
Update de 2025 et début 2026 !
Le temps file, plus vite qu’il n’a jamais filé auparavant. Voilà maintenant plus de 4 ans que j’ai quitté la France pour le Japon. Parti 26 ans, me voilà trentenaire…
Depuis mon dernier post (il y a maintenant plus d’un an et demi…), il s’est passé beaucoup de choses de mon côté. Entre les voyages, les changements de job, le déménagement, ma situation a beaucoup évolué, et pour le mieux !
Les nouvelles
Logement
Parlons tout d’abord de mon déménagement. En été 2024, j’ai quitté la colocation avec mes amis proches pour aller m’installer avec ma copine dans l’hypercentre de Tokyo : Shinjuku. Pour la première fois, nous avions notre propre chambre à nous, toujours au sein d’une sharehouse, sauf que les habitants de celle-ci étaient tous japonais.
Peut-être un détail, mais cela se faisait ressentir au quotidien : après plus d’un an et demi, j’ai du parler à 2 résidents, une fois chacun. Pour le reste, tout le monde se fuyait comme la peste, par timidité, ou parceque personne n’avait envie de se sociabiliser. Il faut dire que la maison en elle-même était assez petite et peu propice aux échanges, le salon n’avait même pas de canapé ou de jeux pour animer de potentielles soirées.


Outre la localisation qui était vraiment optimale(3min à pied de la station de métro, 5min du Shinjuku Central Park, 20min à pied du centre de Shinjuku), la vie dans la maison présentait pas mal de côtés un peu moins charmants.
Les murs intérieurs étaient si fin que j’entendais le voisin de chambre respirer (et accessoirement ronfler) depuis ma chambre. Les chantiers environnants et le bruit des marteaux-piqueur à longueur de journée. La taille de la chambre qui devenait bien trop petite au fur et à mesure des mois passés et des achats. Les rotations de parties et appareils communs (cuisine, machine à laver, salle de bain, toilettes…) difficile à gérer en heure de pointe. Et surtout le prix du loyer, fidèle à la localisation avantageuse de la maison, mais bien trop élevé selon moi pour une simple chambre en coloc (135.000 yens, soit environ 700€ par mois).

Bref, après avoir changé de job (j’y reviens après) et être passé en distanciel complet, rester dans cette chambre 24 heures sur 24 commençait à peser sur ma santé mentale et sur celle de mon couple, et la question du déménagement s’imposait de plus en plus dans les discussions avec Madame.
Problème, déménager ensemble veut dire trouver un terrain d’entente sur le prochain lieu de vie, et ça n’a pas été simple de se mettre d’accord.
De mon côté, je voulais m’excentrer de Tokyo et partir dans la périphérie, les préfectures de Kanagawa, Saitama, Chiba étant de bons candidats à mes yeux. Avoir de la nature et pouvoir « voir le ciel », plutôt que les gratte-ciels et le béton de la capitale. Avoir deux pièces pour au moins avoir un bureau ou pièce à hobbies. Salon et cuisine étant évidemment indispensables (on parle de 2LDK, j’en parle plus bas), et au moins 60m² de surface. Niveau budget, le max (sans les charges) était fixé au prix du loyer précédent, et les frais initiaux, que j’expliquerai un peu plus tard, devaient rester raisonnables.

