû peser le pour et le contre de chaque option, avant d’arriver a cette décision finale : le Développement Web.

C’est quoi le Développement Web?

Le Développement Web, c’est la création des sites internet que nous voyons tous quand nous tapons quelque chose sur Google. Ces sites internet peuvent être divisés en 2 aspects : d’un côté l’aspect visuel et facilité de navigation, qu’on appelle le front-end, et d’un autre côté les communications en arrière-plan du site internet (par exemple lorsque vous faites un achat, le site consulte votre banque) avec des bases de données et/ou autres plateformes, on parle alors de back-end.

Certains développeurs web se concentrent sur l’un ou l’autre de ces aspects, ou bien les deux en même temps. Dans ce cas, on parle de développeur full-stack.

Quels sont mes outils ?

Maintenant que les présentations sont faites, vers quelle direction est-ce que je me dirige finalement, et surtout, comment est-ce que je m’y prend ?

J’ai entamé un cours en ligne sur la plateforme Udemy qui s’appelle ‘The Complete Web Developer in 2023: Zero to Mastery’, disponible ici pour les curieux. Comme son nom l’indique, en partant de zéro, il est possible d’apprendre les rudiments du métier de Web Developer, du front-end au back-end, en passant par de nombreuses ressources essentielles au métier en question.

Mon premier site web réalisé dans le cadre de ma formation Udemy !
(cliquez sur l’image pour le visiter, mais sachez qu’il est très basique ^^’)

Ce que j’aime beaucoup avec ce cours, c’est qu’il ne traite pas uniquement de programmation pure, mais il nous enseigne tout l’environnement autour du métier, comment chercher et trouver son premier job dans le milieu du Web Development, et le cours est régulièrement mis à jour pour traiter des dernières updates concernant le contenu qui est utilisé. Bref pour le moment je n’en suis qu’à la première moitié du cursus, mais j’y ai déjà appris énormément !

En cours de route, j’envisage de me créer un portfolio avec différents projets que j’aurai développé. C’est une chose que j’ai appris dans ce cours également ; dans le milieu de l’informatique, les réalisations et expériences sont bien plus valorisées que les diplômes, à tel point qu’un novice comme moi peut facilement trouver du travail en seulement 6 mois si je suis capable de montrer de quoi je suis capable à travers mes projets personnels. Ce n’est pas moi mais les nombreuses connaissances autour de moi qui travaillent dans le milieu qui le disent.

En parlant de travail, il faut maintenant que je revienne sur le cas du Japon et de comment je vois les choses ici.

Travailler dans l’informatique au Japon

En arrivant ici, je n’avais pas vraiment connaissance des enjeux professionnels et de l’état du marché du travail. Très vite après avoir posé le pied à Tokyo, j’ai réalisé qu’une grosse majorité des gens que je rencontre travaille dans le milieu de l’informatique.

Avant d’envisager ma reconversion, j’avais cherché des offres dans différentes grandes villes du Japon, et c’est là que j’ai réalisé qu’une grosse majorité des offres d’emploi concernait l’informatique sous toutes ses formes (pas uniquement Web), et que ce serait beaucoup plus simple si je cherchais dans ce domaine plutôt que dans l’ingénierie des matériaux (où je n’ai rien trouvé de très intéressant même après plusieurs mois).

Flexibilité dans les horaires de travail, beaucoup d’offres d’emploi, un milieu dynamique et en perpétuel développement, salaires attrayants et qui augmentent rapidement avec l’expérience, voilà la carotte qui me pousse encore plus à me lancer sur cette nouvelle voie !

Cependant, il s’agit pour moi d’un sacré challenge, d’autant plus que mon visa arrive bientôt à expiration (début Juillet 2023, si vous vous rappelez !). J’ai donc à peu près 6 mois pour me former et trouver un poste dans une entreprise qui acceptera de sponsoriser mon Visa de Travail, dont la durée de validité peut aller jusqu’à 5 ans !

UPDATE : Après vérification, mon visa prendrait fin en Avril, directement après la fin des cours, et non pas en Juillet. Suite à cela, étant quasiment impossible pour moi de trouver en si peu de temps (car j’aurais dû trouver du travail avant Mars pour changer de Visa), j’ai pris la décision de renouveler mon inscription dans l’école pour prolonger mon Visa. Me voilà donc parti pour 6 mois supplémentaire dans l’école, et mon nouveau Visa prenant fin en Octobre 2023 !

Dans le cas où je ne trouve pas d’ici là, il me reste toujours l’option de rentrer temporairement en France en Juillet pour chercher du travail à distance, mais cette option reste à éviter pour moi, car il est tout de même plus simple de chercher du travail en étant sur place !

Conclusion

2023 s’annonce, comme 2022, une année pleine de challenges à relever. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel, il va falloir que je mette les bouchées doubles pour arriver à mes fins et pouvoir me poser définitivement au Japon. En attendant, je vous tiendrai bien évidemment informé de mon développement et de ma vie ici, comme d’habitude 😉

Rétrospective 2022

Rétrospective 2022

En ces derniers jours de 2022, ici au Japon, les jours chauds et humides sont révolus, et ont laissé place aux journées sèches et froides de l’hiver. Pas mal de choses ont changé dans mon quotidien depuis la fin de l’Automne, notamment avec la fin de l’examen du JLPT.