De son côté, rester à l’intérieur de Tokyo car elle y a vécu toute sa vie et s’y sentait bien. Rester à moins d’une heure en train de chez ses parents, et à moins de 10 min à pied d’une gare. De préférence à moins de 40min de son travail. Une salle de bain propre et moderne était également un point important. Pour le reste, elle était plutôt ouverte tant que sa part de loyer n’augmentait pas.
Des conditions qui ont l’air plutôt complémentaires, mais qui en fait sont très difficiles à appliquer ensemble. S’excentrer de Tokyo ? Les gares se font plus rares et la distance de chez ses parents augmente. Rester intra-muros ? Impossible de trouver des 2LDK à moins de 200.000 yens (1200€) par mois. Prendre un appartement moins cher ? Les bâtiments se font vieux et sont souvent vétustes.
Rechercher un appartement au Japon
Petit aparté pour expliquer le fonctionnement de l’immobilier locatif au Japon. D’abord parlons des 間取り- madori. Il s’agit de l’agencement des pièces dans un appartement. Un peu à l’image des T2, T3 etc… en France, ici cela marche par des codes correspondant à chaque pièce.
- 1,2,3… -> Le nombre de chambres
- L : Living -> le salon
- D : Dining -> la salle à manger (souvent couplé avec le L pour indiquer « Grande salle à manger » en gros)
- K : Kitchen -> la cuisine
Par exemple, un appartement 1DK signifie 1 chambre, salle à manger et cuisine. Dans mon cas, 2LDK correspond à 2 chambres, salon + salle à manger, et cuisine. Facile non?
Ensuite parlons argent. Au Japon, il existe une différence notable avec la France lors d’une signature de contrat de location d’appartement, et elle réside dans le paiement de ce qu’on appelle le 礼金 – reikin. Le reikin est une somme d’argent, souvent comptée en multiples du loyer, que l’on verse en « cadeau » au propriétaire. Oui oui, c’est bien un cadeau obligatoire, qui apparait partout dans les recherches d’appartement, donc bien démocratisé.
Outre ce geste de politesse obligatoire, on doit bien évidemment ajouter les frais de caution, d’agence, assurances et éventuellement les loyers d’avance. Ces frais initiaux, qu’on regroupe sous le terme de 初期費 – shokihi en japonais, sont chacun calculés en multiples du loyer eux aussi. Ce qui fait qu’un appartement dont le loyer coûte 700€ par mois, peut voir ses frais initiaux monter à plus de 4000€.

C’est un sacré budget à prendre en compte quand on veut déménager, mais heureusement, certains bails proposent des cautions ou reikin sans frais (rare mais ça existe, surtout pour les appartement plus vieux).
Pour information, les contrats durent en grande majorité 2 ans, et il faut payer des frais de renouvellement à chaque fois, variables selon les cas.
La perle rare
Maintenant que vous savez cela, parlons maintenant de la recherche de notre 2LDK. Après des mois de recherches infructueuses, nous avons décidé de demander conseil à une agence immobilière pour nous aider dans notre recherche. Lors de l’entretien, on nous montre de nombreux appartements, tous ayant des points forts et points faible vis-à-vis de nos conditions, mais aucun ne nous tape dans l’oeil après presque une heure de défilement de pages internet.
Jusqu’à ce que la perle rare montre le bout de son nez. Un appartement situé dans la préfecture de Kanagawa, 3LDK, même prix que l’appartement de Shinjuku, 10min à pieds de la gare la plus proche, 25min en transport des bureaux de ma copine, et surtout aucune caution ni reikin à payer. C’était trop beau pour être vrai.
Ayant du mal à y croire, nous demandons à l’agent de téléphoner au numéro indiqué pour vérifier la disponibilité de l’appartement, et … surprise, l’appartement est toujours disponible ! Par contre, étant étranger, il faudra que ma partenaire utilise son nom pour la signature du contrat. (Le Japon est toujours un poil en retard sur certains aspects …).
Avant de signer, nous demandons à voir l’appartement. Bien que cela paraisse évident, en fait c’est assez risqué car en cette période de l’année (Février-Mars) les déménagement sont très nombreux en vue de l’année scolaire et fiscale qui commencent en Avril.
Malgré tout, nous y allons, et avons failli renoncer à signer le contrat après avoir vu l’état de l’appartement…


Murs sales et moisis, parquet griffé, cuisine et salle de bain pleines de calcaire et vétustes… Rien ne semblait comme sur les photos. Heureusement, l’agent nous confirme que l’entièreté de l’appartement va être remis à neuf du sol au plafond. A ce moment, difficile de savoir à quel point la rénovation va améliorer l’état du lieu, mais on décide d’y croire et acceptons de signer le contrat.
Notre nouveau lieu de vie était décidé !
Après 1 mois et demi d’attente, nous emménagions fin Mars 2026 dans notre nouveau chez-nous et… Quel bonheur ! La rénovation a dépassé toutes les attentes. Tous les équipements ont été changés à neuf, les murs et papiers peints complètement propres.
Nous voilà donc partis pour la partie la plus intéressante: acheter les meubles, et personnaliser notre nouveau chez-nous!



Voilà maintenant 2 mois et demi que nous vivons ici, et nous avons enfin terminé d’amménager la pièce à vivre ! Ensuite, les chambres !
Emploi
Enchaînons avec un autre gros morceau: le changement de travail.
Quand j’écrivais mon dernier article l’an dernier, j’étais dans ma seconde entreprise, que j’encensais volontiers après avoir quitté un job payé au SMIC avec des conditions de travail discutables.
Cette seconde entreprise donc m’a permis de continuer à construire mes premières années en tant que développeur, car étant une très petite équipe, j’ai pu prendre les devants sur plusieurs aspects et approfondir mes compétences à mon rythme, tout en gagnant un salaire un peu plus confortable, bien qu’encore trop bas pour envisager des projets perso (déménagement, investissements, etc…).
Cependant, plus les mois passent et plus l’ambiance au sein de l’entreprise devient pesante. Le PDG de la startup, ayant fait fortune avec un business douteux de vente de produits aphrodisiaques, avait créé cette entreprise dans le but de commencer de nouveaux projets plus « clean ». C’était un homme avec des valeurs fortes, mais très discutables, qu’il essayait d’inculquer aux membres de la boîte malgré eux.
Par exemple, quand les comptes de l’entreprise commencaient à décliner (notamment lorsque son business douteux se faisait rattraper par la justice), on nous a proposé un « deal » consistant à baisser notre salaire mensuel de 30%, mais de récupérer cette partie soit en liquide tous les mois, soit d’un coup sous forme de prime exceptionnelle, presque 6 mois après l’établissement de cette règle. Le but étant évidemment de faire de l’évasion fiscale et payer moins d’impôts. Tout ceci avec pour étiquette de « sauver l’entreprise et le groupe ». Plutôt moyen comme approche, car tout le monde prenait le risque de frauder.
Autre pratique, le fait qu’on nous interdisait de prendre nos jours de congés les lundis et vendredi, car cela nous éloignerait trop longtemps de l’entreprise et entâcherait notre dévotion au groupe. Ou encore quand une discussion sur l’imposition de venir travailler les samedis (donc 6 jours par semaine) pour le même salaire a été mise sur la table, et bien évidemment refusée à l’unanimité par la suite.
Je passe d’autres épisodes, mais vous avez maintenant les grandes lignes sur l’environnement, disons-le toxique, dans lequel j’ai évolué pendant un peu plus d’un an.
Bien que l’entreprise ait été borderline à de nombreuses reprises, j’ai été plutôt satisfait de mon temps là-bas. J’ai rencontré des personnes formidables qui sont restées des amis par la suite. J’ai énormément appris tout en prenant du plaisir grâce à la liberté qui m’avait été donnée dans le cadre de ma mission, et je vois cette expérience comme la rampe de lancement pour ce qui vient ensuite… *roulements de tambour*
Finie la galère
Cessons le suspense, parlons maintenant de ma nouvelle entreprise !
J’ai été recruté à l’été 2025 en tant qu’ingénieur IT par une entreprise assez connue ici au Japon : Sharefull. Il s’agit d’une entreprise se spécialisant dans la recherche de jobs ponctuels, appelés ici « Sukima Baito« , faisant partie d’un méga groupe d’entreprises dans le domaine des ressources humaines et de l’emploi appelé Persol.