Dans cet article rétrospective, je vais vous parler de ce qui s’est passé dans ma vie depuis le début d’année 2022, et, dans un prochain article, je compte en profiter pour vous parler de mes objectifs pour 2023 !

Rétrospective 2022

Japonais

2022 aura été pour moi une année charnière dans ma vie. Si vous lisez ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai décidé d’établir ma vie au Japon, mais ce n’est pas une voie sans embuche. Après de nombreux mois d’attente, je suis parvenu à me rendre dans ce pays en tant qu’étudiant dans une école de Japonais pour une durée de 1 an, grâce à un visa étudiant valable jusque Juillet 2023 (j’insiste sur ce point car il est important pour la suite de l’année 2023).

Bien que je ne sois que modérément satisfait de l’école dans laquelle j’étudie (Voir l’article ou j’en parle) , j’ai tout de même beaucoup progressé en japonais, afin d’atteindre un niveau suffisant pour les conversations simples de tous les jours, et pour pouvoir lire des articles de presse simples. Contrairement à l’anglais ou l’espagnol qui sont des langues proches du français, l’apprentissage du japonais s’est révélé être fastidieux et très demandant en temps et rigueur.

Si je devais comparer subjectivement avec l’anglais, je dirais qu’il faut 5 fois plus de travail pour parvenir au même résultat, sans parler de l’omniprésence de l’anglais dans notre environnement qui nous ont forgé malgré nous une oreille plus sensible. Pour le japonais, il faut recommencer à zéro, apprendre chaque mot séparément, avec son contexte, ses formes, ses Kanjis (caractères d’origine chinoise)…

Mon objectif pour cette année 2022 était de passer le JLPT N2 en Décembre, niveau attestant de ma capacité à lire et comprendre le japonais de tous les jours. Atteindre ce niveau n’est pas chose aisée, et malgré tous mes efforts pour parvenir à ce niveau, je ne pense pas y être parvenu.

L’examen ne s’est pas très bien passé pour moi : trop difficile, conditions d’examen qui n’ont pas aidé (la partie compréhension orale s’est faite dans une salle de 2000 personnes, le son résonnait comme dans une église, impossible de distinguer les mots… Beaucoup de gens s’en sont plaint d’ailleurs). Mais malgré toute la mauvaise foi dont je sais faire preuve, cette fois-ci, j’ai simplement accepté que je n’étais pas au niveau, et ce n’est pas grave !

J’ai beaucoup progressé dans le processus, que ce soit en japonais pur, ou bien en techniques d’apprentissage, et c’est ce qui compte pour moi au bout du compte. Les résultats seront publiés courant Janvier-Février 2023, et peu importe le résultat, je compte bien réitérer l’expérience à la prochaine session de Juillet 2023 !

Vie sociale

En 2022, je suis complètement sorti de ma zone de confort pour me forger de nouvelles aptitudes. La plus marquante selon moi a été la capacité à m’intégrer dans un nouvel environnement et à créer des liens avec des personnes d’horizons complètement différents. Pour parvenir à ça, j’ai pris ce qui est pour moi la meilleure décision de cette année 2022 : vivre en Share House !

Oui on a pas mal bu également !

Habiter dans une grande colocation avec moitié d’étrangers et moitié de japonais m’a apporté énormément sur tous les plans. J’ai appris beaucoup sur les différentes cultures à travers le monde, j’ai amélioré mon japonais mais également mon anglais, j’ai découvert de nouveaux pans de la culture du Japon et parler avec les japonais m’a enseigné des choses qu’on ne nous apprend pas à l’école de langue. J’ai aussi pu visiter et expérimenter des lieux et activités que je n’aurais jamais envisagé !

C’est une sensation un peu bizarre, mais j’ai l’impression que si je revenais en France maintenant, je serai super à l’aise pour aborder de nouvelles personnes et tenter des choses que je trouvais dénuées d’intêret par le passé. Ici, ça reste toujours un peu compliqué d’être aussi sociable, de par la barrière de la langue, mais ça devrait s’améliorer avec le temps !

Voyages et activités

Les voyages ont fait également partie de 2022, et même si la seconde moitié de cette année a plutôt été sous le signe de l’étude pour le JLPT, j’ai découvert et re-découvert de nombreux endroits du Japon, comme Kyoto et Osaka, mais aussi les différents quartiers de Tokyo, dont je suis maintenant familier pour certains.

Certaines activités telles que le saut en parachute, les randonnées montagnardes, caresser des biches en liberté à Nara, ou encore assiter à un grand-prix de Formule 1 m’ont également beaucoup marqué !

Je suis même allé voir un grand-prix de formule 1 !

D’autres villes que j’ai découvertes cette année ont particulièrement retenu mon attention, notamment Hakone qui est située dans une zone thermale avec de nombreux onsens (sources chaudes) et un panorama très atypique à certains endroits. L’été et les plages de Zushi et Atami auront été un bon moyen de profiter des jours chauds – parfois un peu trop chauds à mon goût – avec les différents membres de mon nouveau cercle d’amis. J’ai bien aimé Yokohama, son quartier chinois Chinatown, et son marché de Noël voulant recréer l’atmosphère des marchés qu’on peut trouver en Europe.

Hakone et les sources chaudes naturelles

J’ai également pu réaliser quelques randonnées dans la nature et les montagnes, notamment en escaladant le mont Oyama, ou encore en me perdant dans la fôret entourant Kobe.

Randonnée en descendant le chemin depuis le jardin botanique de Kobe

Et malgré tous ces lieux incroyables que j’ai eu la chance de visiter, il reste encore énormément de lieux que je souhaiterais explorer, dont deux en particulier : le Nord du japon à Hokkaido, et le Sud du Japon sur l’île de Kyushu. Ca tombe plutôt bien, j’ai prévu de me rendre à Hokkaido pour 1 semaine dès le 1er Janvier 2023 ! N’hésitez pas à vous rendre sur mon profil Instagram pour suivre tout ça, ça promet d’être un très beau voyage !

Projet professionnel

Alors là, on rentre dans le vif du sujet avec la partie la plus importante, que je vais volontairement garder superficielle car je compte en parler en détail dans le prochain article traitant de mes objectifs pour 2023.

Pour rester général, j’ai pris la décision d’abandonner mes recherches d’emploi dans le milieu de l’ingénierie, tout simplement car je n’ai pas d’intérêt pour ce milieu et que je ne me vois pas travailler dans un environnement qui ne me motive pas. Ce nouveau chapitre de ma vie m’a offert la chance de pouvoir reconsidérer mes acquis, et ainsi de pouvoir me réorienter. Je ne compte pas laisser passer cette occasion.

Mais que vais-je faire alors ? Quelle est la suite de mon projet professionnel ? Pour faire simple, je compte me réorienter dans l’informatique, et plus précisément dans le développement Web. Pour les novices, il s’agit de développer les sites internet que vous avez l’habitude de voir sur vos écrans.

Quelles sont mes motivations, mes moyens, mes objectifs ? J’ai beaucoup de choses à dire, mais je garde les détails pour plus tard :). Je vous laisse tout de même un petit avant-goût de ce projet avec ce site internet que j’ai développé dans le cadre de ma nouvelle formation.

Conclusion

Pfiou, quelle année ç’aura été pour moi. J’ai littéralement l’impression d’avoir vécu un condensé de 5 ans en l’espace de 9 mois. Tous ces moments passés cette année, les bons comme les mauvais, m’auront appris énormément sur le monde qui nous entoure, mais également sur moi-même.

Cependant, je garde quand même les pieds sur Terre, car je suis bien conscient que cette année est particulière et qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir afin d’atteindre la stabilité dans ma nouvelle vie au Japon. Ma motivation n’a jamais été aussi grande, et j’ai les yeux rivés sur 2023, une année qui s’annonce riche en challenges et en émotions…

Merci d’avoir lu cet article, j’espère qu’il vous aura plu. N’hésitez pas à me laisser des commentaires sur ce blog ou bien à me contacter directement sur les réseaux sociaux pour échanger : c’est toujours un plaisir d’avoir vos retours !

Je tenais également à remercier toutes celles et ceux qui m’ont encouragé et/ou ont pris de mes nouvelles cette année. Je sais que la plupart d’entre vous continue de lire mes articles sans forcément y réagir, et vous toutes et tous, chers lecteurs et lectrices, êtes une source majeure pour laquelle je m’accroche dans ce projet. C’est pourquoi, une nouvelle et peut-être dernière fois cette année, je tenais à vous dire :

MERCI ❤

Rendez-vous au prochain article !

Checkpoint : Début de l’Automne 2022

Checkpoint : Début de l’Automne 2022

Et oui, ça y est, j’y suis, le cap symbolique des 6 mois est officiellement franchi pour mon aventure au Japon, et pour être honnête, je n’ai rien vu passer. L’été se termine, et les journées aux températures infernales se tarissent enfin pour laisser place à des conditions plus saines pour se promener.

Ces 3 derniers mois depuis l’article précédent ont été relativement animés, avec des périodes de voyages, des périodes plus studieuses, et surtout une motivation en dents de scie au fil des semaines qu’il me faut surmonter au quotidien pour avancer dans mes projets.

Sans plus attendre, commençons par…

Les voyages

Région du Kansai

L’été, que ce soit en France ou au Japon, rime avec vacances et voyages, et cette année n’y a pas fait pas exception. Dans le courant du mois d’Août, avec le bro Hadrien, nous sommes retournés dans la région du Kansai, là où se trouvent notamment les villes de Kyoto et Osaka. Bien que ce soient des villes que nous ayons déjà visitées par le passé, il nous restait plusieurs lieux à explorer avant de pouvoir ‘boucler’ cette partie du Japon.