Pour info, Sukima – 隙間 signifie « ouverture, intervalle » et Baito – バイト est une contraction de Arubaito – アルバイト: petit travail. On entend donc ici des petits jobs qu’on peut faire lorsqu’on a une ouverture, un temps libre. C’est un type de job relativement nouveau qui se fait de plus en plus courant dans l’ère des responsabilités et de l’attention à durée limitée.
Me voilà donc parti de zéro dans ce nouvel environnement qui cochait toutes les cases de ma recherche d’emploi. Entreprise solide, travail distanciel complet, zéro heure supplémentaire, une vraie équipe d’ingénieurs expérimentés et organisés, l’utilisation de l’anglais au quotidien pour communiquer, et surtout une rémunération qui dépasse, de très loin, toutes mes attentes.
Il faut aussi noter la culture d’entreprise très saine: leur slogan est Hataraite Warao – 働いて笑おう, qui veut dire « Travaillons en riant ». Ce slogan peut en effet faire sourire les français que nous sommes (« Ils sont qui pour nous dire quoi faire?! Et si je veux pas rire ?! Démission!! »).
Cependant, en comparaison aux autres entreprises où on trouve quasi souvent des slogans du type « Donnons notre maximum », « Faisons de notre mieux », on pourra donc apprécier l’attention portée au bien-être des employés, plutôt qu’à la productivité de ces derniers.
Pour revenir au travail en lui-même, le seul bémol à noter est que le travail quotidien se fait par paire du matin au soir, donc un léger manque de flexibilité (pas possible d’aller travailler dans un café, obligé de s’aligner pour les pauses, etc…).
J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter au début de mon contrat. Beaucoup d’information d’un coup, entre les séminaires et autres tests à passer pour le côté RH d’un côté, et la montagne de code à s’approprier de l’autre (le produit sur lequel je travaille a plus de 8 ans d’ancienneté), même après un an ici j’ai encore beaucoup de choses à maîtriser avant d’être à l’aise.
J’ai vite senti le gap entre les ingénieurs seniors de mon équipe, de la vielle école (celle avant que l’IA ne commence à nous lobotomiser nous les développeurs), et moi avec mes 2 ans d’expérience dans des entreprises douteuses, formé en autodidacte. J’ai l’impression d’être entré dans la cour des grands, celle où on fait les choses dans les règles de l’art, du management au marketing, en passant par les ventes ou le développement.
Ça me change de ma précédente entreprise, où les commerciaux se faisaient virer un à un car le patron ne s’entendait pas avec eux, conduisant à une entreprise qui développe un produit sans pouvoir le vendre: un vrai poulet sans tête.
Cela fait bientot un an que j’ai rejoint cette entreprise, et je compte bien rester un petit moment ici (cette fois c’est vrai !). Le confort de vie que proposent le travail en distanciel et le salaire élevé m’ont déja beaucoup apporté en termes d’équilibre vie pro/perso, déjà rien que par le déménagement mentionné plus haut, mais aussi par la possibilité de se faire plaisir au quotidien, chose qui était encore pas mal conditionnée il y a un an.
Voyages
Bon, la vie ne se résume pas uniquement au travail, et être au Japon permet de profiter d’une multitude de paysages et lieux à visiter, ici ou bien à l’étranger !
Nouvelle passion: le Snowboard
Ayant vécu dans le nord de la France pendant le premier quart de siècle de mon existence, les sports d’hiver se résument à la patinoire d’Arras et au ski sur la piste du terril de Noeux-les-mines (les vrais savent).
En arrivant au Japon, j’ai découvert un pays parsemé de montagnes, et où hiver rime avec saison du ski, peu importe où on se trouve sur l’île principale. Il fallait donc que je tente l’expérience, une première fois à Hokkaido en 2023, puis deux nouvelles depuis, dans la préfecture de Niigata, tout au Nord de Tokyo.
Niigata est réputée pour ses pistes de ski et pour ses hivers très neigeux, c’est donc l’endroit parfait pour s’exercer, surtout avec mon niveau de grand débutant!
En 2023, j’avais essayé le ski pour la première fois, mais sans vraiment bien me débrouiller. J’ai donc voulu tenter le snowboard, réputé comme difficile à maîtriser, et les rumeurs étaient avérées : j’ai rarement été aussi épuisé qu’après ma première session de snow ! Cependant, en fin de session, je parvenais à descendre les pistes sans tomber, ce qui n’est pas une mince affaire pour un débutant comme moi !


Ma deuxième tentative, toujours à Niigata et étalée sur deux jours, était mitigée le premier jour. Je ne retrouvais bizarrement pas mes marques de la première fois, et j’ai fini la session très frustré et à bout de forces. En essayant de comprendre pourquoi, j’ai réussi à mettre le doigt sur la cause principale : le sens de la glisse.
En snowboard, on peut glisser avec le pied gauche devant (Regular) ou bien le pied droit devant (Goofy). La majorité adopte le style Regular, et c’est ce que j’ai fait le premier jour, sauf que naturellement, mon pied droit cherchait à se positionner à l’avant. C’est à ce moment que j’ai compris que je devais changer ma planche pour le style Goofy, et les résultats se sont révélés sans appel.

Le deuxième jour, dès les premières minutes j’ai pu descendre les pistes sans tomber trop souvent. En fin de journée, je glissais naturellement, prenant de la vitesse et des risques pour un maximum de sensations. C’est là que j’ai compris pourquoi autant de personnes sont adeptes des sports de glisse: quand on commence à maîtriser sa descente, c’est vraiment un sport addictif et gratifiant.
J’attends la prochaine saison avec impatience pour pouvoir m’améliorer et tester de nouvelles pistes. C’est un nouveau monde qui s’est ouvert à moi !
L’île de Kyushu
Je le mentionnais depuis plusieurs articles, et c’est enfin fait. Après avoir fait le tour de Hokkaido, l’île septentrionale du Japon, j’ai enfin trouvé l’occasion de faire le tour de l’île méridionale : Kyushu.
Parti une semaine en solo, j’ai loué une voiture pour l’intégralité du séjour afin de profiter au maximum des différents lieux, sans dépendre des transports ou bien des lieux mal desservis.
Adepte des lieux vastes et de la nature, j’ai opté pour un itinéraire mêlant villes incontournables (Fukuoka, Kumamoto, Beppu, Kagoshima) et lieux plus exotiques (Miyazaki, Kurokawa Onsen, Aso).