Localisation de la région du Kansai par rapport au Kanto (Tokyo)

Durant un périple de 5 jours, en plein été cuisant avec des températures allant jusqu’à 38°C pour 80% d’humidité, nous sommes donc partis en bus de nuit (moins cher que le train) nous menant directement à Osaka, là où nous avons créché les 4 nuits suivantes.

Chaque jour était réservé à l’exploration d’une ville aux alentours, à commencer par Osaka, puis Kobe, Nara, Kyoto, et une dernière journée de retour à Osaka.

Osaka

Après 10 heures de bus insoutenables, nous avons pu entamer la visite d’Osaka avec la célèbre avenue Dotonbori, le long du cours d’eau qui traverse la ville. Etant arrivé un dimanche matin vers 6 heures du matin, voir les gens sortir de boîte de nuit est un spectacle tantôt amusant, tantôt inquiétant au vu de l’état d’ébriété de certaines personnes. Dans la même journée, nous avons grimpé au sommet du Umeda Sky Building, qui nous a offert un superbe panorama de la métropole.

La vue au sommet du Umeda Sky Building

Dans la même journée, nous avons terminé notre exploration de la ville en visitant l’aquarium d’Osaka, l’aquarium Kaiyukan, qui est considéré comme un des plus grands au monde.

Le grand bassin de l’aquarium Keiyukan d’Osaka
Kobe

Le jour suivant était réservé à la ville de Kobe, grande première pour cette ville réputée pour sa viande de bœuf de très haute qualité. Cependant, dans notre cas, le tourisme gastronomique n’était pas l’objectif de cette visite, et notre portefeuille nous remercie de ne pas avoir goûté à ce mets reconnu partout dans le monde.

La première visite de la journée s’est portée sur le Jardin d’Herbes de Nunobiki, surplombant la ville, et accessible via un téléphérique. Nous avons opté pour la partie randonnée lors de la descente, avec de jolies cascades d’eau sur le chemin.

Le Jardin d’Herbes de Nunobiki, avec son téléphérique

Après être redescendus, nous nous sommes dirigés vers le port, connu pour sa tour rouge, qui était malheureusement en travaux à cette période.

Port de Kobe, avec la tour en travaux :c
– Nara –

Avant-dernière ville de la liste, Nara, connue pour son parc immense où il est possible de toucher et nourrir des daims en liberté totale dans la ville. C’était vraiment une expérience amusante, bien que cette journée était tellement chaude qu’il était difficile de marcher trop longtemps au Soleil.

Parc de Nara avec les daims en liberté

Nara abrite également un énorme temple bouddhiste, le Daibutsu-den, qui s’avère être la plus grande construction en bois du monde, avec une gigantesque statue de Bouddha à l’intérieur.

Le temple Daibutsu-den et son immense statue de Bouddha
– Kyoto –

Dernière ville à visiter, et pas des moindres, la magnifique ville de Kyoto. J’y ai vécu plusieurs mois en 2020 lors de mon année sabbatique, mais sabotée par l’arrivée du Covid. Revenir dans cette ville, après tout ce qui s’est passé depuis, ne m’a évidemment pas laissé indifférent.

Après avoir retrouvé quelques lieux qui m’étaient familiers, nous avons exploré un des temples les plus connus du Japon : Kiyomizu-dera, dont la corniche surplombe la ville de Kyoto au loin.

Le temple Kiyomizu-dera

Non loin du temple, nous sommes passés par le quartier de Gion, zone qui a conservé son apparence du Japon traditionnel de l’ère d’Edo. Traverser les rues peuplées de japonais en kimonos nous a plongé dans une époque bien différente de celle que nous connaissons.

Le quartier de Gion à Kyoto

Enfin, après avoir visité toutes ces villes, il a fallu rentrer (en bus, encore…) à Tokyo, et retourner dans un quotidien parfois un peu monotone … Quoi que !

Enoshima et Kamakura

Fin Septembre, je suis allé visiter la ville de Kamakura, et l’île de Enoshima située non loin. Ces deux endroits sont connus des japonais pour être des lieux où passer une journée ou deux en été, car proches de la mer.

Malheureusement, le jour où j’y suis allé, un typhon était de passage, et je n’ai donc pas retrouvé ce goût de l’été qu’on m’avait promis ! Heureusement, l’aquarium de Enoshima m’a permis de faire passer le temps, bien qu’il ne valait pas celui d’Osaka !

Une journée un peu pluvieuse pour explorer Kamakura…
Zushi

Bon je ne vais pas mentir, Zushi n’est pas vraiment un lieu à visiter, mais plutôt un lieu où se détendre. Il s’agit d’une plage réputée pour être très animée en été, avec des restaurants et bars en bord de mer, de la musique et des attractions aquatiques ! J’y suis allé 2 fois avec d’autres membres de ma Share house, et à chaque fois, j’ai vraiment adoré, et ai pu me ressourcer !

La dream team ❤

J’ai réalisé une petite compilation des vidéos de ce que j’ai pu vivre ici depuis quelques mois, vous pouvez la visionner ci-dessous !

Tout n’y est pas, mais il y a déjà pas mal de choses :p

Les Etudes

Depuis l’été, je n’ai pas seulement voyagé et fait des soirées alcoolisées, non non, j’ai également beaucoup travaillé sur mon niveau de japonais !

Toujours en ayant l’objectif de passer le JLPT N2 d’ici Décembre, je me donne à fond afin d’atteindre le niveau nécessaire d’ici là. Pour rappel, le JLPT est un examen attestant de mon niveau de japonais, et le niveau N2 est beaucoup demandé par les entreprises japonaises lors du recrutement.

En arrivant en Avril, j’avais tout juste le niveau N4 (N5 étant le niveau le plus bas), et j’ai à présent un niveau N3, que j’ai pu confirmer lors d’un examen blanc à l’école. Cependant, le niveau attendu augmente exponentiellement entre chaque palier, et le niveau N2 ne sera donc pas une partie de plaisir.

Comparaison du nombre d’heures nécessaires à l’obtention des différents niveau de JLPT. (« Other Students » pour mon cas)

J’ai beaucoup de pression par rapport à cet examen, pour plusieurs raisons.

  • La première, c’est qu’apprendre une langue demande du temps (le japonais en particulier), et faire du bourrage de crâne quotidien ne me semble pas être une solution viable à long terme. Apprendre un nouveau mot, pour en oublier 3 du jour précédent, c’est un peu contre-productif à mon goût, et ça me pèse sur le moral quand je ne suis toujours pas en mesure de m’exprimer correctement en japonais.
  • Ensuite, l’examen n’a lieu que 2 fois par an ; en Juillet, et en Décembre, avec les résultats publiés souvent 2 à 3 mois plus tard. Si je rate l’examen de Décembre, je n’aurai donc pas le N2 avant la fin de mon Visa étudiant en Juillet 2023. Et si je n’ai pas le N2, j’aurai beaucoup plus de mal à trouver du travail, et donc à trouver un visa me permettant de rester sur place. Ce ne serait pas la fin du monde, mais ça me compliquerait beaucoup la tâche.
  • Enfin, j’aimerais me focaliser sur autre chose qu’apprendre une langue, tourner la page en quelque sorte. En effet, j’ai passé les 6 derniers mois à ne penser qu’à ça, et plus j’avance, plus je « pète les plombs » quand il s’agit de parler japonais. Je me suis même imposé une semaine de vacances car je n’arrivais plus à étudier efficacement, ce qui me faisait perdre patience, et donc j’étudiais encore moins efficacement… Bref, vous voyez bien le cercle vicieux ici.

En ce qui concerne l’école, j’ai été très déçu de ce dernier trimestre. Nos classes ont été changées au début de l’été, passant de 15 à presque 25 élèves, beaucoup trop pour étudier et pratiquer une langue dans de bonnes conditions. En plus de ce problème, les écarts de niveau monstrueux entre les meilleurs et pires élèves, rendaient le cours ennuyant pour les meilleurs, et incompréhensible pour les plus en difficulté. La pédagogie, elle-aussi, ne m’a pas convaincu, avec des ressources pédagogiques peu intéressantes, des cours monotones dont la structure ne changeait jamais au fil des jours… Bref, j’ai eu du mal à m’investir ce trimestre, bien que j’ai réussi l’examen final sans souci.

Vous arrivez à lire ? :p

Les classes vont changer d’ici la semaine prochaine, avec je l’espère moins d’élèves par classe, et un niveau plus homogène.

Le travail

Parlons maintenant du travail, et il s’en est passé des choses !

Tout d’abord, en arrivant ici, j’avais l’intention de me focaliser sur le japonais au moins jusqu’à l’été, et donc ne pas chercher de job étudiant d’ici là. A la fin de l’été donc, je me suis mis à chercher du travail dans la restauration notamment, car je souhaitais gagner en expérience dans ce domaine qui colle avec mon projet d’ouverture de bar.

Après quelques entretiens, j’ai décroché un contrat en tant que serveur dans un restaurant mexicain non loin de là ou j’habite. Jusque là, tout va bien, sauf qu’à 1 jour du début de mon nouveau job, j’ai décidé de tout arrêter.

Pourquoi ? me direz-vous. Eh bien après mûre réflexion, j’en ai conclu que ce n’était pas rentable sur bien des aspects.