Concernant les grandes villes, celle qui m’a le plus marqué est sans doute Beppu. C’est une ville connue pour ses différents types de Onsen – sources chaudes naturelles. Malgré la chaleur de l’été, j’ai pu faire le tour des onsens légendaires de la ville, et profiter de la vue sur la mer que proposait mon hébergement



Le reste était également très bien, mais ressemblait beaucoup à ce dont j’avais l’habitude à Tokyo. J’étais plus en quête d’air frais et de nature que de béton et de grandes routes.
En chemin depuis Beppu vers Kumamoto, j’ai fait une escale dans la zone volcanique d’Aso. Un méga volcan encore actif qui a façonné toute la région lors de ses dernières éruptions. La topographie y est impressionante et terrifiante à la fois, quand on se rend compte à quel point un volcan de ce calibre peut absolument tout détruire à des dizaines de kilomètres à la ronde.

Restons dans le thème des volcans. Vers la fin de mon périple, et malgré une pluie abondante, je me suis motivé à faire le tour de l’île volcanique de Sakurajima, à côté de Kagoshima au sud de Kyushu.
C’était une expérience que je voulais absolument ajouter à mon registre, et pour être tout à fait honnête, 42 kilomètres de vélo au coeur d’un typhon autour d’un volcan (donc de sacrés dénivelés), était peut-être un peu trop pour mon profil de non sportif assis sur une chaise du matin au soir.
Néanmoins, après plusieurs heures à me lamenter sur mes prises de décisions désastreuses, je suis parvenu tant bien que mal à finir la boucle ! Une expérience mémorable, mais que je ne retenterai pas de sitôt !




Fukushima et Sendai
Autre partie du Japon que je voulais visiter depuis un moment: Fukushima et Sendai !
Fukushima est tristement réputée pour le tremblement de terre et ses conséquences désastreuses de 2011. Cependant, il s’agit d‘une zone abritant de nombreux trésors, pas forcément très connus du grand public.
Par exemple le village de Ouchi-juku, perdu dans les montagnes enneigées, ou bien le château d’Aizuwakamatsu dans la ville du même nom. Heureusement, un ami local m’a accompagné tout au long de ce court séjour pour me montrer les meilleurs recoins !




Après Fukushima, j’ai rejoint d’autres amis un peu plus au nord dans la préfecture de Miyagi, pour visiter la zone de la ville de Sendai. Et nous avons commencé par un lieu appelé Geibikei encore plus au nord. On peut y monter à bord de grandes barques couvertes avec des tables chauffantes (en hiver seulement), et se laisser guider par la rivière à travers les gorges. Une fois arrivé à destination, on y trouve une falaise avec un trou qu’il faut viser pour espérer avoir la bénédiction des divinités locales !

Un autre lieu connu de Sendai est la zone cotière de Matsushima, où on peut monter sur un ferry nous faisant faire le tour des petites îles aux alentours. Ces îles sont officiellement une des trois plus belles vues du Japon, de quoi pouvoir étoffer son catalogue d’expériences !

Les Philippines
Second voyage en Asie hors du Japon pour moi, les Philippines et notamment la capitale Manille !
Pour l’anniversaire de ma copine, nous voulions faire un voyage à l’étranger, et avec notre petit budget, nous avons choisi un pays facile d’accès et peu coûteux, les Philippines donc. Pendant 4 jours nous sommes restés au coeur de la capitale Manille et avons exploré les points d’intérêt, tels que Intra-Muros ou bien le quartier Makati.