  • Tout d’abord, financièrement parlant, je ne suis pas dans le rouge, loin de là. Les économies que j’ai réalisées pendant les 2 ans de Covid me permettent toujours de vivre correctement ici sans travailler, d’autant plus que j’ai tendance à faire attention à mes dépenses.
  • Mon contrat était basé sur 28 heures par semaine, sans compter d’éventuelles heures sup, et notamment le soir après l’école et les weekends. Ajoutées à cela les 15 heures de cours hebdomadaires, et les nombreuses heures de révision en vue du JLPT N2, je ne m’y retrouvais tout simplement pas. Je ne suis pas une machine, et mes journées font 24 heures. Sans parler de la gestion de mon énergie, il n’y a pas de sens à venir au Japon et ne pas pouvoir en profiter par manque de temps, d’autant plus si je n’ai pas de problèmes financièrement parlant comme évoqué dans le point ci-dessus.
  • Enfin, et ça fait suite au point précédent, ma priorité est de trouver un travail stable au Japon, afin d’obtenir un visa de Travail et bien gagner ma vie. Pour cela, j’ai besoin du JLPT N2, et par conséquent, je ne peux pas me permettre de risquer d’échouer à l’examen pour un peu d’argent. En plus de tout ça, j’aurais certes pu gagner un peu d’argent à court-terme, mais qui sera dérisoire à côté d’un vrai salaire une fois que j’aurai décroché un emploi stable. Le manque à gagner est juste trop important. Enfin… cela est valable tant que je réussis le N2 en Décembre… ^^

La conclusion de tout cela, c’est que chercher un travail étudiant alors que je n’en ai pas le besoin immédiat n’a pas de sens. J’en chercherai peut-être un autre après avoir passé le N2, mais j’ai d’autres projets en tête qui risquent d’occuper une bonne partie de mon temps libre…

Conclusion

Merci d’avoir lu cet article, je suis toujours ravi d’entendre vos retours positifs sur mon blog, et bien que le rythme de parution des articles soit assez lent, j’essaye de vous partager un maximum mon expérience ici, que ce soit le bon ou le mauvais !

Je vais tout donner jusqu’au mois de Décembre pour réussir ce fichu JLPT N2, et pouvoir enfin tourner la page / profiter sans me sentir coupable de ne pas réviser sur mon temps libre. Je vous tiendrai bien évidemment au courant de tout ça !

Rendez-vous au prochain article !

Checkpoint : Début de l’été 2022

Checkpoint : Début de l’été 2022

Oulalalala … Comme le temps passe vite, déjà 3 mois qui se sont écoulés ici, et le début de l’enfer l’été se fait sentir à grands coups de canicules et de taux d’humidité délirants ! Dans cet article je vais vous parler ce qui s’est passé dans ma vie à Tokyo après plusieurs semaines d’adaptation, l’école, les sorties, tout ça tout ça … Bonne lecture 🙂

Vie à Tokyo

Ah, la vie Tokyoïte, c’est quelque-chose ! Tokyo est une ville absolument immense, tellement grande que c’est bien plus qu’une ville, c’est carrément une agglomération de plusieurs municipalités, un peu comme les arrondissements de Paris. Parmi les 23 arrondissements de Tokyo, on y retrouve par exemple les arrondissements de Shinjuku, Minato, Chiyoda, Shibuya …

La carte des 23 arrondissements de Tokyo

Actuellement, je vis dans la préfecture de Shibuya, près du nouveau stade qui a été construit pour accueillir les Jeux Olympiques en 2020, où les épreuves se sont finalement déroulées à huis-clos en 2021 à cause de la Covid-19. Dommage, le stade a vraiment de la gueule, et tous les aménagements autour du stade en font vraiment un lieu agréable pour s’y promener, je sais de quoi je parle, j’y passe tous les jours pour aller en cours !

Bon sinon, que dire du quotidien ici ? A vrai dire, le constat est plutôt en demi-teinte. Vivre dans une si grande ville, avec beaucoup de services, tout à proximité, un réseau de transport de pointe, présente forcément beaucoup d’avantages et offre pas mal de libertés. On trouve facilement ce qu’on veut, tout est ici ou là, à quelques rues ou arrêts de métro.

Mais forcément, dans une mégalopole aussi grande, il faut s’attendre à ce qu’il y ait du monde, beaucoup de monde … Aux premiers abords, on trouve ça sympa, c’est vivant, il y a de quoi se divertir absolument partout, mais à la longue, ça devient assez fatiguant. On doit assez souvent faire la queue, partout, même pour aller au restaurant, ou pour faire du sport. Les transports, bien que très optimisés, sont horribles aux heures de pointe, et les gares principales (souvent les plus grandes) peuvent se transformer en labyrinthes interminables au milieu de la foule (coucou Shinjuku).

Autre conséquence, il n’y a pas beaucoup de place, que ça soit dans les rues ou parfois les restaurants. Les buildings nous cachent souvent la vue du ciel. Bref, j’ai l’impression de me sentir à l’étroit un peu partout ici. Enfin (après j’arrête de me plaindre), j’ai parfois le sentiment de manquer d’intimité : partout où on va, il y a forcément quelqu’un.

Bien sûr, il n’y a pas que du mauvais, j’aime beaucoup ma vie ici, mais rien n’est parfait ! Heureusement, le Japon et son réseau ferré parmi les plus développés au monde, permettent facilement de sortir de la folie hyper-urbaine afin de reprendre un peu son souffle.

Il fallait également que je fasse un petit point sur la météo ici, car cette année semble particulière. Fin Juin, nous avons eu quasiment 10 jours de grand Soleil à plus de 35 degrés le jour, pour 30 degrés la nuit. La chaleur, couplée à l’humidité, était insupportable, et cette météo est anormale en cette période de saison des pluies. Celle-ci s’est terminée prématurément de 22 jours, une première depuis le début des prises de mesures au Japon. Les gens d’ici s’inquiètent pour les mois de Juillet et Août, car ce sont eux qui sont habituellement les plus chauds de l’année, et c’est sans parler des problèmes liés à l’énergie, poussant le gouvernement à demander au Japonais de moins consommer par peur de risquer les coupures de courant générales …

L’école et l’apprentissage du japonais

Cela fait 3 mois aujourd’hui que j’ai commencé les cours de japonais, et les progrès se font sentir !

Comme je l’expliquais dans mon article précédent, mon niveau est un peu au-dessus de celui de ma classe, et bien que j’avais peur de me lasser avec le temps, j’ai finalement bien fait de ne pas changer de classe. En effet, j’ai certes plus d’expérience que les autres élèves (ça fait plus de 5 ans que je m’intéresse à la langue), mais j’ai des lacunes, surtout à l’oral. Les cours me permettent de corriger ces lacunes, et en plus, je ne suis pas du tout lassé, car les notions que l’on voit sont souvent nouvelles pour moi.

Dans l’article précédent, je parlais des élèves en ligne et en présentiel. A ce jour, nous sommes 11 sur 15 à être en présentiel, et parmi les 4 encore en ligne, seul 1 est sérieux, les autres ne vont certainement pas continuer au vu de leurs absences fréquentes. C’est donc une bonne nouvelle !

Depuis 2 mois maintenant, j’ai adopté une certaine routine de travail, en vue de passer le JLPT N2 au mois de Décembre. J’ai investi dans des livres orientés JLPT, et tous les jours, en plus des cours, j’essaye d’effectuer mes leçons quotidiennes, ce qui me prend en moyenne 2 heures par jour. Les livres que j’utilise sont les Nihongo So Matome, pour JLPT N3 et N2.

Pour rappel, le JLPT (Japanese Language Proficiency Test), c’est un examen qui permet d’évaluer son niveau en Japonais. Du N5 (grand débutant) au N1 (Connaissances natives), la difficulté entre les paliers est exponentielle, et je me situe théoriquement au niveau N3. Pour trouver du travail au Japon, le niveau N2 est le plus demandé, et le N1 est parfois nécessaire.

Cette routine quotidienne se décompose en 3 parties :

  • Grammaire : 3 à 4 points de grammaire
  • Vocabulaire : environ 20 à 30 mots par jour
  • Kanji 漢字 (caractères d’origine chinoise) : 8 à 9 caractères avec leurs combinaisons
Exemple de Kanji basiques

J’ai pu remarquer pas mal de progrès en termes de lecture des Kanji, mais des progrès assez limités en vocabulaire et grammaire. Le programme étant assez chargé, il est difficile de digérer tous ces nouveaux mots et de s’en rappeler à long terme, sans compter les cours à côté…

Pour le parlé, j’ai aussi beaucoup progressé, mais je reste assez dépendant des « bons jours » : Il y a vraiment certains jours ou j’arrive à peu près à dire tout ce que je veux, et d’autres ou même les phrases basiques ne sortent pas. Autre petit détail amusant, l’alcool aide réellement à délier les langues, à ce stade ce n’est plus un mythe, mais je n’ai pas l’intention de me mettre à boire tous les jours non plus !

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis en vacances scolaires, et à la rentrée, un remaniement des classes doit se faire pour s’aligner sur les objectifs des élèves : Trouver du travail, aller à l’université… J’ai cru comprendre que ma classe à la rentrée serait orientée JLPT N3, ce qui me convient très bien !

Le travail

Pour le moment, je n’ai toujours pas commencé à chercher un job étudiant, simplement car je voulais profiter du Printemps et de l’été pour voyager, faire des activités et me focaliser sur l’apprentissage du japonais.

Cependant, j’envisage de chercher un job étudiant à la fin du mois d’Août, après les vacances d’été, histoire de limiter les frais.

Pour ce qui est d’un vrai travail à temps plein, bien évidemment j’attends la fin de mon année scolaire pour m’y mettre, bien que je n’ai pas encore d’idée bien précise de ce que je souhaite faire ici …

Les activités

Depuis mon arrivée, outre les sorties habituelles dans les bars ou restaurants, j’ai eu l’occasion de réaliser quelques activités bien sympathiques qui m’ont permis de me vider la tête à des moments où j’en avais vraiment besoin.

Kanotoiwa Rock

Petite sortie à environ 1 heure de voiture à l’Ouest de Tokyo, c’est la première fois depuis mon arrivée que je sors de la capitale pour respirer un peu d’air frais des montagnes et des forêts japonaises. L’endroit est connu pour ses nombreuses cascades, mais surtout pour le passage au sein d’une cavité rocheuses, donnant réellement l’impression d’être un aventurier.

Mont Oyama

Le Mont Oyama est une petite montagne d’un peu moins de 1300m de haut, considérée comme un lieu sacré et lieu de pèlerinage par les japonais. A une heure et demie de transports depuis Tokyo, nous avons entamé l’ascension à 14h, et sommes redescendus à 19h avant d’entamer le retour dans la capitale.