En toute honnêteté, ce voyage aura été… instructif, par rapport à la condition du pays et de sa métropole. Plus que je ne l’imaginais, la ville abrite abrite de nombreuses zones dont la pauvreté pousse à l’insécurité, incitant les plus riches à se réfugier dans des zones exclusives et hautement gardées, accentuant les différences de classe.
De notre hôtel (bien sécurisé) nous n’avions aucun problème, mais dès que nous sortions de quelques pas, nous nous faisions alpaguer par des groupes d’enfants cherchant à nous soutirer de l’argent, nous forçant à zigzaguer entre eux et la route bondée, dont le code de la route semble à priori être respecté au bon vouloir de ses utilisateurs.
Après une première expérience de ce genre où nous avons tenté de nous rendre à pieds de notre hôtel à une plage pas très loin, nous avons décidé de nous déplacer exclusivement en taxi, ou « Grab », l’équivalent en Asie de Uber mais beaucoup plus abordable.
Malgré tout, ce fut une expérience intéressante, et comme nous l’ont conseillé la plupart des locaux avec qui nous avons pu échanger, la prochaine fois nous irons sur les îles, réputées paradisiaques, comme l’ile de Palawan.

France (+ Allemagne)
Passons maintenant au plat principal, le retour au bercail !
Pour les fêtes de fin d’année, je suis retourné en France, et accompagné de ma copine cette fois ! Au menu, visite de Paris et ses monuments, passage de Noël en famille, mariage d’un ami (en Allemagne) et célébration du nouvel an entre amis, de quoi nous tenir bien occupés.
Tout d’abord, Paris. Ville qui n’était pas franchement dans mon coeur (comme beaucoup de non-parisiens j’ai l’impression), mais à qui on ne peut pas retirer son charme quand il s’agit des monuments et de l’art en général.
De la tour Eiffel à l’Arc de Triomphe, en passant par les quais de Seine, la place de la Concorde, le château de Versailles ou bien le musée du Louvre, j’ai pour la première fois visité « Paname » comme un vrai touriste, et c’était plutôt cool !




Après avoir vécu plus de 4 ans au Japon, mes standards en termes de propreté et de commodité des services ont bien évolué, et j’ai eu un peu de mal à retrouver mes repères, par exemple en essayant de monter dans le bus: j’avais oublié qu’on ne peut pas payer en espèces en montant dedans !
Après quelques jours donc, et après avoir vaincu le jetlag, nous sommes remontés dans le Nord pour retrouver ma famille et mes amis et célébrer Noël, chose que je n’avais pas faite depuis trop longtemps !
En sortant du train, nous sommes directement rentrés dans le bain avec le marché de Noël d’Arras ! Accompagnés de ma mère, mon frère et plus tard mon bro Hadrien, on a pu siroter une bonne bière (Rince-cochon rouge pour les connoisseurs), avec frites et saucisson, bref le paradis sur Terre !


En rentrant, et après un bref passage par Lille, le moment tant redouté du repas de Noël était arrivé. Comme au bon vieux temps, le traditionnel apéro, entrée, plat, dessert avec supplément fromage et café m’avait incroyablement manqué, alors que j’étais le premier à vouloir le fuir quand je résidais encore en France. Comme quoi, on se rend compte de la valeur des choses quand on n’y a plus accès !


Après la traditionnelle tournée des visites de la famille, nous avions un mariage de prévu. Un couple d’ami, dont le marié japonais est un très bon ami d’Hadrien et moi (et au passage mon ancien propriétaire), célébrait leur union dans le pays d’origine de la mariée : l’Allemagne (Hanovre).
C’était la première fois que j’assistais à un mariage allemand saupoudré de références au Japon, et le mélange de culture était vraiment cool à vivre ! Pour avoir assisté à un mariage japonais en bonne et due forme, où l’accent est mis sur les formalités, une cérémonie plus légère et bon enfant où on danse et boit jusqu’au bout de la nuit m’avait manqué !



Au retour de ce weekend arrosé, il a fallu accuser le coup et prendre le peu de temps de repos qu’il nous restait avant le réveillon du Nouvel An! Ce dernier ce faisant au domicile d’une amie (Juju t’es la meilleure), nous avons pu célébrer comme il se doit l’entrée dans la nouvelle année 2026, avec le groupe des Losers, comme on aime s’appeler !

Une fois les festivités terminées, il a fallu se préparer à rentrer au Japon, car les congés ne sont pas illimités malheureusement…
J’en profite également pour m’excuser auprès des personnes que je n’ai pas pu revoir à l’occasion de ce retour en France. Avec les fêtes et autres plans, je n’ai pas pu revoir tout le monde… J’espère qu’on pourra se revoir lors de mon prochain retour, ou bien au Japon si vous comptez venir ici !
Conclusion
Encore merci d’avoir lu cet article, qui j’espère vous aura plu et vous aura peut-être donné envie de venir en voyage ici au Japon !
Prenez soin de vous et à la prochaine !


















































































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