Point de départ de l’ascension du Mont Oyama

Pour arriver au sommet, différents chemins sont possibles. Pour arriver au premier checkpoint, il est possible d’emprunter un funiculaire moyennant quelques euros, mais nous avons décidé d’emprunter la voie des braves : à pied. Il a fallu donc choisir entre le 女坂 Onna-Zaka (Chemin des femmes) et le 男坂 Otoko-Zaka (Chemin des hommes). Pour l’ascension, nous avons opté pour le Onna-Zaka car on peut y trouver un temple plutôt sympathique à mi-chemin.

Temple sur le Onna-Zaka

Après environ 45 minutes, nous avons donc atteint le premier checkpoint, et quelle surprise ! On peut y trouver une sorte de station pour se reposer et acheter des boissons et de la nourriture, mais le plus impressionnant, c’est le temple qui se trouve en haut des escaliers de marbre gravés en rouge par les noms des contributeurs du lieu.

En haut des escaliers donc, on trouve donc le magnifique temple Oyama Afuri (大山阿夫利神社), qui surplombe les villes en contre-bas, délivrant un magnifique panorama. A cette étape, on se trouve déjà assez haut, mais le plus gros de l’ascension reste à faire.

Temple Oyama Afuri (大山阿夫利神社)

Le temps d’une petite séance photo, il a fallu ensuite reprendre les chemins escarpés et les escaliers de pierre afin d’atteindre le sommet. Après un peu moins de 2 heures, nous avons (enfin) atteint le sommet, qui contre toute attente était plutôt décevant. Le restaurant y était fermé, une zone était en travaux, et il n’y avait pas vraiment de point d’observation. Finalement, c’est au cours de l’ascension que se trouvaient les meilleurs points d’observation, avec notamment une scène incroyable du mont Fuji, sortant majestueusement la tête des nuages qui l’entouraient. C’est sans aucun doute le meilleur panorama de toute la journée.

Le superbe Mont Fuji, toujours la tête dans les nuages

Pour le chemin du retour, nous avons suivi la boucle toute tracée afin de ne pas revenir sur nos pas et continuer à découvrir d’autres pans de la montagne. Après avoir rejoint à nouveau le temple Oyama Afuri, nous avons choisi le Otoko-Zaka pour la descente. Au vu des escaliers très raides, on a bien fait de ne pas prendre ce chemin pour la montée !

Si vous êtes intéressés, les détails concernant la randonnée, comment accéder au lieu etc… se trouvent sur ce site.

Saut en parachute

C’était quelque chose que je voulais absolument faire au moins une fois dans ma vie, et j’ai eu la chance de réaliser ce rêve au Japon, plus précisément à la base aéronautique de Saitama à 1 heure de Tokyo. Vous avez bien lu, j’ai passé mon baptême de saut en parachute !

Il s’agissait d’une sortie organisée au sein de notre Share house, et nous étions au total 9 à sauter pour la première fois d’un avion volant à 4000 mètres d’altitude !

Malheureusement, j’ai choisi de ne pas prendre la vidéo car je pensais qu’elle serait de mauvaise qualité (GoPro attachée sur la main du moniteur qui saute en tandem), mais en voyant celle de mes camarades, je regrette un peu mon choix… Tant pis !

C’était une expérience folle, j’ai adoré et je peux affirmer sans aucun doute que je vais réitérer l’expérience à l’avenir ! Après environ 15-20 minutes trépidantes dans l’avion, c’est l’ouverture des portes et le silence s’installant dans la cabine au fur à mesure que les participants disparaissent dans le vide, qui font réaliser à quel point l’expérience est folle.

Quand vint mon tour, il a fallu se poser sur le rebord de l’aéronef. A peine le temps de contempler le paysage, qu’il faut sauter, et là, c’est l’apothéose. Une chute libre vertigineuse, le vent qui cogne contre toutes les parties de mon corps, la vue périphérique et la sensation de liberté, jamais je n’avais ressenti ça auparavant. La chute libre a duré environ 1 minute, qui paraît une éternité tant les sensations vous font oublier la notion de temps.

Après l’ouverture du parachute, c’est une toute autre expérience qui commence, avec environ 5 bonnes minutes à planer et admirer les environs tandis que les traits des bâtiments au sol se redessinent au fur et à mesure qu’on s’en approche.

A l’atterrissage, on regrette déjà que ça soit fini. Tout le monde a adoré son expérience, et certains sont à peine redescendus sur Terre qu’ils envisagent également de retenter l’expérience.

Conclusion

A l’issue des trois derniers mois, pas mal de choses se sont passées, et c’est une expérience complètement différente de celle que j’ai pu vivre à Kyoto en 2020. Cette fois, presque plus de Covid, des amis et nouvelles connaissances qui me poussent vers le haut, des activités insolites qui me boostent … Bref, c’est un plutôt bon départ, même si j’ai encore beaucoup de progrès à faire sur le plan social et scolaire !

Merci d’avoir lu cet article, et à la prochaine !

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